Crise Anglophone : le Mindef s’explique sur l’affaire Wazizi
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Les parlementaires attendent les résultats de l’enquête demandée après la mort du journaliste Samuel Abuwe Ajieka, plus connu sous le nom de Wazizi. La séance de questions orales à l’adresse des membres du gouvernement qui a eu lieu ce jour, a dès lors amené à la barre, le ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense. « Un des représentants de cette corporation (ndlr Journalistes) en l’occurrence le journaliste Samuel Wazizi, a d’abord été considéré comme porté disparu en août 2019, avant d’être déclaré mort par un communiqué laconique du Ministre de la Défense presqu’un an plus tard… Je ne voudrais pas croire que la protection des Droits de l’Homme et des Droits humains, ainsi que celle des représentants des médias s’est dégradée au Cameroun en général et dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest en particulier. Dites-nous s’il vous plaît les suites réservées aux plaintes des médias et de la famille de Samuel Wazizi ? » a questionné l’honorable Prudencia Injo Foo Ngang. Une interpellation qui n’a toutefois pas produit un résultat conséquent. Joseph Beti Assomo a en effet fait dans la langue de bois au sujet de cette affaire. Alors que l’enquête a été instruite par le président de la République, les résultats ne sont pas encore connus. Et c’est sur ce point que s’est appuyé le Mindef.

« Il a été arrêté le 3 août 2019 pour avoir coopéré avec des terroristes et pour complicité de terrorisme. Après avoir été transféré à Yaoundé pour exploitation, il est malheureusement mort à l’Hôpital militaire de la première région. Après sa mort qui a entraîné de sérieuses agitations notamment avec les médias, une enquête a été ouverte sur ordre du Chef de l’État, Chef des Armées, dans le but est de déterminer les circonstances qui ont conduit à ce tragique décès. Les résultats de ces investigations sont encore attendus. Il serait inapproprié de faire des déclarations avant que les résultats de l’enquête ne soient rendus publics » a assuré le Patron de la Défense.

Une réponse laconique alors que les résultats de l’enquête liée aux circonstances de la mort de Samuel Wazizi sont attendus non seulement par les acteurs politiques, mais aussi par la famille de la victime et les médias. L’on se rappelle en effet, que la révélation du décès de Samuel Wazizi plus d’un an après sa mort avait causé un tôlé dans l’espace public. Le Social democratic front (SDFR), le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) notamment et des organismes tels que Reporters sans frontière (Rsf) avaient appelé à l’ouverture d’une enquête et condamné l’Armée.

Le Cas Kingsley Njoka

Outre le cas Samuel Wazizi, le Mindef a également été invité par la Représentation nationale à apporter des éclairages sur la situation du journaliste Kingsley Njoka, actuellement emprisonné à Yaoundé. « Un autre journaliste nommé Njoka Kingsley est depuis quelques mois en détention provisoire, sans qu’on ne nous dise exactement ce qui lui est reproché » remarque l’honorable Prudencia Injo Foo Ngang. Pour ce point également, Joseph Beti Assomo brandit la carte de « l’affaire en cours ». Il donne toutefois les charges qui pèsent sur le journaliste. « Dans le cas de Kingsley Njoka, il faut noter qu’il a été arrêté dans la ville de Douala, le 15 mai 2020. Il est poursuivi devant le tribunal militaire de Yaoundé pour sécession et complicité d’actes de sécession. L’enquête traditionnelle dans ce genre de cas est en cours. » Des charges passibles de peine de mort ou de condamnation à la réclusion à vie.

La prise en charge des enfants questionnés

Les enfants font partie des victimes de la crise anglophone dans le Nord-Ouest et le Sud-ouest et dans la région de l’Extrême-Nord. Un fait qui a poussé la députée du Parti Camerounais pour la réconciliation nationale (Prcn) Adèle Rolande Ngo Issi à interroger Pauline Irène Nguené sur la prise en charge de ces derniers par le gouvernement. Selon cette dernière, son département ministériel est sur le terrain aux côtés du Cnddr à travers certains de ces centres. Dans la région du Sud-Ouest par exemple, l’un des Instituts du Minas accueille les jeunes Amba-boys désarmés.

« …Dans le cadre de la collaboration avec le Comité national de désarmement, de démobilisation et de réintégration (Cnddr), le Borstal institute de Buea, institution spécialisée du Minas, accueille depuis décembre 2018, de jeunes ex-combattants ».

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