Pour la libération des détenus politiques, Maurice Kamto entame une grève de la faim
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Détenu dans des conditions inhumaines dans une unité antiterroriste de la police camerounaise, Maurice Kamto fait monter d'un cran sa stratégie de lutte pacifique contre le déni de démocratie au Cameroun. Prêt à mourir pour ses compatriotes martyrisés au Cameroun par le régime Biya, le président élu est entré en grève de la faim jeudi jusqu'à la libération des centaines des militants et sympathisants de l'opposition et des journalistes arrêtés depuis le 26 janvier, et dont une quinzaine environ sont déjà inculpés et placés en détention à la prison de Kondengui.

«Le professeur Maurice Kamto a initié aujourd'hui, une grève de la faim; dit-il, parce qu'il faut faciliter au plus vite, la libération des personnes qui ont été arrêtées avec lui, car ces personnes n'ont rien à faire en prison», a annoncé jeudi le porte-parole du candidat du MRC et de la coalition gagnante à l'élection présidentielle du 7 octobre 2018, Olivier Bibou Nissack, invité du débat d'Equinoxe télévision.

Monsieur Bibou Nissack qui a révélé au passage que la détermination de Maurice Kamto n'était aucunement entamée par sa détention depuis lundi, a informé l'opinion que c'est mercredi, soit deux jours après son arrestation à Douala en compagnie de ses alliés Christian Ekoka Penda et Albert Dzongang, que Maurice Kamto a pu avoir le droit de prendre un bain. « Les conditions de sa détention sont d'une étrange et curieuse cruauté. Vous savez quand vous êtes dans des conditions comme celles-là et que, pour procéder à des urgences naturelles de l'ordre du fonctionnement corporel, on vous maintient menottés pour que vous fassiez ces urgences-là, c'est assez curieux quand même», a également informé le porte-parole de Maurice Kamto.

Malgré cette condition de détention catastrophique, Maurice Kamto a quand même entrepris une grève de la faim, dans son cachot au GSO, comme une quarantaine de ses camarades en tête desquels le Professeur Alain Fogue, détenus à la Direction Nationale de la Police Judiciaire, qui se sont mis eux aussi en grève de la faim pour les mêmes raisons.

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