CAMEROUN :: Squestre  lhpital gynco-obsttrique pendant un an :: CAMEROON

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Sandrine Djukom, âgée de 21 ans y a été retenue prisonnière pour factures impayées avec ses jumeaux.

Lorsqu’elle franchit enfin le portail de l’hôpital gynécoobstétrique et pédiatrique de Douala vendredi dernier, 08 septembre, Sandrine Djukon n’en revient pas. Celle qui a été séquestrée pendant douze mois dans cette formation hospitalière est désormais libre. Ses jumeaux [ils auront 1 an le 27 septembre prochain] dans les bras, accompagnée des membres de sa famille, la jeune dame ignore totalement les circonstances ayant conduit à sa libération. Elle qui, après un accouchement par césarienne, ne parvenait pas à payer une facture évaluée à 1,5 million F Cfa. Si bien que, pour expliquer son calvaire dans cet hôpital de référence, Sandrine Djukon se réfère à Pauline Ngounou, sa soeur aînée.  

Triste souvenir

A en croire cette dernière, Sandrine, aujourd’hui âgée de 21 ans, a été admise à la maternité de cet hôpital le 27 septembre 2016, après avoir perdu connaissance. A l’hôpital, les médecins décident de procéder à une intervention chirurgicale, alors qu’elle se trouve dans un état comateux, son pronostic vital étant engagé. Les deux bébés sont extraits du ventre et placés en couveuse. La facture des soins s’élève à 1,5 million F Cfa. Mais la famille, démunie, ne verse qu’une somme de 600. 000 F Cfa tout en demandant un moratoire.

L’administration de l’hôpital gynéco y oppose un refus catégorique. Peu de temps après, les proches de Sandrine reviendront déposer 500. 000 F Cfa supplémentaire pour obtenir ledit moratoire. En vain. « Je n’ai pu verser contribuer qu’à hauteur de 170. 000 F Cfa moi-même. Et c’est là que nos malheurs ont débuté. Ma soeur a commencé à être torturée. Sandrine est contrainte d’aménager dans une chambre inconfortable », raconte Pauline Ngounou. D’après qui cette pièce n’avait même pas d’eau.

« Les infirmières, relate-t-elle, ouvraient les toilettes quand elles voulaient, les enfants dormaient parfois à même le sol. Il n’y avait pas d’endroit pour sécher les vêtements. Je lavais la chambre au quotidien, sous les moqueries des vigiles et des infirmières ». Pour survivre, la jeune maman bénéficiait de l’assistance de quelques âmes compatissantes.

Des moments qui relèvent désormais d’un triste souvenir. Depuis la sortie d’hôpital, Sandrine et sa soeur ne cessent de rendre grâce à Dieu. Le domicile de sa tante, sis à Ndogpassi à Douala 3e, ne désemplit plus. Les voisins et quelques membres de sa famille se succèdent. Avant sa grossesse, Sandrine Djukon était élève en classe de 4e dans un collège privé à Douala. Le père de l’enfant a fondu dans la nature.

© Source : Mutations : Renaud Inang

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Epervier
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Est-ce qu'il n'y a pas d'avocats dans notre pays pour aller en cour mettre un terme cette barbarie rcurrente et punir quelques hpitaux et leurs cadres en leur imposant des pnalits de quelques centaines de millions de francs CFA?

Quelle est cet tat d'esprit qui consiste sauver une vie pour mieux la rendre misrable?

D'o vient cette "barbarie ordinaire" histoire s'est installe dans les moeurs?

Comment peut-on s'accommoder de pareilles sauvageries?
Epervier
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Correction:
D'o vient cette "barbarie ordinaire " qui s'est installe dans les moeurs?

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