-
© Camer.be : Toto Jacques
- 05 Aug 2026 01:20:35
- |
- 448
- |
Cameroun : la route qui fait pourrir les tomates
La route Bambalang-Bafanji au Cameroun est menacée de s'effondrer. Des tonnes de tomates et autres produits agricoles sont bloquées, menaçant les moyens de subsistance de milliers de familles.
Alors que l'érosion fragilise dangereusement la route Bambalang–Bafanji, dans le département de Ngoketunjia (région du Nord-Ouest), des camions chargés de tomates et d'autres produits agricoles sont bloqués, menaçant les moyens de subsistance de milliers de familles et faisant craindre une flambée des prix sur les marchés.
Chaque heure qui passe est une perte sèche pour les agriculteurs de Bambalang et de Bafanji. La route qui relie leurs champs aux marchés, artère vitale de l'économie locale, est sur le point de s'effondrer. L'érosion a déjà endommagé plusieurs sections, transformant ce lien crucial en un piège mortel pour les camions chargés de tomates, de pommes de terre et d'autres produits frais. Des tonnes de denrées périssables risquent de pourrir avant d'atteindre les consommateurs, plongeant des milliers de familles dans la désolation. Ce n'est pas seulement une route qui se dégrade, c'est tout un écosystème économique qui vacille.
Une artère vitale sur le point de rompre
La route Bambalang–Bafanji, dans le département de Ngoketunjia (région du Nord-Ouest), est bien plus qu'un simple ruban de bitume. Elle est le poumon économique de toute une région, le cordon ombilical qui relie les producteurs agricoles aux centres de consommation. Aujourd'hui, ce poumon est en train de s'asphyxier.
Selon des sources locales, l'érosion a gravement endommagé plusieurs sections de la route, la menaçant d'une coupure totale. Des camions entiers, chargés de tomates et d'autres produits agricoles, sont désormais bloqués ou subissent de longs retards. Les agriculteurs, les commerçants et les chauffeurs tirent la sonnette d'alarme : si des réparations urgentes ne sont pas entreprises, ce sont des tonnes de denrées périssables qui risquent de se perdre.
Des pertes économiques considérables
Les conséquences de cette situation sont désastreuses. La route Bambalang–Bafanji est l'un des principaux axes reliant la région du Nord-Ouest à la région de l'Ouest. Elle permet l'acheminement de produits agricoles vers les grands centres urbains comme Bafoussam, Douala et Yaoundé. Sa dégradation compromet non seulement les revenus des agriculteurs, mais aussi l'approvisionnement des marchés, ce qui pourrait entraîner une flambée des prix pour les consommateurs.
« Chaque heure que cette route reste en l'état actuel signifie plus de pertes pour les agriculteurs et des prix alimentaires plus élevés pour les consommateurs », témoigne un habitant de la région. Les camions, chargés de denrées périssables comme les tomates, ne peuvent pas attendre. Le moindre retard se traduit par des pertes financières irréversibles.
Une région déjà fragilisée par la crise
La région du Nord-Ouest est déjà durement éprouvée par des années de conflit. La violence séparatiste a entraîné le déplacement de plus de 580 000 personnes et a considérablement affecté les activités économiques. La dégradation de la route Bambalang–Bafanji ajoute une couche supplémentaire à une situation déjà précaire.
Les agriculteurs, qui constituent l'épine dorsale de l'économie locale, se retrouvent pris en étau entre l'insécurité et l'effondrement des infrastructures. « Nous avons déjà du mal à écouler nos produits à cause de la crise. Si en plus la route est coupée, c'est la catastrophe », confie un agriculteur de Bambalang, la voix chargée de désespoir.
Un appel urgent aux autorités
Face à cette situation critique, les habitants de la région appellent les autorités camerounaises à une intervention immédiate. Des réparations urgentes sont nécessaires pour sauver ce qui peut encore l'être et éviter une catastrophe humanitaire et économique.
« Cette route est notre seule chance de vendre nos produits et de nourrir nos familles », explique un commerçant de Bafanji. « Si elle s'effondre, c'est tout notre avenir qui s'écroule avec elle ». Le gouvernement camerounais, qui a déjà alloué des fonds importants à la réhabilitation des infrastructures routières, est interpellé pour agir rapidement.
L'heure de la solidarité
En attendant une intervention des pouvoirs publics, la solidarité s'organise. Des initiatives locales tentent de trouver des solutions alternatives pour acheminer les produits vers les marchés. Mais ces efforts restent insuffisants face à l'ampleur du désastre.
L'histoire de la route Bambalang–Bafanji est celle d'une communauté qui se bat pour sa survie. C'est aussi un rappel brutal de la fragilité des infrastructures au Cameroun et de la nécessité d'investir dans leur entretien. Alors que les tomates pourrissent sur les bas-côtés, une question demeure : combien de temps encore faudra-t-il attendre avant que les autorités ne prennent la mesure de l'urgence ?
Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp
Lire aussi dans la rubrique ECONOMIE
Les + récents
Cameroun : la route qui fait pourrir les tomates
Affaire Martinez Zogo : le colonel Otoulou accable Amougou Belinga
Incident Cameroun-RCA : les FACA récupèrent des armes
Cameroun : le naufrage silencieux des universités publiques
Succession de Biya : le fils du président sur le trône ?
N/A :: les + lus
CICAM, SOSUCAM et CIMENCAM : Comment le sort d’Ahidjo a été scellé
- 26 December 2015
- /
- 128402
La fortune de Paul Biya fait débat
- 24 July 2016
- /
- 126637
LE DéBAT
Afrique : Quel droit à l'image pour les défunts au Cameroun ?
- 17 December 2017
- /
- 246449
canal de vie
Vidéo de la semaine
évènement
