Interruption brutale de la réunion du MRC à Bertoua: Le régime BIYA-RDPC franchit toutes les lignes
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Cameroun - Interruption brutale de la réunion du MRC à Bertoua: Le régime BIYA-RDPC franchit toutes les lignes

LES FAITS – Une opération de milice en pleine République. Le dimanche 30 août 2026, l'Assemblée des structures du MRC dans la Région de l’Est, se tenant dans un domicile privé dans une barrière, a été violemment dispersée par des dizaines de gendarmes conduits par le commandant de compagnie sur ordre du sous-préfet de Bertoua 2eme M. BENASCONI NKOMO MIMBO’O Orfeo.  

Le Secrétaire de la Fédération Régionale et le Secrétaire de la fédération départementale du Lom et Djerem ont été interpellés et embarqués de force sans mandat, sans procédure, sans état d’urgence. Ils ont été placés sous garant et remis en liberté, l’infraction retenue étant réunion « publique non déclarée ». Pourtant, la loi No 90/055 du 19 décembre 1990 définit clairement ce qu’est une réunion publique-une réunion dans un lieu public ou ouvert au public. L’Assemblée des structures du MRC dans la Région de l’Est se tenait pourtant dans un domicile privé clôturé dont les invités étaient connus. En réalité, ce n'était pas une opération de maintien de l'ordre. 
C'était un acte de barbarie d'État commandité par le pouvoir en place. Ces événements n'arrivent pas par hasard. Ils sont la conséquence directe d'une escalade orchestrée :
5 août 2025 : Exclusion arbitraire et illégale de Maurice KAMTO de la présidentielle du 12 octobre 2025.

20 août 2026: Lettre du ministre de l’administration territoriale pourtant signée le 19 aout 2026.
27 novembre 2025 : Interdiction de notre première convention nationale extraordinaire sous le fallacieux prétexte de « signalement de troubles à l’ordre public ».

Aujourd'hui : répression physique contre les militants du MRC.

Le régime ne recule plus devant rien. Il frappe, il torture, il enlève. Et tout cela en pleine lumière, sous les yeux des Camerounais, des magistrats, de la communauté internationale.

LA POSITION DU MRC

Nous ne plions pas. Nous dénonçons. Nous répondrons.

La justice est complice, et nous la mettons face à ses responsabilités.

La justice camerounaise s'est volontairement rangée du côté du RDPC. Toutes nos procédures ? Bloquées. Toutes nos plaintes ? Enterrées. Les magistrats regardent nos militants se faire matraquer sans broncher.

Nous leur posons une question simple, brutale : Qu'avez-vous fait de vos serments ? Où est votre honneur quand des extrémistes du pouvoir violent la loi jour après jour, sous vos yeux, sans que vous leviez le petit doigt ?
Le peuple vous observe. L'histoire du Cameroun s'écrira aussi avec votre lâcheté. Elle ne l'oubliera pas.

 Le MRC met en garde le gang qui prépare une succession de gré à gré.

Nous voyons clair. Nous savons que vous avez créé, en violation pure et simple de la Constitution, un poste de Vice-Président fantoche, pour préparer une passation de pouvoir dans l'ombre.

Nous vous le disons sans détour : Ne placez pas nos militants et sympathisants dos au mur.

Le MRC appelle ses militants et sympathisants à la mobilisation, pas à la peur.

Ne baissez pas les bras. Préparez-vous pour les élections législatives et municipales. Dans la sérénité, mais dans la détermination.
Car les provocations éhontées du régime BIYA-RDPC ne sont pas des signes de force. Ce sont des aveux de faiblesse. Ils paniquent. Ils savent qu'ils ont déjà perdu moralement et politiquement. Et ils savent qu'ils perdront encore dans les urnes.
Le MRC ne reculera pas. Le peuple ne reculera pas. Le régime, lui, tombera.

Fait à Yaoundé, le 31 août 2026
Justin Roger NOAH
SGA no 1 / Senacom p.i. 

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