Lettre du politologue Jacques P. Nguemegne au Président Américain, M. Joseph Robinette Biden Jr 
AFRIQUE :: POINT DE VUE

AFRIQUE :: Lettre du politologue Jacques P. Nguemegne au Président Américain, M. Joseph Robinette Biden Jr  :: AFRICA

Lettre sur Les États – Unis, La France et La situation de la démocratie, de l’économie et du développement économique et humain en Afrique  aujourd’hui.

Monsieur le Président,

Nous vous écrivons tout d’abord, pour vous féliciter pour votre brillante élection à la tête des États – Unis. Nous avons été tous émus par le choix sans équivoque que le peuple américain a porté sur votre personne ainsi que sur celle de votre colistière, Mme Kamala Harris, première femme à occuper un poste politique aussi élevé dans votre pays et brave sénatrice de l’État de Californie, qui s’avère être comme nous, au moins en partie, d’origine Africaine.
 
Votre élection a été d’autant plus méritée, que vous avez mis en déroute et poussé hors de la Maison Blanche un homme, qui a lui tout seul cristallise de nombreuses limites ou défauts allant de la corruption, la promotion du racisme systémique et l<encouragement de l’extrémiste blanc et, dont les agissements ou déclarations ont quelques fois terni l’image emblématique dont jouit votre pays dans le monde. Pendant 4 ans, tous nous avons suffoqué sous la tyrannie et les démonstrations aussi loufoques qu’ubuesques de celui que d’aucun ont qualifié à juste titre de ‘’président le plus incompétent de toute l’histoire des États-Unis’’.  Vous comprenez pourquoi, en tant que libéral nous sommes fiers aujourd’hui que vous ayez remporté haut la main les dernières élections présidentielles. En effet, cette victoire qui honore le Parti démocrate, dont vous êtes le leader, est à nos yeux le début de la restauration de la dignité et de l’intégrité à la présidence des États – unis, institution qui représente, symboliquement l’espoir pour la survie des idéaux et des institutions démocratiques non seulement pour le citoyen américain, mais aussi pour tant de peuples à travers le monde.

Nous vous écrivons ensuite, pour vous exhorter à faire ce que vous avez promis de faire. C’est bien de reconstruire et de relever votre pays sur les plans moral ou éthique, politique, social et économique. Mais, ce sera bien mieux encore de défendre et de protéger, comme presque tous vos devanciers, à l’exception de M. Donald John Trump, ont essayé de le faire, les libertés, les droits de l’homme, l’égalité de tous devant la loi dans le monde. Vous êtes sans ignorer que les attentes sont très élevées, quant à votre promesse de soutenir et de protéger la paix, la démocratie, la justice, le développement économique, social et humain des peuples qui en ont besoin dans le monde en dehors des États -Unis. Vous nous en avez fait le serment. Et, comme vous l’avez démontré au cours de votre longue et brillante carrière d’homme politique, celle d’une des rares personnalités unanimement plébiscitées par l’opinion américaine de gauche comme de droite, nous avons la pleine confiance que vous tiendrez à votre parole. Nous savons que nous pouvons compter sur vous!  
  
Avec vous, M. le Président, l’Afrique applaudit des deux mains la défense des couches et classes sociales les plus faibles, des déshérités, des retraités, des exclus sociaux…. Elle dit oui, à l’investissement massif dans l’éducation et la jeunesse, pour préparer l’avenir du monde. 

L’Afrique partage votre sympathie pour les classes moyenne et populaire, le monde du travail et les milieux syndicaux, le monde agricole et paysan. Elle encourage votre enthousiasme pour l’instauration de l’équité dans la vie publique grâce à la juste et égale rétribution du travail, à compétence égale, des hommes et femmes. 
L’Afrique approuve votre projet de protéger la nature et l’environnement et votre volonté de promouvoir les énergies vertes et renouvelables, de garantir ainsi la qualité de l’eau, de l’air. Votre politique environnementale, à terme, mettra ses forêts (un des poumons de notre planète) à l’abris du drame de la destruction massive, qui y a présentement cours, sous le regard impuissant de ses populations.  

L’Afrique aime votre détermination à promouvoir l’innovation technologique, moteur du développement du monde contemporain et, notamment votre proposition d’investir de manière significative dans l’informatique et les technologies avancées de l’information, de la communication et du digital. 
 
L’Afrique est fascinée par votre projet de redynamiser les industries et d’assurer la reconstruction des infrastructures majeures de votre pays, telles que les ponts et les routes. Ce qui aura un impact très positif en termes de création d’emplois. Elle attend aussi avec impatience la régulation des milieux d’affaires, dont certains acteurs sont plus portés à l’affairisme. Elle pense qu’une réglementation et une régulation adéquates accompagnées d’un contrôle gouvernemental efficace des institutions financières et bancaires, protègera mieux les gagnes – petits,  contre les appétits voraces d’une poignée de riches qui se partagent la plus grande partie de la richesse mondiale et dont les pratiques commerciales exemptes d’intégrité et la recherche effrénée des profits  commerciaux  sont ruineuses, surtout pour ceux qui ne possèdent pas grand-chose et contribuent à accroitre la pauvreté dans le monde. 
 
L’Afrique soutien votre détermination à restaurer la démocratie, à promouvoir la bonne gouvernance, ainsi que votre engagement fait de protéger la Constitution américaine. Vous vous êtes clairement prononcé pour le maintien de la séparation des trois pouvoirs gouvernementaux. Autant, vous voulez assurer les obligations constitutionnellement réservées au président de l’Union, autant vous reconnaissez l’autorité et le  pouvoir de juger de La Cour Supreme et  l’autorité et le pouvoir de faire les lois ainsi que de ‘’tenir la bourse publique’’ du Congrès, qui doivent jouer pleinement leurs rôles  et non subir la domination, les assauts répétés et le dictat  d’un pouvoir exécutif invasif et sans égard à la légalité, comme ce fut honteusement le cas sous l’administration de votre prédécesseur.  C’est tant mieux pour la santé des institutions et du système démocratiques. Cela assainira aussi la vie politique en en assurant le fonctionnement harmonieux.
L’Afrique vous soutien dans votre volonté farouche de démanteler la corruptocratie ou gouvernement par la corruption et de combattre la corruption généralisée, qui a tendance à envahir le monde. Puissiez-vous aider à restaurer la moralité et l’honnêteté dans les affaires publiques et la vie politique dans votre pays et servir d’exemplarité pour un monde en perdition qui a clairement besoin de leadership sur ce plan?

L’Afrique partage vos idées ‘’socialistes’’, mot qui n’effraie pas les africains. Elle embrasse votre œcuménisme et votre désir humaniste voire humanocratique, de rejeter l’exclusion sociale et notamment le racisme, la xénophobie, la haine de l’autre, qui tend à s’exprimer à travers une certaine vendetta anti-noire, anti-hispanique, anti - autochtone, anti - musulmans et anti étrangers… sur une planète terre habitée majoritairement par des étrangers que tous nous sommes. Elle a acceuilli avec ferveur votre désir volontariste de composer avec le monde et de redorer le blason de la dirigeance ou leadership traditionnel de votre pays dans le monde et qui a été délaissée sous l’administration précédente. Cela d’autant que, selon vous, l’Amérique dans sa reprise de cette position de prépondérance agira non plus comme le ‘’gendarme du monde’’, mais comme cette nation généreuse, qui a toujours apporté sa compassion et son soutien aux nations en difficulté au moment où elles en avaient cruellement besoin.

Nous sommes d’autant plus admiratif de votre personne et du projet politique dont vous êtes porteur et confiant en l’avenir que, comme étudiant étranger, nous avons par le passé bénéficié du soutien du Département d’État Américain, qui nous avait permis de profiter de l’excellent système académique de votre pays, - le meilleur au monde -, pour terminer nos études supérieures couronnées par un Ph. D en Politiques publiques et Administration publique.  Pendant notre séjour, nous avons pu aussi travailler bénévolement pour soutenir dans le Sud profond la première campagne électorale pour la présidence des États-Unis de MM. Barack Obama et Joe Biden. Ensemble, avec des millions d’autres sympathisants, nous partagions l’enthousiasme de nombreux américains pour ce jeune président Africain – Américain et leur rêve d’assister non seulement à un renouvellement de la classe politique, mais de ‘’briser ce plafond de verre’’ qui portera un homme de couleur à la Maison Blanche. Ce que tous percevaient d’ailleurs, comme une sorte de justice rendue à la frange noire de la population des États-unienne, humiliée, martyrisée et exploitée par tant d’années d’esclavage, subies à la suite d’un exil forcé hors de l’Afrique, leur patrie d’origine. Ensuite, il était évident qu’aujourd’hui encore, les Africains-américains demeurent avec les Hispaniques parmi les minorités, les plus marginalisées socialement et politiquement, privées d’une bonne partie de leurs droits civiques et politiques et majoritairement exclues de l’économie dominante.

Nous avons eu la chance d’être un témoin vivant des efforts que l’administration Obama avait entrepris, pour apporter des changements à l’économie et à la société américaine. Nous avons acclamé l’implémentation de ses principales politiques, qui pour l’une, au début du mandat, avait in extremis sauvé l’économie américaine et mondiale du naufrage financier et économique découlant de la crise des surprimes. Pour l’autre, avait à travers un processus véritablement participatif impliquant tous les experts et votre contribution personnelle remarquable, plus tard, définitivement reconstruit sur de nouvelles et solides bases un système de santé publique, dont tout le monde redoutait l’implosion imminente.

 C’est vrai que l’administration Obama, en dehors de ces contributions majeures a réalisé beaucoup d’autres réformes politiques volontariste sur lesquels il est inopportun de s’attarder ici.  Par exemple ayant parcouru moi-même au volant de mon véhicule les États-Unis de frontière à frontière, du Sud ou nord, j’ai vu de mes propres yeux dès 2010, que les voies terrestres municipales, étatiques et fédérale avaient été pour la plupart restaurées. Malgré l’odeur du pétrole qu’il dégage, j’ai eu un plaisir fou d’inaugurer ce macadam d’un noir étincelant que je parcouru sur des milliers de kilomètres jusqu'à la frontière canadienne au Nord. Pourtant, nous devons rester lucide et en toute honnêteté, constater que la politique africaine des États-Unis sous l’administration Obama, à nos yeux, comme à ceux de bon nombre d’observateurs et des africains, fût un retentissant échec. Ce dernier a été surtout ressentie sur le plan politique et notamment, celui de l’absence d’un effort soutenu à l’avancement de la démocratie en Afrique et, en particulier en Afrique francophone. On ne peut pas dire qu’il y ait eu chez M. Obama une volonté franche de remplacer les structures de pouvoirs autocratiques, qui dominent majoritairement l’Afrique, par les ‘’institutions fortes’’ qu’il appelait lui-même de tous ses vœux. Ces souhaits sont restés dans l’air comme des vaines paroles.

 Au-delà de l’espoir soulevé par le slogan historique du ‘’Yes we can’’ et de beaux discours sur ce qu’aurait dû être la démocratie, le gouvernement ou la politique en Afrique prononcés par M. Obama à ses ‘’frères et sœurs’’ d’Afrique, les africains sont plus que déçus par cette absence d’actions concrètes en vue de pousser l’Afrique vers des réformes politiques progressistes et notamment,  vers un changement de paradigme, de comportements et surtout du système politique dominant et de mode de dirigeance politique anti-démocratique relevant d’une autre époque encore rencontrés en Afrique. Qui d’autre que le président américain aurait pu jouer de son influence politique pour imposer l’alternance politique , entendues comme le remplacement d’institutions surannées et surtout  celui de vieux dinosaures – autocrates, conservateurs, réfractaires au changement politique et incapables d’apporter le développement économique et humain à leurs pays respectifs, - par une classe politique jeune, plus ouverte à la démocratie, aux libertés publiques et à l’amélioration des conditions économiques et sociales pour leurs peuples ?

 Nous autres, les libéraux et progressistes, avons été choqués de l’ignorance affichée par le gouvernement Obama, face à une classe dirigeante africaine actuelle grosso modo formée de gens qui travaillent à la promotion d’institutions anti démocratiques. Ceci est surtout vrai, en Afrique subsaharienne. D’ailleurs, beaucoup ont détesté ce qu’ils ont perçu comme une collusion entre le pouvoir américain et les dictateurs africains, que M. Obama a souvent invités ou accueillis à la Maison Blanche. Pour être bref, nous avons bien notés que, le tout premier président noir des États-Unis n’avait rien fait, ni pour l’implantation de la démocratie en Afrique, ni pour la croissance de l’économie, ni pour l’amélioration du développement humain et de la qualité vie. Par exemple, l'African Growth and Opportunity Act (AGOA) ou Loi sur le développement et les opportunités africaines, dont M. Obama a poursuivi l’implémentation, n’est pas une politique publique mise en place par lui. C’est une loi fédérale américaine adoptée en mai 2000 par le Congrès des États-Unis et signée par le président Bill Clinton. Pourquoi n’avoir pas mis en place une politique publique sous d’autres formes pour apporter de l’aide aux Africains dans les domaines où ils en avaient cruellement besoin, comme sur le plan de l’éducation, la santé publique, de la protection des ressources naturelles et de l’environnement, etc… Il vaut mieux toujours essayer. Bien que l’AGOA n’ait pas totalement produit les fruits escomptés, on doit reconnaitre à M. Bill Clinton le génie d’avoir imaginé cette politique qui avait pour but de ‘’ développer le commerce et les investissements entre les États-Unis et l'Afrique subsaharienne, stimuler le développement inclusif et la croissance économique, favoriser un dialogue de haut niveau sur les questions liées au commerce et aux investissements, encourager l'intégration économique, promouvoir les réformes économiques et politiques et faciliter l'intégration de l'Afrique subsaharienne dans l'économie mondiale’’(Office of the President of the US / OUSTR, 2016).

On doit dire qu’on a perçu une certaine faiblesse de M. Obama devant l’Europe ou un compromis avec l’Europe. Ce qui peut avoir expliqué son acquiescement aux choix politiques de la France en Afrique. Il a carrément soutenu la politique française dite de ‘’FranceAfrique’’. Cette dernière consiste à poursuivre plusieurs siècles d’assassinat, de soumission par la violence et la force des dirigeants, des résistants, des élites et des peuples africains, ainsi que la perpétuation de la colonisation et de l’exploitation économique abusive de l’Afrique par les gouvernements français successifs.

Ainsi, nous considérons que M. Obama porte une part de responsabilité personnelle de n’avoir pas courageusement dit ‘’NON’’ à la France, face à sa volonté d’empêcher la démocratie en Afrique, de soutenir l’autocratie et la tyrannie, de fragiliser les élites progressistes, de fausser les résultats des élections,  d’installer l’anarchie politique à certains endroits, de piller sans contrepartie les ressources naturelles et de la terre  , d’esclavagiser les ressources humaines et la force de travail  en Afrique, etc. À cause des agissements de la France et des obstacles qu’elle pose, l’Afrique tarde à connaitre des élections libres, justes et transparentes. Elle tarde à connaitre le gouvernement libre, la liberté des citoyens et l’égalité de tous devant la loi.  

Permettez-moi, M. le Président, d’insister sur le rôle néfaste de la France en Afrique.  En effet, l’implantation de la démocratie en Afrique est la condition sine qua non du décollage et du développement économique et humain du continent. Or, si elle ne se réalise pas c’est essentiellement à cause de la volonté et des actions entreprises par la France.  Les politiques et actions de la puissance française en Afrique sont conçues uniquement pour empêcher l’émancipation des africains.  Si l’Afrique s’enfonce dans la pauvreté et si rien d’intéressant ne s’y passe, c’est parce que depuis 120 ans et au-delà, la France est ‘’assise sur le cou de l’Afrique’’. Elle a décidé de maintenir l’Afrique sous sa domination et d’exploiter abusivement ses richesses. Comme cela ne suffisait pas, elle a pris entre ses mains le contrôle total de l’économie de l’Afrique. Par exemple, le Franc CFA, qui est la monnaie de 14 pays d’Afrique centrale et de l’ouest est, jusqu’au moment où nous vous écrivons, produit en France, géré par la France qui en tire l’essentiel des retombées financières.  Même, avec l’avènement de la COVID 19, dont-on connait l’ampleur des conséquences néfastes sur la société et l’économie en Afrique, la France n’a pas rempli ses obligations sur ce plan, par exemple, en remettant à l’Afrique ne serait-ce qu’une partie des retombées financières importantes gagnées des bénéfices du placement de cette monnaie qui produit pour elle dans de juteux profits dans les circuits financiers à travers le monde. Les pays Africains s’en seraient servi pour financer des programmes sociaux de protection de leur population et les maigres et faibles structures de l’économie locale pendant et après la pandémie. C’est tout simplement criminel. Quelle honte pour la France! 

Ce qui révolte les Africains, c’est que, M. Obama était parfaitement au courant de toute l’injuste perpétuée par le gouvernement français en Afrique, ainsi que de l’appropriation de tout ce que l’Afrique a comme richesse et valeurs par la France, au détriment des propriétaires légitimes de ces ressources que sont les africains. Il est impossible de masquer le fait que le bilan de l’administration Obama en Afrique et surtout en Afrique subsaharienne francophone ait été désastreux.
Des âmes américaines bien pensantes pourraient se demander : ‘’Pourquoi se préoccuper de la situation de l’Afrique et des Africains qui vivent à 12 ooo kilomètres de terres d’Amérique? En quoi l’inconfort des africains qui vivent en Afrique dérange-t-il la situation du citoyen Américain? Le gouvernement américain ne devrait-il pas se préoccuper seulement du sort des citoyens américains et non de la situation des citoyens d’un autre continent ou d’autres pays situés loin des États-Unis?  Une telle réflexion serait bien naïve. Car, tant que l’Afrique ne sera pas libérée et indépendante, tant que les africains ne pourront pas librement élire leurs gouvernants qui, se fondant sur la volonté de leurs peuples élaboreront des politiques publiques qui servent les intérêts réels du citoyen Africain ; tant que les africains ne pourront pas jouir des ressources naturelles et du sol que possède  l’Afrique; tant que  les africains ne pourront pas organiser eux-mêmes leurs économies et en tirer tous les profits  générés pour améliorer la qualité de la vie et le développement humain localement ; tant que , à cause de tout ce qui précède, les Africains connaitront plus de pauvreté et plus de misère, vous aurez à accueillir sur les côtes et les frontières de Etats-Unis, dans les années qui viennent, des millions d’Africains, qui  marcheront à pied et braveront tous les obstacles possibles, notamment, la forêt, le désert, la mer,  les océans… pour venir envahir les États – unis à la recherche de la démocratie , de la liberté , de l’égalité et du bien-être économique qu’ils n’ont pas chez eux. Même, la menace de l’utilisation de l’arme atomique contre eux ne les dissuadera pas.

Face à ce triste tableau, Cher président Joe Biden, la question que l’Afrique vous pose en ce moment est simple : allez-vous tourner votre regard de l’autre côté, pendant que la France et ses autorités, soutenues en cela par l’Europe, les Nations-Unies (qui ont ignoré leur mission de paix), la Chine et leurs affidés violent l’Afrique et se partagent toutes les ressources de l’Afrique, laissant les peuples africains dans la misère ? Il est temps que quelqu’un comme vous, utilise son autorité politique, pour demander à la France de quitter l’Afrique. La France doit mettre fin tout de suite à la re - colonisation de l’Afrique et à l’exploitation sauvages de ses ressources naturelles et de son économie. 

Il est plus que temps de faire quelque chose. Si vous souhaitez que l’Afrique et les Africains se souviennent de vous, comme d’un président des États-Unis qui a contribué au changement social politique et économique en Afrique, vous devez faire quelque chose. Vous avez dit que vous alliez ‘’faire la différence…’’. Il ne tient qu’à vous et à vous seul de le faire. Sachez donc, que les Africains ont leur espoir placé en vous. Président Joe Biden, demandez à la France et à M. Emmanuel Macron de libérer l’Afrique. Ordonnez leurs de se retirer de l’Afrique pour donner enfin une chance à la démocratisation et au développement économique et humain en Afrique! 
Sincèrement,

Lire aussi dans la rubrique POINT DE VUE

Les + récents

partenaire

Vidéo de la semaine

évènement

Vidéo

L'actualité en vidéo