la réélection du président Touadéra validée par la Cour constitutionnelle
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La Cour constitutionnelle a validé la réélection au premier tour du président centrafricain Faustin Archange Touadéra avec 53,16 % des suffrages, en rejetant les recours de ses rivaux qui arguaient notamment de "fraudes massives" et de l'impossibilité pour deux électeurs sur trois de voter.

Les recours des rivaux du président centrafricain Faustin Archange Touadéra ont été rejetés par la Cour Constitutionnelle. Ce dernier a été officiellement élu avec 53,16 % des suffrages.

Faustin Archange Touadéra "est proclamé réélu président de la République au premier tour de l'élection du 27 décembre 2020", a déclaré, lundi 18 janvier, la présidente de la juridiction suprême, Danièle Darlan. La Cour a toutefois abaissé le taux de participation à 35,25 %, loin des 76,31 % des inscrits annoncés provisoirement le 4 janvier.

Ses adversaires dénonçaient des "fraudes massives" et de l'impossibilité pour deux électeurs sur trois de voter.

Des élections sous tension

La présidentielle, tenue en même temps que les législatives, s'était déroulée sous la menace d'une nouvelle offensive d'une coalition rebelle dans un pays en guerre civile aux deux tiers contrôlé par des groupes armés. Le 19 décembre, une coalition des principaux groupes armés qui se partagent deux tiers du pays avait ainsi juré de "prendre le contrôle de tout le territoire".

Faustin-Archange Touadéra avait immédiatement dénoncé une "tentative de coup d'État" sous les ordres de François Bozizé, l'ex-président renversé en 2013 et dont la candidature à la présidentielle avait été invalidée deux semaines plus tôt par la Cour constitutionnelle. 

François Bozizé, qui apparaissait comme le seul à pouvoir mettre en danger une réélection du président sortant avait d'abord nié toute collusion avec la coalition rebelle avant de lui apporter publiquement son soutien le jour du scrutin. Lundi, le parquet de Bangui a annoncé l'ouverture d'une enquête contre l'ex-président notamment pour "rébellion". 

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