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Cameroun, Unifac 2018 : les cop’s logés dans la même enseigne :: CAMEROON
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  • Camer.be : Alain Ndanga
  • jeudi 13 décembre 2018 17:52:00
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Cameroun, Unifac 2018 : les cop’s logés dans la même enseigne :: CAMEROON

Depuis le 10 décembre, ils sont 916 festivaliers étudiants à prendre d’assaut les locaux de l’Ecole supérieure des Travaux publics de Yaoundé, site choisi pour la fête qui magnifie la culture camerounaise. L’enthousiasme les anime, mais tout n’est pas rose…

« J’ai trop faim. C’est sûr que c’est encore parti pour 1h 30 d’attente. Avoir un plat de nourriture ici, relève du parcours du combattant…», des mots empreints de découragement, mais Thérèse étudiante à l’université de Ngaoundéré sait qu’il y a toujours à manger pour tout le monde. « Il faut juste être patient. Ce qui me plait est que la qualité des repas est irréprochable, l’on varie, même si ne nous mangeons pas à notre faim », reprend Georges, cop’s de l’université de Buea. Ils mangent ensemble, dorment ensemble, représentent une institution, rivalisent d’adresse dans 10 catégories de concours. Dans l’esprit de chacun, couve l’envie de glaner des lauriers et écrire l’histoire de la 6ème édition du festival universitaire des arts et de la culture (Unifac) qui se tient du 10 au 14 décembre 2018.

Au rythme de l’innovation

L’institut Siantou et l’institut universitaire du Golf du Guinée sont des établissements du secteur privé. Ils sont au festival, non pas en compétiteurs résignés. « C’est notre première fois de participer à l’Unifac. Nous ne sommes pas ici juste pour la visibilité, nous comptons rentrer avec de bonnes choses. Nos prestations diverses ont été bien répétées en amont », se targue Patrick, responsable de l’Iug. « C’est la principale innovation de la 6e édition. Le texte du festival a été modifié pour voir la participation de ces deux instituts, dés l’année prochaine, le festival sera ouvert à d’autres établissements privés du supérieur », renchérit Noah Noah Euloge, chef service de la promotion des activités associatives et socioculturelle et des loisirs au ministère de l’Enseignement supérieur, régisseur du festival.

Le festival s’articulera sur 4 axes principaux : le colloque, les masters class pour renforcer le niveau des prestations, des concours et de l’animation hors concours assurée par des artistes de renoms. Les objectifs poursuivis dont les plus saillants étant de susciter et dynamiser l’esprit de créativité culturelle, de faciliter les rencontre entre les jeunes, assurer la transmission du patrimoine culturel à la jeunesse, maintenir et promouvoir le pluralisme culturel camerounais.

En attendant l’apothéose le vendredi 14 décembre 2018, la culture camerounaise est bien défendue par des étudiants, « nous ne demandons qu’à être soumis à de bonnes conditions de créativité », conclut Sorelle, danseuse patrimoniale de l’université de Dschang.

13déc.
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