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CAMEROUN :: 03 personnes tuées dans un double attentat-suicide à Mozogo :: CAMEROON
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  • L’OEIL DU SAHEL : D.M.
  • mercredi 04 octobre 2017 12:02:04
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CAMEROUN :: 03 personnes tuées dans un double attentat-suicide à Mozogo :: CAMEROON

Les deux kamikazes parmi les victimes.

Trois personnes, dont le septuagénaire Oumar Madi, et deux kamikazes, ont péri, ce 02 octobre 2017, dans un double attentat- suicide à Mozogo, localité située dans le département du Mayo-Tsanaga. Les deux kamikazes, qui étaient parvenus à s’infiltrer dans la localité aux premières heures de la journée, étaient ont pu échapper à la vigilance des populations, en se cachant derrière de hautes herbes. Dans l’attente de surprendre les fidèles en prière dans une mosquée du coin.

Car, selon toute vraisemblance, leur cible était une mosquée, seul lieu d’attroupement à cette heure de la journée. «Ces femmes-kamikazes étaient probablement cachées dans un bosquet quand nous sortions pour nous rendre à la mosquée. Elles ne connaissaient pas la ville, voilà pourquoi elles ont suivi un fidèle qui se rendait à la prière. Quand il les a aperçues, il était tout surpris. Car, les femmes ne se rendent pas à la mosquées pour prier. C’est comme cela qu’il s’est mis à courir en criant : kamikaze ! kamikaze ! Ceux qui étaient déjà à l’intérieur de la mosquée sont sortis et se sont enfuis.

Les kamikazes ont poursuivi celui qui courait devant elles en alertant les  autres de leur présence. Il leur a échappé. Je ne comprends pas jusqu’ici comment Oumar Madi s’est fait surprendre», explique Hamadou Boukar, habitant de Talla Haoussa, le quartier dans lequel s’est produit le drame. En tout cas, Oumar Madi est l’unique victime civile de ces kamikazes. «l’une d’entre elles l’a embrassé et a actionné le détonateur de sa charge. C’est comme cela qu’il a été soufflé par l’explosion.

La deuxième a également actionné sa charge et est aussi morte sur le champ», relate un riverain. Selon des témoignages concordants, l’âge des deux kamikazes oscillait entre 35 et 40 ans. «Ils ont toujours utilisé des jeunes filles de 10 à 15 ans. Aujourd’hui, nous semblons être en face d’une nouvelle stratégie, avec l’entrée dans la danse des femmes âgées», fait remarquer Hamadou Boukar, habitant de Talla Haoussa à Mozogo.

04oct.
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