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© Correspondance : Dr Corantin Talla, alias Général Schwarzkopf
- 13 Sep 2026 11:06:12
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Cameroun - DR CORANTIN TALLA: « Kamto hier, Tchiroma aujourd’hui… et demain qui ?
Comment certains des casseurs, mégalomanes en treillis et prétendus généraux de la BAS, qui hier encore ne juraient que par Maurice Kamto, sont-ils devenus aujourd’hui ses adversaires au point de lui préférer Issa Tchiroma ?
Hier, Kamto était leur messie.
Aujourd’hui, Kamto serait devenu infréquentable et Tchiroma serait soudainement le sauveur du Cameroun.
Demain, ce sera qui ?
Voilà précisément la politique des girouettes que j’ai toujours méprisée.
Et que l’on ne vienne surtout pas me présenter Issa Tchiroma comme une vierge politique descendue du ciel.
L’homme a lui aussi été ministre de Paul Biya.
Aujourd’hui, depuis l’étranger, il distribue à tout vent des titres et des postes dans ce que je considère comme un pseudo-gouvernement de Facebook, pendant que des fanfarons se découvrent ministres, généraux, conseillers et dignitaires d’un pouvoir qu’ils n’exercent nulle part.
Le Cameroun est devenu, pour certains, un gigantesque théâtre politique sur les réseaux sociaux.
On met un treillis.
On se proclame général.
On fait trois directs Facebook.
On insulte quelques personnes.
On distribue des ministères imaginaires.
Et voilà : on se prend déjà pour un homme d’État !
Mais ce qui m’intéresse davantage, c’est la facilité avec laquelle certains changent de champion.
Car je n’ai pas oublié les accusations qui avaient circulé autrefois concernant certains activistes de la diaspora et leurs contacts supposés avec des autorités du régime Biya en séjour en Europe.
On avait parlé de personnes qui auraient cherché de l’argent en contrepartie d’une cessation de leurs activités antigouvernementales.
Des sommes énormes avaient été évoquées.
D’aucuns auraient réclamé des centaines de millions de francs CFA. Il avait même été allégué qu’un groupe conduit par un prétendu « général » de la BAS, toujours affublé de ses treillis militaires, aurait demandé jusqu’à un milliard de francs CFA.
Je le précise : je rapporte ici des accusations formulées à l’époque. Je ne les transforme pas artificiellement en faits judiciairement établis lorsque je ne dispose pas ici des éléments permettant de le faire.
Mais ma question politique, elle, demeure entière.
Ces gens qui ont aujourd’hui rejoint Tchiroma, qu’ont-ils gagné ?
Quelles idées nouvelles ont-ils découvertes ?
Quel programme économique ?
Quelle doctrine institutionnelle ?
Quelle vision de l’État ?
Quelle conception de la démocratie ?
Expliquez-nous !
Parce que si hier vous étiez prêts à mourir politiquement pour Kamto et qu’aujourd’hui vous êtes prêts à mourir politiquement pour Tchiroma, alors que vos idées n’ont manifestement subi aucune révolution intellectuelle identifiable, le peuple camerounais est parfaitement en droit de demander :
QU’EST-CE QUI A CHANGÉ, À PART VOS INTÉRÊTS ?
C’est cela, le problème d’une partie de notre prétendue opposition.
Ils ne suivent pas les idées.
Ils suivent les hommes.
Ils suivent les rapports de force.
Ils suivent les promesses de postes.
Et, pour certains, la question de l’argent finit toujours par rôder quelque part.
Moi, je ne fonctionne pas ainsi.
Je ne suis pas adepte du fake support, du suivisme et du m’as-tu-vu politique qui consiste à courir derrière celui vers qui souffle momentanément le vent.
Je n’ai pas besoin d’un treillis pour exister politiquement.
Je n’ai pas besoin qu’un politicien me promette un ministère imaginaire pour avoir une opinion.
Je n’ai pas besoin de changer de « président » tous les six mois pour rester visible sur Facebook.
Et personne n’achètera ma conscience avec de l’argent.
Voilà pourquoi je peux critiquer Biya sans devenir kamtoïste.
Je peux critiquer Kamto sans devenir tchiromiste.
Je peux critiquer Tchiroma sans retourner vers Biya.
C’est cela, être politiquement libre.
Le Cameroun ne sortira pas de plusieurs décennies de pouvoir autoritaire en remplaçant le culte d’un homme par le culte d’un autre.
Encore moins avec des mercenaires politiques de Facebook qui changent de général, de président et de révolution au gré du vent.
Les girouettes suivent le vent.
Les hommes de conviction suivent leurs principes.
J’ai choisi mon camp depuis longtemps.
Dr Corantin Talla
alias Général Schwarzkopf
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