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© Camer.be : Avec Thierry Biassi
- 06 Sep 2026 13:17:52
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Pourquoi les Camerounais fuient ELECAM
Bilan catastrophique d'ELECAM : 252 830 nouveaux inscrits sur 30 millions de Camerounais, 234 dans la diaspora. Cartes non distribuées, listes truquées, crise de confiance. (150 caractères)
ELECAM affiche un bilan historique de désaffection électorale : à peine 252 830 nouveaux inscrits en huit mois, 234 Camerounais de la diaspora, et près de 800 000 cartes électorales dormant dans les tiroirs de l'institution.
30 millions de Camerounais, 252 830 nouveaux électeurs en huit mois. 887 910 cartes qui dorment dans les tiroirs d'ELECAM, 234 Camerounais de la diaspora inscrits, et des listes électorales où les morts votent mieux que les vivants. Le peuple a parlé : il ne croit plus en ses propres élections.
Des chiffres qui parlent d'eux-mêmes
Le 31 août 2026 restera comme une date noire pour ELECAM. Sur 30 millions de Camerounais, seuls 252 830 se sont inscrits sur les listes électorales en huit mois. Dans la diaspora, le constat est encore plus alarmant : 234 inscriptions seulement sur l'ensemble du globe.
Et ce n'est pas tout. ELECAM détenait 887 910 cartes électorales dans ses tiroirs, dont elle n'a distribué que 102 894, soit à peine 11,58 %. Le message est clair : les Camerounais refusent de s'inscrire, et même ceux qui sont inscrits ne viennent pas chercher leurs cartes.
La crise de confiance : un système qui s'est auto-détruit
L'éditorial de Thierry Biassi pointe du doigt un paradoxe : ELECAM, qui se présente comme le garant de la régularité électorale, est accusée d'avoir elle-même falsifié des documents officiels.
L'auteur rappelle que des faux certificats ont été utilisés pour disqualifier un ancien ministre. Si ELECAM est capable de fabriquer de faux actes pour éliminer une personnalité politique, que peut-elle faire de la carte d'électeur d'une ménagère ordinaire ?
« Vous avez transformé l'administration en atelier de faux documents. Si vous êtes capables de faire un faux acte pour éliminer un ancien ministre de la République, qu'allez-vous faire de la carte d'électeur d'une ménagère de Mokolo ? »
L'opposition en plastique : quand ELECAM choisit les adversaires du RDPC
Autre accusation majeure : ELECAM aurait fabriqué une opposition de complaisance. Le MINAT (Ministère de l'Administration Territoriale) servirait d'usine à fabriquer des opposants « qui mangent dans la même marmite que le RDPC le jour et critiquent le RDPC la nuit à la télé ».
Le peuple n'est pas dupe. Il voit que l'opposition est choisie, financée, validée par le pouvoir en place. Et il refuse de prendre part à cette mascarade.
« Vous avez créé des opposants qui mangent dans la même marmite que le RDPC le jour et qui critiquent le RDPC la nuit à la télé. »
La double peine : les morts votent, les vivants s'abstiennent
Le scandale ultime : les listes électorales camerounaises regorgeraient de morts. La preuve ? ELECAM elle-même annonce 24 516 radiés pour cause de décès.
Mais combien de défunts figurent encore sur les listes ? L'éditorialiste pose la question qui fâche :
« Au Cameroun, il est plus facile de trouver un mort sur la liste électorale qu'un vivant dans le bureau de vote. »
Les morts, eux, ne contestent jamais les résultats. Ils votent fidèlement, élection après élection, sans broncher.
ELECAM hors-la-loi : le paradoxe d'une institution qui exige le respect de la loi
ELECAM se dit préoccupée par le faible taux d'inscription. Mais elle oublie qu'elle a elle-même violé la loi.
Le Code électoral exige un fichier transparent, des listes publiées à temps, des règles claires. ELECAM a rendu le processus opaque, changé les règles du jeu, et accumulé les irrégularités.
« Vous êtes des hors-la-loi qui demandez aux citoyens de respecter la loi. C'est quel paradoxe, ça ? »
Quand le mépris se transforme en révolte
Thierry Biassi tire une conclusion implacable : le refus des Camerounais de s'inscrire n'est pas de l'abstention. C'est une révolte par le mépris.
Les citoyens ne sont pas paresseux. Ils sont en colère. Leur absence des bureaux de vote est un message politique. Un référendum contre ELECAM.
« Vous ne ramènerez pas les Camerounais avec des voitures qui klaxonnent dans les quartiers. Vous les ramènerez en libérant le jeu. En arrêtant les faux. En arrêtant de choisir nos opposants à notre place. »
Quel avenir pour ELECAM ?
Les défis sont immenses. Reconquérir la confiance des électeurs ne se fera pas en un jour. Cela passe par :
- La transparence totale du fichier électoral
- La distribution effective des cartes d'électeur
- L'arrêt des pratiques frauduleuses
- La libération réelle du jeu politique
Tant que l'élection sera perçue comme une pièce de théâtre dont la fin est écrite d'avance, les Camerounais ne viendront pas acheter le ticket.
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