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© Camer.be : Toto Jacques
- 12 Sep 2026 02:32:20
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Cameroun - Douala 5e : une femme enceinte meurt électrocutée à Bonabo
Femme enceinte électrocutée à Bonabo, Douala 5e, après les inondations du 11 septembre 2026. La gendarmerie de Bépanda confirme le drame.
Une femme enceinte a perdu la vie par électrocution à Bonabo, dans l'arrondissement de Douala 5e, après que les eaux de pluie ont envahi sa chambre dans la nuit du 10 au 11 septembre 2026.
Une femme enceinte est morte électrocutée à Bonabo, dans l'arrondissement de Douala 5e, après les fortes pluies de la nuit du 10 au 11 septembre 2026. Les eaux ont envahi sa chambre. Le courant l'a tuée. La brigade de gendarmerie de Bépanda, qui s'est rendue sur les lieux, a confirmé le drame à Équinoxe TV. Mais derrière ce fait divers atroce, une réalité plus sombre : à Douala, les inondations ne noient pas seulement. Elles électrocutent.
UNE NUIT DE CAUCHEMAR À BONABO
Il est environ 2 heures du matin, dans la nuit du 10 au 11 septembre 2026. Les pluies torrentielles qui s'abattent sur Douala depuis plusieurs heures transforment les rues en rivières. À Bonabo, un quartier de l'arrondissement de Douala 5e, l'eau monte. Elle s'infiltre dans les cours, les maisons, les chambres. Une femme enceinte dort chez elle. Elle ne se réveillera pas.
Selon les informations rapportées par Équinoxe TV, la jeune femme a été électrocutée après que les eaux ont envahi son habitation. Les circonstances exactes de l'électrocution n'ont pas encore été détaillées. Une chose est sûre : le courant l'a tuée. Dans sa chambre. Dans son sommeil. Alors que l'eau montait.
LES ZONES LES PLUS TOUCHÉES
Ce drame ne s'est pas produit dans un vide. Il s'inscrit dans un épisode d'inondations qui a frappé plusieurs quartiers de Douala 5e. À Sable, la rivière Kondi a débordé, envahissant les rues et les habitations. À Bonamoussadi, les axes principaux qui relient le quartier à Makepe sont devenus impraticables. Le pont au niveau d'Istama est difficilement franchissable, obligeant les automobilistes à chercher des itinéraires alternatifs par Bépanda, Makèpè-Missokè ou Logpom.
À Bonabo, les eaux ont pris une tournure dramatique. Le quartier, situé en contrebas, est particulièrement vulnérable. La rivière Mbanya, qui traverse la zone, sort régulièrement de son lit lors des fortes pluies. Les habitations situées à proximité se retrouvent submergées. Et avec elles, les installations électriques. Poteaux, câbles, transformateurs. Tout cohabite avec l'eau. Parfois, tout se mélange.
UNE MORT QUI RÉVÈLE UNE DÉFAILLANCE STRUCTURELLE
Ce décès n'est pas un accident isolé. Il est le symptôme d'une défaillance structurelle qui menace des milliers de vies à Douala. Le réseau électrique de la ville est vétuste. Les câbles tombent, les poteaux penchent, les installations sont exposées aux intempéries. Quand les inondations surviennent, le danger devient mortel.
En juin 2026, le corps sans vie d'une femme avait été découvert adossé à un poteau électrique au quartier Bépanda, au lieu-dit « Centre d'accueil ». Les habitants avaient alerté la police, la gendarmerie et les sapeurs-pompiers à plusieurs reprises. Sans intervention immédiate. Le corps était resté exposé en pleine voie publique pendant de longues heures. Un mois plus tôt, à Nyalla, des habitants dénonçaient des surtensions électriques répétées survenues pendant une pluie, lorsque la tension avait brusquement monté dans plusieurs habitations.
Le schéma se répète. Les pluies reviennent. Les inondations aussi. Et le réseau électrique, lui, reste le même. Fragile. Dangereux. Mortel.
LA CUD CURE LES DRAINS, MAIS...
Face à l'ampleur des inondations à répétition, la Communauté Urbaine de Douala a lancé, dès juin 2026, une vaste opération de curage des drains les plus critiques de la ville. Cinq sites ont été ciblés en priorité, dont le drain de Tergal et celui sur le Kondi au carrefour Cité des Palmiers. Des pelleteuses ont été déployées. Les riverains ont salué l'initiative.
Mais le problème persiste. Et il est plus profond que le curage des drains. « Le problème vient en grande partie de l'incivisme. Les drains sont devenus des dépotoirs. Les habitants y jettent les ordures ménagères, les eaux usées, parfois des gravats », explique Dieudonné Danine, chef de bloc dans l'un des quartiers concernés.
La CUD a bien annoncé, en juillet 2026, la construction de 14,02 kilomètres de voiries et de 10 kilomètres de drains structurants pour limiter les inondations. Mais les travaux prendront du temps. Et pendant ce temps, les pluies continuent. Les inondations aussi. Les morts, parfois.
LE POIDS DU SILENCE
Depuis mai 2026, les drames liés aux inondations se succèdent à Douala 5e. Un enfant de cinq ans emporté par les eaux à Banya-Sable. Un immeuble effondré à Bonamoussadi, tuant six personnes, dont trois enfants. Une femme de 60 ans électrocutée lors d'inondations en 2022. Et aujourd'hui, une femme enceinte, électrocutée à Bonabo.
À chaque fois, les mêmes causes. Les mêmes quartiers. Les mêmes promesses. Et les mêmes questions sans réponse. Combien de morts faudra-t-il encore pour que le réseau électrique soit sécurisé ? Combien de familles devront être endeuillées pour que les drains soient enfin entretenus ?
ET MAINTENANT ?
La brigade de gendarmerie de Bépanda a ouvert une enquête. Les circonstances exactes de l'électrocution restent à déterminer. Une autopsie sera probablement ordonnée. La famille de la victime, elle, attend. Elle attend des réponses. Elle attend justice. Elle attend que la mort de cette femme enceinte, tuée par le courant dans sa propre chambre, ne soit pas qu'un fait divers de plus dans les colonnes des journaux.
À Douala 5e, les pluies devraient se poursuivre dans les prochains jours. Les drains sont encore bouchés. Les câbles sont encore exposés. Et la prochaine victime, peut-être, attend déjà.
Que s'est-il passé exactement à Bonabo ?
Une femme enceinte est décédée par électrocution après que les eaux de pluie ont envahi sa chambre à Bonabo, dans l'arrondissement de Douala 5e, dans la nuit du 10 au 11 septembre 2026. La brigade de gendarmerie de Bépanda a confirmé le drame et s'est rendue sur les lieux pour les premiers constats.
Pourquoi les inondations à Douala 5e sont-elles si dangereuses ?
Les quartiers de Douala 5e, notamment Bonabo, Sable et Bonamoussadi, sont situés dans des zones basses et marécageuses. Les drains sont souvent obstrués par les ordures. Le réseau électrique est vétuste et mal isolé. Quand l'eau monte, elle entre en contact avec les installations électriques, créant un risque mortel d'électrocution.
Y a-t-il eu d'autres décès similaires à Douala ?
Oui. En juin 2026, le corps d'une femme avait été découvert adossé à un poteau électrique à Bépanda. En 2022, une femme de 60 ans était morte électrocutée lors d'inondations. En mai 2026, un enfant de 5 ans avait été emporté par les eaux à Banya-Sable.
Que faire en cas d'inondation dans une zone à risque électrique ?
Les autorités recommandent de couper l'électricité au disjoncteur avant que l'eau n'atteigne les prises et les installations. Il ne faut jamais toucher un appareil électrique avec les mains mouillées ou les pieds dans l'eau. En cas de doute, il faut évacuer et alerter les secours.
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