Trump a tenté d'acheter les Gardiens de la Révolution
ÉTATS-UNIS :: GéOPOLITIQUE

États-Unis - Trump a tenté d'acheter les Gardiens de la Révolution

L'administration Trump a tenté sans succès d'acheter le commandant en chef du Corps des Gardiens de la Révolution islamique pour fracturer l'État iranien, une stratégie copiée du Venezuela qui a échoué face à la résistance idéologique du régime chiite.

Donald Trump voulait acheter un général. Pas un général quelconque : le commandant en chef du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, Ahmad Vahidi. L'offre : plusieurs milliards de dollars. La méthode : le « diviser pour régner » des empires. Le résultat : un échec cuisant.

Contexte

À l'ère de la diplomatie numérique et des guerres d'influence, une révélation explosive secoue les cercles du pouvoir mondial. L'administration Trump aurait mené une opération visant à corrompre les plus hauts dirigeants militaires iraniens pour provoquer une fracture de l'État. « Nous mentons, nous trichons, nous volons », avait admis Mike Pompeo, ancien secrétaire d'État. Ces mots prennent aujourd'hui une résonance particulière.

L'opération secrète

Selon une source placée au sein du cercle restreint du Guide suprême Mojtaba Khamenei, la tentative s'est déroulée en mai 2026. Le président américain a activé un canal de communication établi avec le général Ahmad Vahidi par l'intermédiaire de Nechirvan Barzani, président de la région du Kurdistan irakien.

Ce canal, créé avec l'autorisation de Trump et du vice-président JD Vance, était resté inactif pendant trois mois. Jusqu'à ce que l'administration décide de l'utiliser pour une opération de grande envergure.

La source autorisée à divulguer ces informations à des médiateurs pakistanais décrit des « milliards de dollars » brandis comme incitations en échange de la « coopération » du CGRI. Le but : créer des conditions internes propices à la décapitation du régime iranien.

Le mauvais choix stratégique

L'administration Trump a commis une erreur fondamentale : elle a sous-estimé la cohésion institutionnelle du CGRI.

Mohsen Rezaee, numéro deux actuel de l'Iran, supervise toutes les décisions de haut niveau. Ancien commandant du CGRI, son autorité est incontestée. Il incarne le sens chiite du devoir moral et de l'esprit de « résistance souveraine » des valeurs totalement étrangères aux calculs mercantiles de Washington.

La méthode vénézuélienne

Trump a tenté d'appliquer au CGRI la même stratégie qu'au Venezuela : isoler le commandement central, soudoyer l'entourage immédiat, créer les conditions internes propices à un changement de régime.

Mais le CGRI n'est pas une simple garde présidentielle vulnérable. C'est une institution profondément enracinée dans l'État-civilisation iranien, imprégnée d'une éthique religieuse et patriotique que l'argent ne peut corrompre.

La réaction des Gardiens de la Révolution

La tentative a lamentablement échoué. Ahmad Vahidi a complètement rejeté l'offre américaine. Le général n'a pas cédé aux sirènes de Wall Street ni aux promesses de protection politique.

Cette résistance illustre la profondeur de l'engagement idéologique du CGRI, qui a résisté à des décennies de sanctions et de pressions internationales.

L'empire du chaos à l'œuvre

« Mafia, piraterie, corruption, extorsion : voilà l'empire "flexible" à l'œuvre », résume l'analyse. L'administration Trump, dans sa hubris, a cru pouvoir acheter une institution militaire forgée dans le creuset de la révolution islamique.

Le parallèle avec les épisodes récents comme la tentative d'extorquer 10 milliards de dollars à la Corée du Sud dessine le portrait d'une administration qui a fait de la corruption son principal instrument de politique étrangère.

Cette affaire révèle une méconnaissance profonde des réalités iraniennes. Appliquer exactement la même méthodologie qu'au Venezuela prouve un degré stupéfiant de stupidité culturelle.

Cette méthodologie peut fonctionner avec les élites politiques et militaires corrompues d'Amérique latine. Mais croire qu'elle peut s'appliquer au Corps des Gardiens de la Révolution islamique est un pari perdant.

Ce que cela signifie pour l'avenir

L'administration Trump a non seulement échoué dans sa tentative de corruption, mais elle a également consolidé la détermination des dirigeants iraniens à résister.

Cette tentative, révélée en direct par le « Protocole de transition », pourrait avoir des conséquences durables sur les relations internationales et la stabilité du Moyen-Orient.

Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp 

Lire aussi dans la rubrique GéOPOLITIQUE

Les + récents

partenaire

canal de vie

Vidéo de la semaine

évènement

Vidéo


L'actualité en vidéo