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© Camer.be : Paul Moutila
- 11 Aug 2026 15:39:53
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États-Unis - Trump a fui la Turquie caché dans un camion de restauration
Le 8 juillet 2026, Donald Trump a quitté Ankara à bord d'un avion militaire C-32A, après avoir été discrètement transféré depuis l'Air Force One dans un camion de restauration aéroportuaire, pour échapper à une menace d'assassinat iranienne jugée crédible.
LE SOMMET DE L'OTAN À ANKARA
Donald Trump s'était rendu à Ankara pour le sommet de l'OTAN des 7 et 8 juillet 2026, à bord d'un tout nouvel avion offert par le Qatar. Ce Boeing 747-8, récemment rénové, effectuait son premier voyage international en tant qu'Air Force One.
Mais les tensions avec l'Iran, qui partage une frontière avec la Turquie, étaient à leur comble. La veille du départ de Trump, les forces américaines avaient repris leurs frappes militaires contre l'Iran. Dans ce contexte explosif, les services de renseignement américains ont reçu une menace d'assassinat crédible visant le président.
LE SUBTERFUGE : UN PRÉSIDENT, DEUX AVIONS
Pour tromper les services iraniens, l'équipe de sécurité de Trump a mis en place un stratagème digne d'un film d'espionnage. Le président a d'abord annoncé publiquement sur Truth Social qu'il utiliserait l'ancien Air Force One bleu et blanc pour se rendre à la base aérienne de RAF Mildenhall en Angleterre, « pour le plaisir du bon vieux temps ».
Puis, devant les caméras du monde entier, Trump a gravi les marches de l'ancien Air Force One à Ankara. Les journalistes, installés dans la presse, ont cru que le président était à bord.
Sauf que quelques minutes après l'embarquement, Trump a été discrètement transféré à l'aide d'un camion de restauration aéroportuaire, habituellement utilisé pour charger les repas et les fournitures. Ce véhicule l'a acheminé vers un avion militaire plus petit, un C-32A de l'US Air Force, stationné à proximité.
Le ministre de la Guerre Pete Hegseth a embarqué séparément dans le C-32A en utilisant des escaliers extérieurs, pour donner l'impression que ce vol était banal.
L'AIR FORCE ONE, UN LEURRE
L'ancien Air Force One a décollé avec les journalistes et certains membres du personnel de la Maison-Blanche à bord. Les passagers ignoraient que Trump n'était plus dans l'avion. Ils ont même été invités à baisser les stores de leurs hublots.
Lorsque les journalistes ont demandé pourquoi ils devaient baisser les stores, Trump a répondu plus tard qu'ils étaient « probablement dans un vol dangereux », ajoutant : « Mais si j'y vais, vous y allez. Pas vrai ? ».
Pendant ce temps, le C-32A, utilisant l'indicatif d'appel « Reach 18 » plutôt que la désignation Air Force One, a décollé pour le Royaume-Uni. L'opération a permis de dissimuler l'emplacement réel de Trump pendant plusieurs heures.
L'ARRIVÉE EN ANGLETERRE
Le C-32A est arrivé à RAF Mildenhall vers 22h20, suivi quelques minutes plus tard par l'Air Force One.
Trump a ensuite été discrètement transféré de l'avion militaire vers l'ancien Air Force One, avant de descendre les escaliers sous les yeux des photographes. La supercherie était parfaite : les journalistes, la presse et le monde entier ont cru que le président avait voyagé à bord de l'Air Force One.
LE PRÉCÉDENT BILL CLINTON
L'utilisation de l'Air Force One comme leurre n'est pas sans précédent. En 2000, le président Bill Clinton avait utilisé un stratagème similaire lors d'une visite au Pakistan, où il avait voyagé à bord d'un avion d'affaires non marqué tandis que l'Air Force One servait de leurre.
Mais l'opération de Trump, impliquant un transfert via un camion de restauration, est d'une audace rare.
LA RÉACTION DE LA MAISON-BLANCHE
Interrogée sur cette opération, la Maison-Blanche n'a pas confirmé tous les détails, mais a défendu la décision de Trump. Le directeur de la communication Steven Cheung a déclaré que « les États-Unis utilisent tous les moyens disponibles, y compris la distraction et la désinformation, pour répondre aux menaces visant le président ».
Cheung a également défendu l'avion offert par le Qatar, affirmant qu'il était équipé de protocoles de sécurité de haut niveau.
Trump lui-même a reconnu la menace, déclarant aux journalistes qu'il y a une « menace tout le temps » contre sa vie et qu'il est « numéro un » sur la liste de l'Iran.
LES QUESTIONS SANS RÉPONSE
L'opération, bien que spectaculaire, soulève des questions. Pourquoi la menace iranienne était-elle considérée comme si crédible ? Comment Trump a-t-il été transféré du C-32A à l'Air Force One à son arrivée en Angleterre ? Le Washington Post n'a pas pu déterminer comment cette transition s'est opérée.
Le Pentagone a renvoyé les questions à la Maison-Blanche, qui est restée discrète.
L'opération de « déception » qui a permis à Donald Trump de quitter secrètement la Turquie est un témoignage de la paranoïa sécuritaire qui règne à la Maison-Blanche. Entre la menace iranienne, le stratagème du camion de restauration et le leurre de l'Air Force One, cette histoire a tout d'un thriller hollywoodien. Une chose est sûre : les ennemis de l'Amérique ont désormais compris que la Maison-Blanche est prête à tout pour protéger son président.
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