CAMEROUN :: Municipales 2020 : Les guerres de clans refont surface à Yaoundé 7 :: CAMEROON
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CAMEROUN :: POLITIQUE
  • La Nouvelle : Michel Mindzié
  • mardi 19 novembre 2019 09:52:00
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CAMEROUN :: Municipales 2020 : Les guerres de clans refont surface à Yaoundé 7 :: CAMEROON

Au regard des multiples discordes décriées par une certaine opinion de la classe dirigeante du Rdpc dans le Mfoundi en général, le cas de Yaoundé 7 reste particulièrement préoccupant à cause des multiples conflits internes, qui risquent de fragiliser le parti de Paul Biya alors que les élections municipale et législatives arrivent à grands pas.

Aux yeux de certains analystes de la scène politique nationale, la grande famille du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) dans le département du Mfoundi, semble encore dispersée alors que les élections législatives et municipales programmées par le chef de l’Etat pour le 9 février 2020 arrivent à grands pas. A cette allure, la tournure des évènements ne devrait pas avantager le parti de Paul Biya, au regard des guerres intestines qui ont étalé leur lit dans certaines circonscriptions politiques de ce département, siège des institutions de la République. A ce titre et des sources suffisamment introduites, le cas de la circonscription de Yaoundé 7 reste très préoccupant.

Alors que certaines langues qui ne cessent de se délier aujourd’hui indiquent que des parrainages savamment planifiés ne sont plus loin de semer les divisions entre les militants du Rdpc de cette unité politique, une certaine opinion laisse croire qu’une telle attitude ne saurait faire évoluer l’esprit de cohésion au sein du parti de la flamme, au point où certains acteurs politiques avisés se posent aujourd’hui la question de savoir pourquoi attendre toujours la dernière minute pour essayer de bricoler les choses. Le portail des camerounais de Belgique. Une telle préoccupation ne saurait donc échapper au responsable départemental en chef du Rdpc dans le Mfoundi, qui n’est autre que le délégué du gouvernement, Gilbert Tsimi Evouna, semblerait assez affaibli aujourd’hui par le poids de l’âge, et dont les 2 semaines d’absence sembleraient avoir occasionné beaucoup de retard pour répondre aux attentes des militants de base. Déjà, d’aucuns laissent croire que le trésorier du Comité central du Rdpc, dont la dame serait le centre du jeu de sa manoeuvre politique, serait un peu trop omniprésent dans cette commune.

A travers celle-ci, de par ses manœuvres bien huilées qui ne garantissent pas l’équité, c’est elle qui s’occuperait de la plupart des missions que devrait assumer son mari, en tant que leader du parti. Pour les observateurs avertis, ceux qui tirent aujourd’hui les ficelles dans l’ombre pour entretenir la guerre des clans dans le Mfoundi 7 pourraient également être les facteurs de l’échec de demain du Rdpc dans cet arrondissement, pour les échéances politiques qui s’annoncent. Cette fragilisation du parti de la flamme ardente dans le Mfoundi n’est pas loin de profiter à l’opposition. Alors que le Mrc affûte ses armes, tout comme le Sdf et les autres mouvements politiques qui entrent dans la danse. Ce même climat de discorde tend également vers d’autres arrondissements du Mfoundi, à l’instar du Mfoundi 1er, où la concurrence s’annonce très rude entre le président de section et le maire.

A Yaoundé 2 aussi, tout reste également explosif de ce côté-là. Certes, le député Paul Eric Djomgoue y reste le porte étendard du Rdpc, mais les assauts multipliés par Jean Marie Nga Nkoumda, qui veut postuler à la députation, laissent planer le manque d’assurance au sein de l’élite politique du Rdpc dont fait partie le jeune maire Yannick Martial Ayissi. Alors qu’à Yaoundé 3, il se murmure que l’ancien ministre de la Santé publique, André Mama Fouda convoite la députation, il tiendrait même le bon bout en tant que président de section, et grâce à son expérience au sein du gouvernement et pour avoir tenu maintes fois les arbitrages, tout comme Otélé Manda à la tête de cette municipalité.

Des solutions imminentes

Par ailleurs, alors que certaines élites du Mfoundi ont toujours voulu un mouvement consensuel, pour essayer de faire le tour de tous les arrondissements et choisir les meilleurs candidats, cela n’a jamais trouvé l’assentiment des dirigeants du parti, étant donné que ces derniers ne sont pas ouverts au dialogue et à la concertation comme le pense certains militants du Rdpc, qui estiment que ceux-ci ont toujours une idée derrière la tête. C’est pour cela que rien n’est fait jusqu’ici. C’est à la dernière minute qu’il y aura des tripatouillages pour chercher à imposer certains noms dans les différents échiquiers politiques du Rdpc susurrent ces militants de base. Cette façon d’entretenir la famille politique serait quelque part suicidaire pour l’avenir du Rdpc et ses plénipotentiaires.

Et cela pose un gros souci pour tout le Mfoundi, quand bien même le président national du Rdpc, le président Paul Biya, ait décidé de confier la gestion du parti à des individus dont la majorité des militants ne porte pas toujours à cœur. Dans tous les cas, ceci risque de déstabiliser le Rdpc dans le Mfoundi s’il n’y a pas un exercice de rattrapage objectif, c’est-à dire une concertation entre ces grosses élites et tous les militants. Dès lors, il est donc question de concilier les positions et négocier avec toutes les parties prenantes pour faire des choix minutieux et objectifs, conseille un analyste. Sera-t-il suivi dans cette réflexion ? That’s the question.

19nov.
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