CÔTE D'IVOIRE :: LA REBELLION DE 2002 : SOLUTION DESESPEREE ET TENTATIVE DE REGULATION SOCIALE: 3ème partie de « Guillaume Soro face au défi de la réconciliation et du pardon » :: COTE D'IVOIRE
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CÔTE D'IVOIRE :: LA REBELLION DE 2002 : SOLUTION DESESPEREE ET TENTATIVE DE REGULATION SOCIALE: 3ème partie de « Guillaume Soro face au défi de la réconciliatio
Parce qu’elle n’est pas de la plaisanterie, mais bel et bien un acte dangereux, désespéré et tragique, les communautés humaines n’entreprennent jamais de la faire sans raison sérieuse. On comprend donc pourquoi les Jeux olympiques (JO) ne l’ont jamais prescrite au nombre des disciplines sportives à montrer, pour le plaisir du public ! La guerre est telle : une monstruosité. Un échec social. Une offense à l’humain. Le conflit armé reste la traduction de l’incapacité des hommes à trouver une solution pacifique à une question cruciale. Il en va ainsi de la rébellion ivoirienne, du nord, comme de tout acte de soulèvement armé.

Oui, quand les mots ne sonnent plus, quand la communication pour une meilleure socialité ne passe plus, quand les silences de méditation et autres prières s’avèrent impuissantes à juguler le mal, les hommes ne s’en remettent plus qu’au seul discours capable d’attitrer l’attention des oreilles les plus bouchées, et d’ouvrir les yeux les plus aveugles : celui des armes qui, seul et à ce moment précis de l’Histoire, fait la décision. Révolte, grève, putsch, boycott, soulèvement populaire, révolution et rébellion procèdent de la même essence et fonctionnent toujours de la même manière, avec le même objectif majeur : ils sont l’expression de mécontentements d’amplitude variable ; et leur objectif est de résoudre une épineuse contradiction.

La rébellion ivoirienne a obéi en tout point à ces présupposés théoriques. Non, elle fut loin d’être une saute d’humeur farouche. Elle a été un cri désespéré d’une partie des nôtres las de se sentir tenus à la périphérie de la vie nationale. Entendons-nous bien : je n’ai pas dit que cette angoisse existentielle était fondée (là n’est pas la question). Je rapporte simplement ce que certains des nôtres ont affirmé qu’ils ressentaient par rapport à une politique du moment. Ni soutien (tardif et anachronique) à la rébellion, ni négationniste, ni révisionniste donc ne suis-je. Bien au contraire, je reste convaincu que la rébellion du nord, à l’instar de toutes les rébellions, fut un acte perturbateur et regrettable de grande envergure ; et à aucun moment de mes écritures, je ne me laisserai aller à nier tous ces papiers de refus de sa justification, que j’ai écrits au cours des temps d’exaltation républicaine et patriotique. Ces textes ont signé ma participation au combat de libération et de souveraineté nationale. C’étaient pour un temps historique précis.

Il m’a fallu trois années (2002-2005) de réflexions et d’écritures régulières autour de cette question, pour la relativement mieux cerner. Le résultat a donné un essai : « Côte d’Ivoire, l’agonie du jardin », où j’expose ma lecture de la rébellion ivoirienne. J’y ai abouti à la conclusion que, de même que le coup d’Etat de décembre 1999, la rébellion était une conséquence et non la cause de la déflagration de la société ivoirienne. Guillaume Soro était donc fondé à dire : « Nous n’avons pas pris les armes ; elles se sont imposées à nous. »

Mais comment (peuvent se demander les pacifistes) peut-on s’être sentis contraints de prendre des armes dans un pays reconnu pour son heureuse culture du dialogue et de la paix ? La réponse me semble aisée : le dialogue était rompu depuis longtemps, dans « ce pays qui n’était plus ce pays » (une belle réflexion que nous devons à Laurent Gbagbo.) Comme dirait Charles Konan Banny : « Il n’y avait plus de sage dans le village. » Dans la surdité ambiante, quelques-uns d’entre les nôtres, exclus (ou se sentant tels) du cercle national de vie, optèrent alors pour la solution radicale, en vue de la résolution maximale d’un problème national : le refus de l’exclusion de certains, pour l’inclusion de tous. Une fois de plus, le dicton dit vrai : « Une fin effroyable est préférable à un effroi sans fin. »

L’EQUILIBRE DE LA TERREUR

Le 19 septembre 2002, tonna donc la rébellion du nord. Cris de fureurs, de feu et de plomb dans le sein de l’Eburnie stupéfiée. Réveil tragique d’un peuple abasourdi devant l’ampleur du désastre. Une part importante de nos concitoyens commença, enfin, à comprendre le danger que nous avons provoqué à avoir accepté (et même à saluer) un coup d’Etat. Non, camarades du Fpi, et surtout à toi Laurent Gbagbo : un coup d’Etat ne peut pas être « démocratique », ni « républicain » ni « salutaire ». Vous avez eu tort d’avoir saboté l’édifice républicain en conspirant contre l’Exécutif, afin de parvenir ‘’vite vite’’ au pouvoir d’Etat.

Votre myopie politique et vos réflexes schizophréniques pour le pouvoir ont contribué, en très grande partie, à provoquer cette déchirure écrite à l’encre de centaines, voire de milliers de morts, sur l’action néfaste des deux grands partis politiques antagoniques que vous fûtes alors, le Rdr et le Fpi, répartis en deux camps radicalement opposés : partisans de Laurent Gbagbo légitimant leurs actes criminels par une nécessité républicaine (protéger l’Exécutif, le pouvoir de Gbagbo, dans une ferveur nationaliste et…patriotique) ; et partisans d’Alassane Ouattara (les rebelles) tout aussi criminels, se réclamant, eux, d’une autre légitimité marquée, elle, du sceau d’une réhabilitation identitaire enrobée de patriotisme. Le Mpci, support idéologique et militaire de cette action insurrectionnelle, se veut « Mouvement patriotique pour la Côte d’Ivoire ».

Septembre 2002 a donc eu ses morts, tout comme décembre 1999 en a eu. Oh ! Ce ne fut pas une effusion de sang (l’expression mesquine alors à la mode) ! Mais il y a eu du sang, du sang humain, tout de même — y a t-il une différence ? De 2000 à 2002, il y en a eu aussi, des morts. En nombre indéterminé, et dans des conditions effroyables, sous l’égide des hommes du nouveau régime : c’est bel et bien dans l’arrière-cour de la RTI que des gens en armes (militaires, policiers, gendarmes ou miliciens enragés) exécutaient régulièrement et nuitamment des Ivoiriens supposés étrangers car portant des noms à consonance nordique : ils étaient suspectés d’être des conspirateurs au service d’Alassane Ouattara l’épouvantable spectre d’alors !

Et tout cela s’était fait avec la complicité du silence et la peur lâche de certains d’entre nous (dont l’auteur de ces lignes) qui avaient eu ‘‘vent’’ de ces crimes insalubres et intolérables : mais qui pouvait oser les dénoncer ouvertement sans être suspecté de connivence avec l’ennemi — les ‘‘envahisseurs’’ venus du nord ? Ceci est une autre histoire… qui fait malheureusement partie de l’Histoire. Le premier objectif de la rébellion se décline donc : créer l’équilibre de la terreur. Et c’est ce qui se fit, cette nuit effroyable du 18-19 septembre 2002. 

LES MORTS DE SEPTEMBRE 2002

Ah ! Septembre 2002 et ses victimes des premières heures ! Boga Doudou, le Général Robert Guéi, Flavien Coulibaly son garde de corps, Rose son épouse, Camara Yêrêfê dit ASH, Marcelin Yacé l’artiste prodigieux, le Dr Benoît Dacoury, le député Emile Téhé, entre autres. Une remarque de taille : ceux qu’on appellera plus tard « les rebelles » n’étaient alors que de vulgaires putschistes anonymes, brouillons et inefficaces, sans identité, sans visages ni porte-parole. De toute évidence, ce ne sont pas eux qui ont commis tous ces crimes sur l’espace républicain (ces personnes-là ne les intéressaient pas — elles n’étaient pas leur cible. Ceux qui les ont tués étaient des tueurs en uniformes militaires au service du régime au pouvoir. Qui oserait me dire que ce sont Guillaume Soro et les rebelles (dont le premier nommé n’était pas encore à la tête) qui ont exécuté ou fait exécuter le Général Robert Guéi, tué ASH, le Dr Benoît Dacoury, le député Emile Téhé, entre autres ? Quel intérêt avaient-ils à les tuer ? Et qui me dira la qualité hygiénique des mains qui ont signé ces crimes ‘‘républicains’’ ?...

Gens de mon pays, et vous autres d’ailleurs, celui qui écrit ces lignes n’est pas un militant de parti. Il est un citoyen qui s’est défait de toute pression, pour dire ce qu’il a vu, constaté, analysé dans son pays. Il sait, l’auteur de ces lignes, qu’il n’est pas aimé des militants zombies des camps de fanatiques écervelés qui infectent, de leurs langages boiteux et ridicules, le champ communicationnel transversal. Il sait qu’il est, encore moins, aimé des hommes politiques de ce pays qui ont du mal à accepter le principe même de l’existence de consciences libres et fières de l’être.

À tous ces esprits bornés et incapables d’accepter le propos sans parti-pris intéressé, je dis ceci : le temps n’a que trop sonné pour que vos yeux s’ouvrent enfin sur les pages, encore fraîches, de l’histoire de votre pays. Cette histoire que vous refusez de lire de manière objective et critique, aveuglés comme vous l’êtes par vos choix partisans. Le temps est aussi venu de situer les (vraies) responsabilités dans cette crise. Guillaume Soro, en homme aguerri aux/ et par les épreuves, en politique mûri par des années d’expériences administratives et de gestion des hommes, a pris sur lui de se culpabiliser tout seul dans cette fange collective qu’aura été la crise ivoirienne de l’après Houphouët-Boigny. Mais aucun Ivoirien n’est dupe : tous, nous savons que Guillaume Soro fait cela, exactement comme il accepta, il y a de cela une quinzaine d’années, d’assumer les horreurs d’une rébellion dont il n’est pas vraiment le seul père, ni le seul agent décisif, car cette rébellion n’aurait pu être possible sans de puissants moyens médiatiques, financiers et diplomatiques réellement au-dessus de ses moyens d’alors.

POUR CONCLURE

Non, je n’ai pas aimé le rebelle Guillaume Soro alias Bogota, que j’ai combattu avec une rare fureur — et il le sait. Mais j’ai éprouvé du respect et de la compassion pour le cadet qui, en toute humilité, tente de s’adresser à ce peuple sien à qui il demande pardon et réconciliation pour le mal fait. C’est une attitude qui indique sa grandeur, dans un pays où personne (chef d’Etat, ministres, chefs militaires, hommes d’affaires pourvoyeurs de fonds à la rébellion, etc.) ne se sent responsable de quoi que ce soit.

Je n’ai pas aimé cette conversion brutale et inattendue du sympathique étudiant perturbateur d’hier, en un redoutable porte-parole de mutins, constitués en rébellion. Mais j’ai accepté de lui tendre aujourd’hui la main, une main fraternelle, comme passerelle historique entre lui et moi, en signe d’une Nouvelle alliance entre les enfants du pays baoulé — que l’enfant du nord qu’il est a imprudemment blessé au cours de ces temps de fureurs rebelles — et ceux de ce nord révolté qui auraient dû s’interdire d’en arriver à de telles extrémités.

J’ai pris la main à moi tendue de Guillaume Soro, en signe d’affirmation de notre appartenance commune à un même pays et, nécessairement, à une histoire nationale et à un destin collectif.

J’ai dis oui à Guillaume Soro mon frère auquel rien ne devrait m’opposer car la crise que nous avons vécue doit être considérée comme un fait historique (une contingence donc) ; et ses effets ne sont une malédiction atavique insurmontable et impossible à exorciser et à dépasser.

J’ai dit oui, enfin, à Guillaume Soro, cette haute figure de la scène politique de mon pays qui, mue par un sens admirable de la responsabilité, a décidé de poser sa part d’actes salutaires pour guérir ce pays de la méfiance et de la haine qui font se scléroser les peuples, et dynamiter les fondements des sociétés sourdes à la sagesse.

Je reste convaincu que les causes bonnes, sincères et justes finissent toujours par trouver, pour leur accomplissement, des gens d’engagement et de foi. J’ai donc choisi, en toute conscience et liberté (que j’assume dans la clarté — je n’ai jamais agi politiquement dans l’ombre), de poser cet acte selon ce que MON cœur et la Raison me dictent de faire avec lui, pour n’avoir pas à regretter de n’avoir pas fait ce que nous avions à faire au moment où il fallait le faire — « En rencontrant Godot », T. Koffi. Théâtre. Paris 2017. » Tel est mon présent credo. Et j’entends bien aller jusqu’au bout de cet engagement.

Tiburce Koffi

tiburce_koffi@yahoo.fr

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« L’Histoire, le héros et l’éthique : dialectique de trois catégories discursives »

© Source : Guillaumesoro.ci

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Epervier
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La rébellion de Côte d'Ivoire lancée en 2002 est une attaque contre un régime politique africain qui se voulait affranchi des véléités impérialistes et esclavagistes françaises.

La rébellion de Côte d'Ivoire est une contre-révolution rétrograde dans la marche du Peuple de Côte d'Ivoire vers la libération, vers la souveraineté.

J'ai lu à peine 25% de votre tentative de travestissement de l'histoire.
WiseMan
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Tiburce Koffi 100%,

Merci pour ce discourt pondere et plein de paroles de sagesse. J'ai toujours pense que ceux qui pretendent que c'est toujours la fautes aux autres en refusant de remettrent en question sont de veritables danger pour l'Afrique.

SEULE LA VERITE ET TOUTE LA VERITE LIBERERA LE PEUPLE IVOIRIEN!!!

Tant pis pour ceux qui ont toujours "raison"
Epervier
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Prétendre que seule la Vérité libérera la Côte d'Ivoire et s'offusquer de lire la Vérité sous prétexte de soutenir un discours "pondéré ", c'est à dire mensonger flatteur à l'endroit des criminels, relève d'une gymnastique mentale assez curieuse.

D'autant plus que pendant ce temps, les principales victimes de l'attaque militaire franco-onusienne contre le pays ont été massacrées et les survivants enlevés et séquestrés, obligés de subir une parodie de procès en Côte d'Ivoire ou à la Haye où le cirque macabre est le plus visible à la CPI.

On dit vouloir la vérité mais interdit de lire ou écrire la vérité.

Votre posture est-elle tenable?
À partir de quel moment parle-t-on d'imposture?
WiseMan
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Je ne sais deja pas si nous commentons le meme sujet quand on a meme pas pris la peine de lire "25%" de ce que l'auteur a ecrit. En somme de la pure speculation/divination...je ne suis pas dedans...

J'ai lu le recit d'un acteur majeur de la crise ivoirienne, partisant de Laurent Gbagbo qui apres des decennies apres les faits qui ont endeuille son peuple et de mures reflexions, a decide de mettre de l'eau a son vin pour permettre a sa maniere a son pays que je n'ai la pretention ni d'aimer ni de connaittre mieux que lui, de renaittre de ses cendres et renouer avec la paix...

QUI SUIS-JE POUR CONTESTER LA VERACITE DE SA CONFESSION????

Je ne peux qu'etre modeste, lui accorder le benefice du doute et le juger sur ses actes futur et les eventuelles contradictions qui pouraient survenir d'autres ivoiriens comme lui.

D'ou je viens, l'homme qui decide de reconnaittre sa faute en public est un grand homme a respecter!!!

Toi tu me parles de France par ci d'ONU par la.
WiseMan
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Je veux bien qu'on parle de France ou d'ONU mais l'article ne fait allusion a aucun de ces sujets...

Je resterai dans le sujet!!!

S'il y a des elements de preuves qui permettent de confondre l'auteur, je suis preneur, sinon...
Epervier
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Dans votre première réaction vous avez évoqué la Vérité.

D'où ma réponse évoquant la Vérité des faits.

Je ne commenterai pas les discours visant à atteindre des objectifs socio-politiques

Je j'évoquais que la vérité des faits que le début de cet article s'atelait à travestir.

Merci pour l'aperçu que vois donnez du contenu du document.

Chers intervenants,

Depuis quelques temps, les débats sont devenus houleux dans les réactions sur votre site Internet Camer.be. Si votre site se veut un lieu de débats, cet espace n’est pas, et ne sera jamais, la tribune des injures à caractères tribales,racistes, antisémites et même des injures personnelles entre certains lecteurs qui se connaissent aussi bien de façon épistolaire que physique.

Nous traquerons désormais des réactions comportant des injures et, à chaque réaction malveillante, nous n'hésiterons pas à bannir définitivement et sans recours les auteurs tout en les excluant sans réserve de notre base de données.

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