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© Camer.be : Onana Nestor
- 11 Sep 2026 22:29:12
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Cameroun - MRC : Dzongang salue la vitalité du parti avant la convention
Albert Dzongang salue la vitalité démocratique du MRC avant la convention du 10 octobre 2026. Il invite le RDPC à s’inspirer de la compétition interne du parti.
Alors que le MRC prépare sa convention extraordinaire du 10 octobre 2026, Albert Dzongang, conseiller spécial de Maurice Kamto, voit dans la compétition interne une preuve éclatante de la vitalité démocratique du parti et un modèle à suivre pour le RDPC.
Albert Dzongang, conseiller spécial de Maurice Kamto, a salué la vitalité démocratique du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) à l’approche de la convention extraordinaire du 10 octobre 2026. Dans une déclaration publiée cette semaine, il estime que les candidatures qui émergent pour la présidence nationale témoignent de la bonne santé interne du parti. « Ce qui fait le charme et la vitalité du MRC, c’est que sa démocratie interne permet de découvrir que certaines personnes sont militants, juste à travers leur candidature pour être président national du parti », écrit-il. Une sortie qui intervient dans un contexte de turbulences : démission de Kamto et Mota, contestations juridiques, et course à la succession. Derrière l’optimisme affiché, les fractures persistent.
UNE CONVENTION SOUS HAUTE TENSION
Le 10 octobre 2026, le MRC élira son nouveau président national. La convention extraordinaire, convoquée par le directoire après les démissions de Maurice Kamto et de Mamadou Mota le 8 septembre, doit désigner le successeur de l’emblématique opposant. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 9 octobre à 10 heures, au siège national du parti à Yaoundé.
Pour Albert Dzongang, cette effervescence est une bonne nouvelle. Le conseiller spécial de Kamto y voit la preuve que le MRC est un parti vivant, où la compétition interne permet de révéler des profils méconnus. Il invite même les autres formations politiques, notamment le RDPC et ses alliés, à s’en inspirer. « Si le RDPC et affidés pouvaient copier », lance-t-il.
PIERRE EMMANUEL BINYAM, PREMIER CANDIDAT DÉCLARÉ
La course à la succession de Maurice Kamto est officiellement lancée. Ce vendredi 11 septembre, Pierre Emmanuel Binyam, cadre influent du parti, a annoncé sa candidature à la présidence du MRC. « Je suis porteur d’une liste à cet effet », a-t-il écrit sur sa page Meta.
Il s’agit de la première personnalité du parti à officialiser ses ambitions. D’autres noms circulent, mais aucune candidature n’a été confirmée à ce stade. La déclaration de Binyam intervient dans un contexte marqué par la préparation des élections municipales et législatives de 2027.
UNE VITALITÉ QUI CACHE DES FRACTURES
Derrière l’optimisme de Dzongang, le MRC reste traversé par de profondes divisions. Willy Mengue, membre du directoire, conteste la validité même de la convention du 10 octobre. Il affirme que Maurice Kamto n’était plus président national depuis sa démission du 25 juin 2025 et que son retour à la tête du parti, en décembre 2025, n’a jamais été reconnu par le ministère de l’Administration territoriale.
« Démission sur démission ne vaut ! », résume-t-il, estimant que le directoire a perdu le droit de convoquer une nouvelle convention, les délais statutaires étant expirés. Okala Ebode, autre figure contestataire, relève également des irrégularités dans la procédure de convocation, notamment le non-respect de l’article 68 du règlement intérieur.
TIRIANE NOAH, PRÉSIDENTE PAR INTÉRIM
En attendant la convention, c’est Tiriane Balbine Nadège Noah, deuxième vice-présidente, qui assure l’intérim à la tête du MRC. Née princesse Yanda, diplômée en Sciences politiques et en Histoire, elle a rejoint le MRC en 2018 et a déjà assuré la présidence par intérim à plusieurs reprises.
Sa désignation ne fait pas l’unanimité. Willy Mengue affirme que le rôle des vice-présidents est d’« assister » le président national, et non de le « suppléer » en cas de vacance. « N’ayant plus de PN, le rôle des VPs n’existe pas », soutient-il.
UN CONTEXTE JURIDIQUE INCERTAIN
La convention du 10 octobre se tiendra dans un flou juridique persistant. Le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a indiqué dans un courrier daté du 19 août 2026 ne « pas juger opportun de prendre acte » de la convention du 21 décembre 2025 qui avait réélu Maurice Kamto à 95,44 %.
Une audience judiciaire entre le directoire du MRC et les contestataires est prévue le 24 septembre 2026. Son issue pourrait avoir des conséquences directes sur la validité de la convention du 10 octobre.
LES CAISSES DU PARTI, UN ENJEU ANNEXE
Albert Dzongang soulève un autre point : la question financière. Il évoque près de quatre millions de francs CFA de caution par liste, une somme qui pourrait profiter aux caisses du parti. Une donnée qui reste à confirmer au regard des modalités officielles de la convention. Si elle se vérifie, cette contribution pourrait représenter une bouffée d’oxygène pour une formation politique dont les finances sont régulièrement mises à l’épreuve.
LE MRC, MOTEUR DE LA DÉMOCRATIE ?
Pour Albert Dzongang, l’issue de cette séquence est claire : « Le MRC est vraiment le moteur de la démocratie camerounaise », conclut-il. Une affirmation qui, dans le contexte actuel, relève autant de la conviction que de la communication politique. Car si le MRC est effectivement le seul parti d’opposition à organiser une compétition ouverte pour sa direction, les contestations internes et les démêlés judiciaires qui l’accompagnent rappellent que la démocratie interne n’est jamais un long fleuve tranquille.
ET MAINTENANT ?
Le 10 octobre, le MRC aura un nouveau président. Ou pas. Car si la convention se tient comme prévu, elle pourrait être contestée devant les tribunaux par les factions dissidentes. Et si elle ne se tient pas, le parti plongera dans une crise de légitimité encore plus profonde.
Une chose est sûre : pour Albert Dzongang, le MRC est en mouvement. Pour ses détracteurs, il est en crise. Entre les deux, les militants attendent de voir qui, de la vitalité ou du chaos, l’emportera.
Qui peut voter à la convention du MRC du 10 octobre 2026 ?
Les modalités de vote n’ont pas été précisées dans le communiqué du directoire. Selon les statuts du parti, la convention nationale est l’instance souveraine qui élit le président national, ses vice-présidents, le secrétaire général et le trésorier national.
Qui sont les candidats déclarés à la présidence du MRC ?
À ce jour, un seul candidat s’est officiellement déclaré : Pierre Emmanuel Binyam, cadre influent du parti. D’autres candidatures sont attendues avant la clôture des dépôts, fixée au 9 octobre 2026 à 10 heures.
Pourquoi Maurice Kamto a-t-il démissionné du MRC ?
Maurice Kamto a invoqué « l’intérêt supérieur » du parti dans sa lettre de démission datée du 8 septembre 2026. Son vice-président Mamadou Mota a pour sa part dénoncé « l’acharnement constant » de l’administration camerounaise à leur encontre.
Qui est Tiriane Balbine Noah ?
Tiriane Balbine Nadège Noah est la deuxième vice-présidente du MRC. Elle assure l’intérim de la présidence depuis le 8 septembre 2026. Née princesse Yanda, elle est diplômée en Sciences politiques et en Histoire et a rejoint le MRC en 2018.
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