Nord-Ouest : les enseignants otages retrouvent la liberté
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Cameroun - Nord-Ouest : les enseignants otages retrouvent la liberté

Les cinq enseignants enlevés le 8 septembre à Wum, au Nord-Ouest du Cameroun, ont été libérés. Aucune explication officielle n'a encore été donnée.

Deux jours après l'attaque meurtrière qui a coûté la vie à un commissaire de police, les cinq enseignants pris en otage à Wum sont de nouveau libres mais les circonstances de leur libération restent, à ce stade, entièrement inconnues.

Ils avaient disparu le jour même de la rentrée scolaire. Le 10 septembre 2026, cinq enseignants du Nord-Ouest camerounais retrouvent leur liberté sans qu'aucune autorité n'explique comment.

L'image a circulé avant le communiqué officiel : des enseignants aux côtés des forces de sécurité, diffusée par des médias locaux annonçant leur libération. Deux jours plus tôt, le 8 septembre, un groupe d'hommes armés avait attaqué le campus de l'établissement de formation d'enseignants de Wum, tuant un commissaire de police et enlevant cinq membres du personnel. Aujourd'hui, le soulagement est réel. Mais une question reste entière : que s'est-il passé entre l'enlèvement et la libération ?

Une rentrée scolaire endeuillée dans le Menchum

Le 8 septembre 2026, au lendemain de la rentrée officielle des classes, un groupe d'hommes armés a attaqué l'établissement de formation d'enseignants de Wum, dans le département du Menchum, région du Nord-Ouest à environ 80 kilomètres au nord de Bamenda. Selon le gouverneur régional Adolphe Lele Lafrique, les faits se sont produits vers 11 heures, au moment où le convoi officiel du préfet du département effectuait sa visite traditionnelle des établissements scolaires pour la rentrée.

Le convoi a essuyé des tirs nourris à une cinquantaine de mètres du campus. Le commissaire divisionnaire Mbah Tobie Damase, qui s'était avancé seul vers l'établissement, a été mortellement touché. Les assaillants ont ensuite enlevé cinq membres du personnel : la directrice de l'établissement, Hope Kwa, ainsi que Presilla Ache, Divine Kometa, Nadine Kum et Dieudonné Nchia. Des sources sécuritaires citées par l'agence Xinhua avaient initialement évoqué un sixième enseignant enlevé un écart de bilan que les autorités n'ont pas expliqué par la suite.

Une attaque toujours non revendiquée

L'établissement visé est désigné différemment selon les sources : certaines évoquent le Government Technical Teachers' Training College (GTTC) de Wum, d'autres l'École normale des instituteurs de l'enseignement général (ENIEG) de la même ville. Cette imprécision, à ce stade non résolue par une communication officielle unifiée, illustre le flou qui entoure l'ensemble de l'épisode.

L'attaque n'avait, à la date du 9 septembre, fait l'objet d'aucune revendication publique. Plusieurs médias l'attribuent à des combattants séparatistes actifs dans les régions anglophones une attribution qui reste, en l'absence de revendication formelle, au conditionnel. L'incident survient alors que des responsables séparatistes avaient appelé à un « lockdown » pour perturber la reprise des cours, et quelques jours après une mise en garde de l'International Crisis Group sur les risques pesant spécifiquement sur cette rentrée scolaire dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest.

Le gouverneur Adolphe Lele Lafrique a qualifié l'attaque de « barbare » et présenté, au nom du chef de l'État, ses condoléances à la famille du commissaire tué. Il a annoncé le déploiement des forces de défense et de sécurité, avec pour mission de retrouver les auteurs de l'attaque et d'obtenir la libération des otages.

La libération : un soulagement sans explication

Le 10 septembre, l'image qui a d'abord circulé sur les réseaux et dans les médias locaux montrait les cinq enseignants aux côtés des forces de sécurité. Elle a précédé toute communication officielle détaillée. Ce que confirment plusieurs sources concordantes, c'est le fait brut : les cinq enseignants sont bien libres, deux jours après leur enlèvement.

Ce que ces mêmes sources ne peuvent, à ce stade, confirmer : les circonstances exactes de cette libération. S'agit-il d'une opération des forces de défense et de sécurité, d'une négociation, ou d'une autre issue ? Aucune autorité n'a, au moment de la publication, apporté de réponse. Cette absence d'explication, dans un contexte où la traque des auteurs de l'attaque avait été annoncée comme prioritaire, mérite d'être suivie dans les prochains jours au même titre que le sort réservé aux responsables de l'attaque et à la mémoire du commissaire tué.

Un climat sécuritaire qui reste fragile

Cette libération, aussi soulageante soit-elle pour les familles, les collègues et la communauté éducative de Wum, ne referme pas le dossier sécuritaire plus large. Les établissements scolaires des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest restent régulièrement exposés à ce type d'incidents depuis le début de la crise anglophone. L'avertissement de l'International Crisis Group, publié six jours avant l'attaque, avait explicitement anticipé un risque de recrudescence des violences autour de la rentrée 2026-2027.


Qui sont les enseignants enlevés puis libérés à Wum ?
Hope Kwa (directrice de l'établissement), Presilla Ache, Divine Kometa, Nadine Kum et Dieudonné Nchia, selon le décompte communiqué par le gouverneur du Nord-Ouest.

L'attaque de Wum a-t-elle été revendiquée ?
Non, aucune revendication publique n'avait été signalée au moment de la publication. Son attribution à des combattants séparatistes reste, à ce stade, non confirmée officiellement.

Sait-on comment les enseignants ont été libérés ?
Non. Aucune autorité n'a précisé si la libération résulte d'une opération de sécurité, de négociations, ou d'une autre circonstance.

Combien de personnes ont été enlevées au total ?
Le chiffre a varié : cinq selon le gouverneur du Nord-Ouest (bilan nominatif détaillé), six selon des sources sécuritaires citées par l'agence Xinhua.

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