Plainte choc d'Olive Ngobo contre le colonel Badjeck
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Cameroun - Plainte choc d'Olive Ngobo contre le colonel Badjeck

Olive Ngobo accuse le colonel Badjeck de tentative de viol et de détournement de fonds. Elle engage des poursuites administratives et pénales. Info TV dans le viseur.

Neuf ans de silence, une tentative de viol présumée en 2017, une plainte administrative « étouffée », 49 jours de détention arbitraire, des accusations de détournement de centaines de millions de FCFA : la fonctionnaire de la présidence Olive Ngobo Elok engage une offensive judiciaire sans précédent contre l'ancien porte-parole de l'armée, le colonel Didier Badjeck.

Le 11 août 2026, le Dr Olive Ngobo Elok, a officiellement engagé une procédure judiciaire multisite contre l'État du Cameroun et le colonel à la retraite Didier Badjeck, l'accusant de tentative de viol, de détournement de fonds, de harcèlement, de menaces de mort et de diffamation. Après neuf années de silence, elle dénonce un « réseau de ramifications tentaculaires et de manœuvres concertées » qui aurait étouffé sa plainte initiale de 2020 et orchestré une campagne de dénigrement contre elle.

Une affaire qui couve depuis 2017

Le 5 août 2026, le capitaine Kenneth Romuald Effoudou Awussi, ancien chef du bureau de renseignement de l'État-major particulier du président Paul Biya, aujourd'hui en exil en Europe, a accusé le colonel Didier Badjeck de tentative de viol sur une collaboratrice en 2017, lors d'une interview sur le plateau de « Fauteuil Rouge ». L'accusation était explosive, mais elle ne reposait jusqu'ici que sur la parole d'un homme en exil.

Le 7 août 2026, Olive Ngobo Elok, la femme dont le capitaine Effoudou avait parlé, a confirmé les faits sur sa page Facebook. Dans un message au ton presque prophétique, elle écrivait :

« La justice de Dieu est parfois silencieuse, mais elle n'est jamais absente. Elle peut sembler lente aux yeux des hommes, mais elle est toujours certaine. Lorsqu'elle agit, elle dévoile la vérité, renverse le mensonge et rétablit ce qui avait été injustement atteint. »

LE COMMUNIQUÉ QUI CHANGE LA DONNE

Le 12 août 2026, Olive Ngobo a publié un communiqué officiel à l'opinion publique nationale et internationale, dans lequel elle détaille l'ensemble de ses démarches judiciaires et brise définitivement le silence qu'elle s'était imposé pendant près de neuf ans.

Les faits dénoncés : une longue liste de griefs

Dans son communiqué, Olive Ngobo énumère les faits, griefs et persécutions qu'elle dénonce depuis 2017 :

- Harcèlements
- Tentative de viol du colonel à la retraite Dr Didier Badjeck
- Abus de pouvoir et d'autorité
- Double reversement abusif
- Agression à main armée
- Tentative d'assassinat
- Manœuvres concertées
- Acharnement
- Scellées irrégulières
- Trafic d'influence
- Non-assistance médicale à personne en danger
- Diffamation
- Propos tendancieux et attentatoires à son honneur

Ces faits couvrent une période allant de janvier 2017 au 13 février 2020, date à laquelle elle a quitté le ministère de la Défense pour une affectation à la présidence de la République.

LE FRONT ADMINISTRATIF : une plainte « étouffée » qui ressurgit

Olive Ngobo révèle qu'une plainte enregistrée au Tribunal Administratif sous le numéro 1220 avait bel et bien été déposée dès 2020. Elle soutient que cette procédure aurait, à l'époque, été « entravée ou étouffée par certaines interventions » un fait qu'elle appelle la justice à établir.

Le 11 août 2026, elle a donné mandat de représentation au Professeur Jean Calvin ABA'A OYONO, expert en droit administratif et constitutionnel, afin d'assurer la défense de ses intérêts devant le Tribunal Administratif du Centre, dans le cadre du contentieux qui l'oppose à l'État du Cameroun, notamment au ministère de la Défense (MINDEF).

LE FRONT PÉNAL : une offensive directe contre Badjeck

Sur le volet pénal, Maître Augustin NGUE FACK, avocat aux Barreaux de Paris et du Cameroun, assurera la défense des intérêts d'Olive Ngobo dans le conflit qui l'oppose au colonel Badjeck.

Les faits dénoncés dans ce volet sont tout aussi graves :

- Harcèlement sexuel
- Tentative de viol
- Diffamation publique par voie audiovisuelle
- Injures publiques
- Dénonciations calomnieuses et mensongères
- Intimidation
- Menaces
- Promesses de mort
- Chantage

LE FRONT MÉDIATIQUE : Info TV dans le viseur

Olive Ngobo ne se contente pas de viser Badjeck. Elle annonce également des poursuites contre la chaîne Info TV, qu'elle accuse d'avoir « cédé son antenne pour piétiner [sa] dignité ».

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, elle écrit :

« La chaîne Info TV, qui s'apparente désormais à une épicerie, officine à gage ayant cédé son antenne pour piétiner l'honneur et la dignité de la femme que je suis, qu'elle se prépare à m'en répondre devant la justice et à me dédommager à hauteur de centaines de milliers de dollars. Car la liberté d'expression ne saurait être le terreau de l'impunité : elle s'exerce dans un cadre légal strict. Mon Conseil Juridique est à l'œuvre… »

Le 7 août 2026, Info TV avait accordé plus de deux heures d'antenne au colonel Badjeck dans l'émission « À vous la parole », intitulée « Au nom de l'honneur ». Badjeck y avait contesté les accusations d'Olive Ngobo et remis en question son parcours académique.

L'ACCUSATION DE DOCTORAT DE FAÇADE

Au-delà des faits de violences sexuelles, Olive Ngobo attaque également la légitimité intellectuelle du colonel Badjeck. Elle affirme que Badjeck, à deux ans de la retraite et en pleine quête d'étoiles de général, n'a jamais eu le temps de mener une véritable recherche doctorale.

Elle assure avoir rédigé elle-même l'introduction et la bibliographie de sa thèse, tandis que le corps et la conclusion auraient été façonnés par deux jeunes doctorants. Un assemblage de pièces rapportées, selon elle.

Une accusation qui, si elle se vérifiait, mettrait à mal la crédibilité académique de l'ancien porte-parole de l'armée.

L'AUTRE BATAILLE : la plainte disciplinaire contre les magistrats militaires

Olive Ngobo rappelle avoir saisi les autorités compétentes en mai 2025 d'une plainte disciplinaire visant certains magistrats militaires en charge de la procédure relative à l'affaire Joseph Fouda/Mbapou et consorts.

Elle dénonce :

- Graves manquements professionnels et déontologiques
- Violations alléguées du serment professionnel
- Corruption
- Abus de pouvoir
- Détournements de compétence
- Graves atteintes à ses droits fondamentaux

Elle a sollicité l'examen de leur responsabilité disciplinaire et leur révocation des doubles fonctions auprès du président de la République, chef des Forces armées, et du ministre délégué à la présidence chargé de la Défense.

LA RESTITUTION DES TÉLÉPHONES SOUS SCELLÉS

Olive Ngobo demande également la restitution de ses trois (03) téléphones portables de marque iPhone, placés sous scellés depuis 2024, dont la conservation prolongée doit être justifiée par les nécessités et les règles de la procédure.

LA RIPOSTE DE BADJECK : une défense controversée

Face à ces accusations, le colonel Badjeck ne reste pas inactif. Invité sur Info TV le 7 août 2026, il a mis Olive Ngobo en demeure de lui présenter des excuses publiques, faute de quoi il engagerait des poursuites judiciaires contre elle. Il dénonce ce qu'il qualifie de « campagne de dénigrement » et de « cabale » ourdie contre lui.

Sa défense a choqué une partie de l'opinion publique : il s'est présenté comme un « bel homme » et un paroissien, affirmant que « les dames couraient après moi ». Une stratégie de communication qui a été largement critiquée sur les réseaux sociaux.

Badjeck a également engagé des poursuites en diffamation contre Olive Ngobo en France et au Cameroun.

Une affaire qui révèle les fractures de l'appareil sécuritaire

L'affaire Olive Ngobo contre le colonel Badjeck dépasse le simple cadre d'un conflit personnel. Elle met en lumière plusieurs failles structurelles de l'appareil d'État camerounais :

1. L'impunité présumée au sein de l'institution militaire la plainte de 2020 aurait été « étouffée ».
2. La porosité entre services de renseignement, médias et justice les accusations de manipulations et de campagnes de dénigrement.
3. La judiciarisation des conflits entre officiers et fonctionnaires Badjeck et Ngobo portent l'affaire devant les tribunaux français et camerounais.
4. Le contrôle des médias Info TV est accusée d'avoir « cédé son antenne » au pouvoir.

QUELLE ISSUE POUR CETTE AFFAIRE ?

L'affaire Badjeck–Olive Ngobo est désormais engagée sur trois fronts :

1. Le front administratif : devant le Tribunal Administratif du Centre, contre l'État du Cameroun.
2. Le front pénal : contre le colonel Badjeck, pour tentative de viol, détournement de fonds et diffamation.
3. Le front médiatique : contre Info TV, pour avoir « piétiné sa dignité ».

 « derrière ce bras de fer médiatique se cache une accusation plus sourde, plus personnelle, qui touche à l'essence même de la légitimité intellectuelle ».

Une chose est sûre : Olive Ngobo ne se taira plus. Et l'affaire est loin d'être terminée.

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