CAMEROUN :: Stratgie : Yaound agite lpouvantail scessionniste :: CAMEROON

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Afin de se donner le beau rôle, les autorités camerounaises essaient de réduire le problème anglophone à une simple volonté séparatiste.

A écouter les tenants du pouvoir ces derniers jours, la crise qui secoue le pays depuis octobre 2016 se résumerait à une simple opposition entre les bons et les mauvais, la République et ses agresseurs, les partisans de la paix, de l’unité et ceux de la désintégration, de la déstabilisation…

Dans cette construction, en l’absence de toutes revendications et avant la conclusion des enquêtes diligentées, les explosions enregistrées dans les villes de Bamenda et de Douala ont été mises sur le dos des activistes de la cause anglophone. A la suite de ces évènements, le ministre de la Communication concluait alors le 21 septembre 2017 que «nous sommes donc en face d’une organisation terroriste en bonne et due forme». Le 29 septembre, le même ministre a donné rendez-vous à la presse.

Il s’agissait cette fois-là de décliner un autre scénario qui serait ourdi par les mêmes acteurs. «À la veille de ce 1er octobre, date anniversaire de la réunification de notre pays, le mouvement sécessionniste qui persiste dans son option de radicalisation, de violence et d’intimidation des populations, s’est donné pour programme d’instaurer un climat de rébellion contre les Institutions de la République, de fomenter des troubles sociaux, de commettre des assassinats ciblés, de perpétrer des attentats contre les forces de maintien de l’ordre et de créer des situations de provocation débouchant sur la répression», assure Issa Tchiroma.

Unanimité

C’est donc autour de ce cri au loup que se construit la mobilisation de ces derniers jours autours du pouvoir en place. Ce cri, on l’a entendu de Marcel Niat Njifenji, le président du Senat à l’initiative d’une manifestation au Monument de la réunification, de Cavaye Yeguié Djibri, le président de l’Assemblée nationale et des responsables du RDPC. Le parti au pouvoir a même organisé des marches à travers le pays pour exprimer «le refus catégorique de la déstabilisation des institutions et de la désintégration de l’Etat».

Pour pallier l’absence de Paul Biya, parti du pays le 14 septembre pour assister à la 72e Assemblée générale de l’Onu et pas encore rentré au bercail, son discours du 31 décembre 2016 a été exhumé par les services de la communication de la présidence de la République. A l’époque, Paul Biya parlait déjà «d’un groupe de manifestants extrémistes, manipulés et instrumentalisés» voulant «poser des actes de violence et chercher à porter atteinte à l’unité de notre pays».

En fait le régime de Yaoundé sait très bien que la sécession est redoutée par une immense majorité des Camerounais. Que ce soit le MRC de Maurice Kamto ou encore le SDF de John Fru Ndi qui ont inscrit dans leur programme politique la question anglophone, tous désapprouvent la partition du pays. Ils l’ont encore dit la semaine dernière. «Je suis anglophone mais je ne suis pas pour la sécession» a indiqué le chairman du SDF dans une interview à Mutations, édition du 27 septembre.

«Le MRC sera de tous  les combats contre la sécession et nous saisissons cette occasion pour condamner, avec la dernière énergie, toute tentative de partition du Cameroun, notre cher pays, dessiné et façonné par une histoire que nous devons assumer collectivement, tout en ayant la lucidité de corriger les éventuelles erreurs et injustices qui ont pu être commises», s’engage pour sa part Maurice Kamto dans un communiqué publié le jour suivant la sortie de Fru Ndi. Mais pour ces partis politiques aussi, «c'est désormais une évidence de dire que le gouvernement a montré son incapacité ou son manque de volonté de gérer cette crise dans un souci de construction nationale et de préservation de l'unité de notre pays».

On le voit d’ailleurs, alors que les grévistes estiment que leurs revendications ne peuvent trouver meilleure réponse qu’au sein d’un Etat fédéral, Paul Biya, tout en appelant au dialogue, postule que la forme de l’Etat n’est pas négociable ou encore que seules les revendications conforment à la constitution seront adressées. Pourtant, lorsqu’il a fallu supprimer la limitation des mandats présidentiels, c’est le même Paul Biya qui affirmait que «les constitutions ne sont pas faites ne varietur, le peuple lui-même détermine ce qui est bon pour lui».

© Source : Integration.org : Aboudi Ottou

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