Cameroun, Nouvelle  lire de Enoh Meyomesse :  Ezaz revient de Mbeng . :: CAMEROON

Cameroun, Nouvelle lire de Enoh Meyomesse : Ezaz revient de Mbeng . :: CAMEROON

Cameroun, Nouvelle ? lire de Enoh Meyomesse : ? Ezaz? revient de Mbeng ?. :: CAMEROON
Cameroun, Nouvelle ? lire de Enoh Meyomesse : ? Ezaz? revient de Mbeng ?. :: CAMEROON
Une jeune fille mariée à un Français décide de retourner en vacances au Cameroun. Elle est assaillie par les agaçantes demandes financières de sa famille. Elle en est outrée. Puis sa mère la convint de rendre visite à ses oncles dans son village avant de rentrer en France. De ce déplacement malheureusement, victime de sorcellerie, elle ne reviendra pas …

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5

Ezazù était encore couchée, mais le salon de la maison s’était déjà rempli de monde. Des gens étaient venus la saluer, lui souhaiter la bienvenue au pays. Ils causaient sans façon entre eux, à haute voix, éclataient bruyamment de rire par moments, et produisaient ainsi un véritable vacarme.

Elle en fut vexée. Sans allumer l’ampoule électrique, elle tendit la main sur la tablette placée au chevet de son lit, se mit à la promener dessus, et elle heurta sa montre-bracelet. Elle la ramassa pour en lire l’heure, son cadran étant phosphorescent : 6 h 30 mn.

— Ce n’est pas vrai ça ! Ces gens n’ont aucune politesse. (Haussa la voix pour se faire entendre d’eux) Ho ! Moi je suis encore en train de me reposer, alors faites moins de bruits s’il vous plait.

Ce fut comme si elle avait donné le signal à ces personnes de venir la sortir de sa chambre.

— Oh ! Mais, tu es même déjà réveillée, on pensait que tu dormais encore, allez, viens nous rejoindre.

Puis, l?une d?elles s’avança vers la porte de sa chambre, se saisit de son poignet, tenta de l’ouvrir, en vain. Elle se mit alors à y tambouriner.

« Kum ! Kum ! Kum ! Kum ! Kum ! »

— Ezazù ! Lève-toi ! C’est quoi même ? Nous sommes venus te saluer et toi tu es encore couchée ? Debout ! C’est quoi même ? Donc tu nous entends parler et tu ne te lèves pas ! Ça alors !

« Kum ! Kum ! Kum ! Kum ! Kum ! »

— Ezazù, lève-toi, et vite ! Ne fais pas la Blanche. Ici, on est en Afrique. Lève-toi, nous sommes ici pour toi !

« Kum ! Kum ! Kum ! Kum ! Kum ! »

— Nous savions que tu arrivais hier en fin de journée, mais nous ne pouvions pas être à l’aéroport ni ici à la maison. Aussi, nous avons décidé de venir ce matin te réveiller. Alors, lève-toi !

« Kum ! Kum ! Kum ! Kum ! Kum ! »

— Ezazù, je te demande de te lever, nous sommes ici pour toi, lève-toi ! Ne fais pas la Blanche.

Ezazù s’emporta.

— Qu’est-ce qu’il y a ? Je vous dois quelque chose ? Hein ? Je vous ai appelés ? Pour qui vous prenez vous ? Hein ? Fichez-moi la paix !

— A nti Zambà ! Ezazù est déjà devenue une vraie blanche, vous entendez son accent ? (Se met à l’imiter avec un ton parisien) je vous dois quelque chose ? Je vous ai appelés ? (Reprend son propre accent) Non, tu ne nous as pas appelés, nous sommes venus de nous-mêmes, alors lève-toi, c’est tout.

Il recommença à tambouriner à la porte.

Cette fois-ci, Ezazù devint hystérique. — Bande de connards ! Vous me fichez la paix, oui ? Allez faire les mariolles ailleurs, je ne vous ai pas invités.

Une des personnes la reprit.

— Emémémémémémémémémémémék ! Lève-toi, avant que je moi je ne vienne casser cette porte. Tu es même qui ? Tu n’es pas Ezazù ? Yézu Kristu ! Lève-toi !

— Bon Dieu ! Alors là, c’est la meilleure. Monsieur m’annonce qu’il va venir casser la porte de ma chambre. T’en as toi du culot, eh ben dis donc !

Plusieurs personnes éclatèrent de rire au salon. Cela l’outra encore plus.

— Elle parle déjà comme une parisienne une vraie, celle qui habite la Tour Effel, pas le sous-quartier, même comme je sais qu’il n’en existe pas là-bas comme ici, enchaîna une voix.

Une autre se fit conciliante.

— Oh, te fâche pas, Ezazù, te fâche pas, tes oncles maternels sont venus te saluer, ne te fâche pas.

Adeda intervint.

— Lève-toi, Ezazù, lève-toi, ce sont tes oncles maternels.

— Mais, maman, nous sommes allés au lit à trois heures passées, et il n’est même pas encore sept heures, et tu me demandes de me lever.

— C’est vrai, mais, ce sont tes oncles maternels, lève-toi et viens les saluer je t’en prie, lève-toi Ezazù…

6

Ezazù fit son entrée au salon. Toutes les personnes qui y faisaient le chahut se levèrent. Elles se mirent à arborer d’immenses sourires aux lèvres. Ezazù entrepris de les saluer, certaines refusant de simplement lui serrer la main, l’étreignaient fortement dans leurs bras. Elles lui dirent toutes combien elles étaient ravies de la revoir. Elles se rassirent après qu’Ezazù l’eut fait. L’une d’elles prit la parole.

— Nous sommes extrêmement ravis de te revoir, chère Ezazù, tu ne peux savoir la joie qui nous habite en ce moment. As-tu effectué un agréable voyage ?

— Oh, oui, il n’y a pas eu de problème. Je suis partie de Rennes de grand matin par le TGV… euh … le train à grande vitesse … euh … ce train qui atteint la vitesse de trois cents kilomètres heure…

— Yézu Kristu ! s’exclamèrent plusieurs personnes, trois cents à l’heure !!!!

— Rien à voir avec notre train d’ici qui, en direction du Nord, roule si lentement que tu peux même en descendre pour faire pipi et remonter à bord tranquillement, enchaîna l?une d?elles.

— Euh … je disais donc que je suis venu de Rennes en TGV jusqu’à Paris. Puis je me suis rendu à Roissy-Charles-de-Gaulle pour prendre mon avion. Nous avons décollé à 14 heures.

Tout le monde se mit à secouer la tête de satisfaction. Ezazù se mit à bailler longuement, on aurait dit qu’elle voulait se décrocher la mâchoire.

— Ah, j’ai encore sommeil, et puis, que de moustiques…

— Quoi ! Adeda ne t’a pas allumé le Moon Tiger ? Hein ? Comment elle peut faire des choses comme ça ? se plaignit une des personnes.

— Toi aussi, le Moon Tiger donne le rhume, tu ne voulais tout même pas qu’elle tombe malade à peine arrivée, reprit une autre personne.

— De toute façon, tu es de nouveau en Afrique, ma fille, la belle vie est finie, tu l’as laissée là-bas à l’aéroport à Paris. Ici, c’est l’Afrique, la saleté, le bruit, la sauvagerie, tu sais, les gens sont très bushman ici, il faudra t’y réhabituer, heureusement que tu ne vas pas rester longtemps, n’est-ce pas ?

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9

A six heures du matin le lendemain, les mêmes personnes revinrent réveiller Ezazù pour recommencer à boire et à manger à l’œil. Adeda en fut outrée.

— Eéékiiié ! Ça devient quoi ? Vous allez saluer ma fille combien de fois, hein ? Ça alors ! Encore aujourd’hui ? Que vous imaginez-vous ? Hein ? Qu’Ezazù est venue ici au pays pour vous faire boire tous les jours ? Hein ? A six heures du matin, vous êtes déjà là ! Wêêêêêêêêêêêêêhhhh ! C’est pas vrai ça ! Rentrez chez vous ! Rentrez chez vous ! Il n’y a plus à boire ! Allez-vous-en ! La fête est finie. La même personne, vous allez la saluer combien de fois ? Allez-vous-en ! Partez ! Ezazù ne reçoit personne aujourd’hui, vous comprenez ?

De sa chambre, dès qu’Ezazù entendit crier sa mère après ces nouveaux anciens visiteurs, elle s’emporta. Elle surgit quasi-hystérique.

— Bande d’ivrognes, saoulards, parasites, cafards répugnants et nauséabonds, mendiants, clochards ! Vous n’me connaissez pas moi mes p’tits mecs. Vous n’me connaissez pas, c’est moi qui vous le dis. Mais c’est pas vrai ça !!! Guenons ! Cassez-vous ! J’veux plus vous voir, compris ? J’veux plus vous voir ici, j’veux plus voir vos sales bobines, bande de comiques. Regardez-moi tous ces clowns ! Chicards ! Allez-vous-en ! Allez-vous-en ! Du vent ! Allez ! Du vent ! Basta ! Basta !

Contre toute attente, les personnes s’emportèrent à leur tour.

— Hé ! Ne nous parle pas comme ça hein, sapak ! Pour qui te prends-tu ? Tu vas épouser un washnet et tu viens t’adresser aux gens comme s’ils étaient tes boys ? Hein ? Tu fais comme ça on te déshabille hein, attention ! Attention ! Ça alors ! Ça alors ! Mbeng

change les gens hein ! Femme de washnet ! Toi-même washnet woman !

A cette injure, le sang d’Adeda se glaça. Elle rugit tel un lion.

— L’enfant de qui tu appelles comme ça, l’enfant de qui ?

Elle ne demanda plus son reste. Elle assena au monsieur qui avait injurié Ezazù une gifle au visage de toute la force de sa main, se courba aussitôt, le prit par les jambes, le souleva, le jeta au sol et bondit sur lui. Elle se mit à lui lacérer le visage avec ses ongles tout en continuant à crier « la fille de qui ? », « la fille de qui ? », « la fille de qui ? » Ezazù de son côté entra dans la cuisine et en ressortit avec un pilon en main. Elle le fit tournoyer en l’air plusieurs fois et le lança avec rage sur les visiteurs indésirables tout en criant quant à elle « allez-vous-en ! », « allez-vous-en ! », «allez-vous-en ! ». Ces derniers ne se laissèrent pas faire. Une terrible bagarre se déclencha entre Adeda, Ezazù et eux. Les voisins accoururent. Ils parvinrent, non sans mal, à la séparer finalement après un long moment.

* *

*

La nouvelle fit le tour de la famille à travers la ville : Adeda et sa fille chassent les gens chez elle. Tout le monde en fut profondément indigné. Comment cela pouvait-il se faire ? Une seule conclusion : Adeda a contaminé à sa fille son mauvais caractère, et elle verra donc de ses propres yeux, comme elle désire profiter toute seule d’Ezazù.

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