Léon Theiller Onana rejette l’idée d’un changement par décret
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Cameroun - Léon Theiller Onana rejette l’idée d’un changement par décret

Pour Léon Theiller Onana, le changement au Cameroun ne se décrète pas depuis le sommet : il se conquiert dans les urnes, au Parlement et dans les communes.

Léon Theiller Onana répond à Cabral Libii sur le vice-président

Léon Theiller Onana rejette l’idée qu’une simple nomination d’un vice-président puisse suffire à changer le Cameroun. En réponse à Cabral Libii, qui a appelé Paul Biya à pourvoir cette fonction, il défend une autre priorité : conquérir démocratiquement le Parlement et les collectivités territoriales.

Le désaccord ne porte donc pas seulement sur un poste.

Il oppose deux lectures du changement politique. D’un côté, une fonction institutionnelle à installer. De l’autre, une bataille électorale à mener dans les assemblées et les territoires.

Cabral Libii demande à Paul Biya de nommer un vice-président

Dans une vidéo diffusée le 17 septembre 2026, selon plusieurs médias camerounais, Cabral Libii a invité le président Paul Biya à nommer un vice-président.

Le président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale aurait présenté cette nomination comme un moyen de sécuriser le fonctionnement du pouvoir et d’appliquer la nouvelle architecture institutionnelle.

La fonction de vice-président a été introduite dans la réforme constitutionnelle promulguée le 14 avril 2026, d’après le texte publié par la Présidence de la République. La loi prévoit notamment que le vice-président est nommé et révoqué par le président de la République.

Au moment de la recherche, aucune personnalité n’avait été officiellement annoncée à ce poste par la Présidence.

Theiller Onana refuse de réduire le changement à une nomination

Léon Theiller Onana prend le contre-pied de cette lecture.

« Le Cameroun n’a pas besoin d’un vice-président pour prolonger un système à bout de souffle », affirme-t-il dans la déclaration transmise à notre rédaction. La citation doit être recoupée avec sa publication originale avant diffusion.

Pour lui, le débat ne devrait pas s’arrêter au sommet de l’État. Le changement passerait plutôt par une transformation des rapports de force dans les institutions élues.

« Le véritable combat est ailleurs : reprendre démocratiquement le Parlement et les collectivités territoriales, lever les obstacles au développement et redonner au peuple le contrôle de son destin », poursuit-il.

La formule déplace le centre de gravité du débat. Il ne s’agit plus seulement de savoir qui occupera la vice-présidence. Il faut aussi demander qui contrôle les espaces où se votent les lois, où se discutent les budgets et où se décident les politiques locales.

Deux stratégies pour parler de l’alternance

Cabral Libii raisonne à partir de l’architecture institutionnelle. La fonction de vice-président existe désormais dans la Constitution. Sa nomination permettrait, selon son approche rapportée par la presse, de donner un contenu concret à la réforme.

Léon Theiller Onana place la question ailleurs : dans le rapport de force électoral.

Son raisonnement est direct. Une nomination présidentielle peut modifier l’organigramme du pouvoir. Elle ne change pas nécessairement la manière dont les citoyens sont représentés.

C’est là que se trouve le point de tension.

Un vice-président nommé par le chef de l’État disposerait-il d’une autonomie politique réelle ? Quel serait son poids face au président ? Quel contrôle le Parlement pourrait-il exercer sur cette fonction ? La réforme constitutionnelle répond à certaines questions juridiques, mais le débat politique reste ouvert.

Le Parlement et les communes au cœur de son message

En parlant de « reprendre démocratiquement » le Parlement et les collectivités territoriales, Léon Theiller Onana s’adresse directement aux partis d’opposition.

Son appel suppose une implantation locale, des candidatures capables de mobiliser les électeurs et une stratégie commune dans les circonscriptions. Cela passe par les campagnes, mais aussi par la surveillance des opérations électorales et la capacité à transformer une victoire en action publique.

Le propos rejoint les discussions déjà engagées autour des prochaines échéances électorales. Des médias camerounais rapportent que plusieurs partis se préparent aux législatives et aux municipales annoncées ou attendues pour 2027, même si le calendrier électoral doit encore être confirmé par les actes officiels appropriés.

Le mot « reprendre » est cependant politique, pas juridique. Il traduit une ambition de conquête. Il ne constitue pas la preuve qu’une majorité parlementaire ou municipale est déjà à portée de main.

Une querelle de personnes ou un vrai débat institutionnel ?

La réponse de Theiller Onana peut être lue comme une critique de Cabral Libii. Mais elle révèle surtout une divergence sur la méthode.

Faut-il utiliser les nouvelles institutions telles qu’elles existent pour obtenir des garanties au sommet ? Ou faut-il d’abord changer les équilibres électoraux à la base ?

Les deux approches ne s’excluent pas forcément. Un Parlement plus pluraliste pourrait débattre plus fortement du rôle du vice-président. Des collectivités mieux représentées pourraient peser davantage sur les politiques publiques. Mais aucune de ces évolutions ne découle automatiquement d’une nomination.

La question qui restera, pour les électeurs comme pour les partis, est concrète : qui peut transformer une revendication nationale en majorité locale et parlementaire ?


Que dit Léon Theiller Onana à Cabral Libii ?

Il estime que le changement au Cameroun ne doit pas dépendre d’une simple nomination à la vice-présidence, mais d’une transformation démocratique des institutions.

Pourquoi Cabral Libii demande-t-il un vice-président ?

Selon plusieurs médias camerounais, Cabral Libii demande à Paul Biya d’appliquer la réforme constitutionnelle qui prévoit cette fonction.

La fonction de vice-président existe-t-elle au Cameroun ?

La loi constitutionnelle n°2026/002 du 14 avril 2026 prévoit cette fonction. Aucune nomination officielle n’a été identifiée dans les sources consultées au 21 septembre 2026.

Que signifie « reprendre le Parlement et les collectivités territoriales » ?

Dans le propos de Léon Theiller Onana, cette expression renvoie à une stratégie de conquête électorale des institutions nationales et locales.

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