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Cameroun, Dérive sécessionniste : Le MANIDEM veut conjurer le chaos qui plane sur le Cameroun. :: CAMEROON
CAMEROUN :: POLITIQUE
  • Camer.be : Ben Oway
  • vendredi 29 septembre 2017 15:30:54
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Cameroun, Dérive sécessionniste : Le MANIDEM veut conjurer le chaos qui plane sur le Cameroun. :: CAMEROON

Au siège du Mouvement Africain pour le Nouvelle Indépendance et la Démocratie (MANIDEM) à Douala, les débats sur la « crise anglophone » ont été houleux. La conférence organisée par le Front Progressiste et Panafricaniste (FPP), deux partis politiques le manidem et le MOCI (Mouvement Citoyen) a tiré sur la sonnette d’alarme « un drame est entrain de se nouer sur le problème anglophone »

Non sans pointer le régime RDPC au pouvoir « la surenchère sécessionniste gagne du terrain, alimentée indirectement par le sentiment de rejet du régime Rdpc par la majorité des Kamerunais » Les forces progressistes sont allées dans l’histoire pour dénoncer une réunification mal négociée par Ahidjo et ses affidés de l’époque « ce drame est la conséquence de la trahison du projet patriotique de la réunification par Ahmadou Ahidjo, John Ngu Foncha, Salomon Tadeng Muna et compagnie » Le Rdpc et Paul Biya sont les héritiers et continuateurs de la politique antipatriotique.

Ekane Anicet du Manidem n’est pas allé du dos de la cuillère « La France a joué avec Ahidjo pour se partager le butin » La partie Anglophone étant ainsi la victime expiatoire du régime néocolonial qui a trahi la voie prônée et tracée par les patriotes Kamerunais et L’UPC. A l’occasion, le front s’est insurgé contre « l’annexion du west Kamerun (Southern Cameroon) par le soit disant referendum de 1972 » qui consacrait l’Etat Unitaire.

Au demeurant, le front « réaffirme son attachement inconditionnel à un Kamerun uni et indivisible » pour lequel des milliers de compatriotes ont été assassinés. Le moment n’est pas choisi pour « choisir entre la sécession et la fin du régime de Paul Biya » le plus urgent étant de gérer l’unité nationale. Cela passe par une concertation entre les forces vives et les leaders que les anglophones auront choisi eux-mêmes. Et aussi « Manifester pacifiquement pour montrer notre attachement à l’unité du pays contre la sécession » Au finish, il est grand temps que le dialogue national inclusif que réclame l’ensemble des forces politiques et sociales démarre.

29sept.
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