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CAMEROUN :: Procès : Les avocats d’Essama réclament sa liberté :: CAMEROON
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  • Source : Le Jour
  • mercredi 20 avril 2016 04:19:07
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CAMEROUN :: Procès : Les avocats d’Essama réclament sa liberté :: CAMEROON

L’activiste nationaliste comparaît depuis le 31 mars 2016 pour destruction de biens publics.

La 2ème audience du procès intenté contre André Blaise Essama s’est déroulée le 18 avril 2016 au tribunal de première instance de Douala-Bonanjo. Dans une salle bondée et sous le regard de la mère de l’accusé (Mme Marguerite Donfack) et du dirigeant du parti Manidem Anicet Ekanè, les trois conseils du prévenu (Mes Jean De Dieu Momo, Massi Ngakele, Adeline Djomgang) ont plaidé la liberté provisoire pour leur client accusé de destruction de biens publics.

Pour eux dès lors que le ministère public représenté ici par le procureur de la République Olivier Ndjié, affirme qu’il n’y a pas de plaignant, il ne sert à rien de maintenir André Blaise Essama en prison. On en est arrivé là parce que le prévenu a décidé de plaider « non coupable » en début d’audience.

Ce choix a amené le procureur à solliciter une suspension d’audience pour la production des scellés. A la reprise il va considérer que « l’affaire n’est pas en état d’être jugée ». Motif : La Communauté urbaine de Douala (Cud), gardienne des édifices dont l’un a été prétendument vandalisé n’est pas présente.

En guise de réponse, Me Momo va se dire « surpris qu’il fasse cette demande ». Il rétorque que depuis l’enquête préliminaire personne n’a vu la Cud avant de demander à la présidente du tribunal, Mbangue née Vicky Ndoumbe d’ordonner la continuation des débats. « Pourquoi voulez-vous qu’on force quelqu’un à se plaindre ? », proteste-t-il alors qu’en face Olivier Ndjié martèle que « toutes les poursuites relèvent du ministère public. Il ajoute qu’il peut bien y avoir aussi bien des interventions forcées que volontaires.

Nouvelle réaction de Me Momo : « ce monument appartient à la Cud. Voulezvous envoyer faire comparaître la France ». Le juriste se dit aussi prêt à démontrer que le monument du général Leclerc objet des poursuites engagées contre son client, est un patrimoine de l’armée française.

Me Momo, virulent, taxe le procureur de la République de laxisme, soutient que « le dossier transmis à madame Mbangue est vide, dénonce « le copinage entre le ministère public et le siège avant de repasser la parole à la juge. Celle-ci en dernier ressort décide de la poursuite du procès. La prochaine audience a lieu le 6 mai 2016. L’on saura ce jour-là si la Cud se présente comme plaignant.

20avril
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