BOUSCULADE À LA MECQUE : 70 morts et une quarantaine de disparus dans la délégation camerounaise
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BOUSCULADE À LA MECQUE : 70 morts et une quarantaine de disparus dans la délégation camerounaise

Les chiffres détenus par le gouvernement ne sont pas encore officialisés.

Le 13 octobre 2015, les derniers pèlerins camerounais ont foulé le territoire national. L’épisode de la bousculade survenue le 24 septembre 2015 à Mina, en Arabie Saoudite, est-il pour autant clos ? Difficile de répondre par l’affirmative. Si les autorités locales, notamment les gouverneurs de l’Adamaoua et de l’Extrême- Nord, ne ménagent aucun effort pour réconforter les familles des pèlerins, il reste que la gestion de cette crise a toujours du mal à être digérée par une grande partie des musulmans.

Le flou entretenu par la Commission nationale de Hadj que préside le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, René Emmanuel Sadi, en rajoute aux critiques que certains n’hésitent pas à formuler directement contre le président de la République, Paul Biya Camer.be. Selon nos informations, les autorités camerounaises seraient déjà en possession de la liste détaillée des pèlerins morts au cours de la bousculade et de ceux qui sont considérés comme «disparus».

Pourquoi ne jouent-elles pas la transparence en rendant public les chiffres ? C’est la question qui taraude les esprits. De sources proches de la commission nationale du Hadj, l’on sait désormais que le nombre de pèlerins camerounais morts dans la bousculade tourne autour de 70 pour une quarantaine de disparus. Dans cette mare aux larmes, les régions septentrionales payent le plus lourd tribut.  Camer.be «Parmi les morts et les disparus, un seul pèlerin n’est pas du Grand-Nord. Il est de l’Ouest», souligne une source au ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation.

La région de l’Adamaoua est celle qui enregistre le plus de morts, suivie de l’Extrême-Nord et du Nord. «A notre niveau, grâce aux contacts divers et grâce à la bonne coopération des encadreurs, nous avons pu dresser une liste de victimes. Nous attendons celle du gouvernement pour faire une comparaison appropriée. La liste du gouvernement est très attendue, parce que c’est elle qui va prévaloir dans de nombreuses démarches administratives», affirme un haut responsable de la communauté musulmane à Ngaoundéré. Qu’attend donc le gouvernement pour la rendre publique ? Mystère et boule de gomme. Jusqu’au bout, le gouvernement aura manqué de réactivité dans ce drame.

© L’Oeil du Sahel : YVONNE SALAMATOU

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