-
© Camer.be : Onana Nestor
- 20 Aug 2026 20:40:19
- |
- 625
- |
Cameroun - Drame à Dschang : trois corps découverts à Mingmeto
Trois jeunes hommes de 23, 25 et 28 ans ont été retrouvés morts à Dschang ce jeudi. Un présumé triple meurtre qui plonge la Menoua dans l'émoi. Décryptage.
Un drame d'une violence inouïe a secoué Dschang ce jeudi 20 août 2026. Trois jeunes hommes, nés respectivement en 1998, 2001 et 2003 âgés donc de 23, 25 et 28 ans ont été retrouvés morts dans une chambre du quartier carrefour Chefferie Mingmeto.
Les premiers éléments de l'enquête dessinent un tableau macabre : l'une des victimes aurait été égorgée dans la douche, tandis que les deux autres présentaient des blessures par arme blanche, probablement des coups de poignard.
Le préfet du département de la Menoua, Itoe Peter Mbongo, s'est rendu sur les lieux aux côtés du médecin légiste, des sapeurs-pompiers et des forces de l'ordre. Une scène de crime désormais sécurisée pour permettre aux enquêteurs de travailler.
Mais dans cette ville universitaire de l'Ouest Cameroun déjà marquée par une série de drames ces derniers mois, ce triple meurtre ravive une question lancinante : que se passe-t-il à Dschang ?
UNE SCÈNE DE CRIME MACABRE AU CŒUR DE LA VILLE
Les faits se sont déroulés au carrefour Chefferie Mingmeto, un quartier central de Dschang. Les trois corps ont été découverts dans une chambre, dans des circonstances particulièrement troublantes.
Selon les premières constatations, l'une des victimes aurait été égorgée dans la douche. Les deux autres auraient succombé à des blessures liées à des coups de poignard.
La scène a été rapidement sécurisée pour permettre aux autorités de procéder aux premières constatations. Le préfet Itoe Peter Mbongo, le médecin légiste, les sapeurs-pompiers et les forces de l'ordre se sont tous rendus sur les lieux afin de procéder aux différentes opérations nécessaires.
Les trois corps sont sur le point d'être transportés à la morgue de l'hôpital régional annexe de Dschang, où des autopsies devraient être pratiquées pour déterminer avec précision les causes exactes de la mort.
UNE PIÈCE MANQUANTE : L'IDENTITÉ DES VICTIMES
À ce stade de l'enquête, une information cruciale manque encore : l'identité des trois victimes.
Leurs âges respectifs ont été communiqués nés en 1998, 2001 et 2003 mais leurs noms, leurs professions, leurs liens éventuels, tout reste à établir.
Les enquêteurs travaillent désormais à l'identification des corps, en interrogeant les proches et en recoupant les signalements de disparitions dans la région. Les familles des victimes, si elles existent, n'ont pas encore été officiellement informées.
Cette absence d'identification complique le travail des enquêteurs et alimente les spéculations. S'agit-il de jeunes de la ville ? D'étudiants de l'université de Dschang ? D'étrangers de passage ?
LA PISTE CRIMINELLE PRIVILÉGIÉE
Les premières constatations orienteraient vers la piste d'un triple meurtre, possiblement prémédité.
Plusieurs hypothèses sont sur la table :
- Un règlement de comptes entre groupes rivaux
- Un différend personnel ayant dégénéré
- Un cambriolage qui a mal tourné
Les investigations permettront de déterminer ce qui s'est réellement passé et d'identifier les éventuels responsables. La présence d'armes blanches, les traces de lutte éventuelles, les témoignages des voisins tous ces éléments seront passés au crible.
La thèse d'un crime prémédité semble néanmoins privilégiée par les autorités, au vu des circonstances particulièrement violentes du drame.
DSCHANG : UNE SÉRIE NOIRE QUI INTERROGE
Ce triple meurtre n'est malheureusement pas un fait isolé. La ville de Dschang et ses environs sont frappés par une série de drames violents depuis plusieurs mois.
Le 17 juin 2026, un jeune homme d'une vingtaine d'années a été brûlé vif en public dans le village de Baloum, près de Dschang, sous les yeux de plusieurs témoins. Le chef supérieur du village et huit autres personnes ont été inculpés dans cette affaire.
Le 2 août 2026, deux corps d'hommes ligotés et en état de décomposition avancée ont été retrouvés dans un ravin de la falaise de Dschang. Sans pièce d'identité, ils ont été inhumés sur place sur ordre du procureur.
Entre ces affaires et le triple meurtre de ce jeudi, c'est une véritable série noire qui s'abat sur la capitale du département de la Menoua.
Les causes de cette recrudescence de violence sont multiples : délinquance juvénile, règlements de comptes, justice populaire, insécurité grandissante. Autant de maux qui rongent cette ville universitaire de l'Ouest Cameroun.
L'ENQUÊTE NE FAIT QUE COMMENCER
Les prochains jours seront décisifs pour l'enquête.
Le transport des corps à la morgue de l'hôpital régional annexe de Dschang permettra aux médecins légistes de pratiquer des autopsies. Ces examens devraient confirmer ou infirmer les premières constatations et apporter des éléments supplémentaires sur les causes exactes de la mort.
L'audition des témoins et des proches des victimes, une fois celles-ci identifiées, sera également cruciale. Les enquêteurs chercheront à reconstituer les derniers instants des trois jeunes hommes et à comprendre les circonstances qui ont conduit à ce drame.
La question des mobiles reste entière. S'agit-il d'un crime passionnel ? D'un règlement de comptes ? D'un acte gratuit ? Les investigations seules permettront de trancher.
UNE VILLE EN ATTENTE DE RÉPONSES
Dschang attend des réponses. Les habitants du quartier Mingmeto, sous le choc, réclament des explications. Les familles des victimes, si elles se manifestent, attendront justice.
Les autorités locales, sous la houlette du préfet Itoe Peter Mbongo, ont fait le nécessaire pour sécuriser les lieux et lancer les investigations. Mais dans une région où la violence semble s'installer, la pression est forte pour que les coupables soient rapidement identifiés et traduits en justice.
Ce triple meurtre est un signal d'alarme. Il rappelle que Dschang, ville universitaire réputée pour son calme et sa quiétude, n'est pas à l'abri des drames qui frappent le reste du pays.
Les Camerounais suivent de près le développement de cette affaire, dans l'espoir que la lumière soit faite sur ce qui reste, pour l'heure, un mystère macabre.
Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp
Lire aussi dans la rubrique SOCIETE
Les + récents
Hervé Renard défie le Cameroun pour son grand retour
Cameroun : Joseph Fouda accusé d'escroquerie et d'espionnage
Drame à Dschang : trois corps découverts à Mingmeto
Une main et puis s'en va : le retour présidentiel qui interroge
Retour de l'armée française au Tchad : le revirement stratégique
N/A :: les + lus
26 élèves surpris en train de tourner un film osé à Bafoussam
- 30 April 2015
- /
- 1051108
Brenda biya sème la terreur en boîte de nuit à Yaoundé
- 15 July 2015
- /
- 587864
Menacée de mort par sa famille car elle est lesbienne
- 03 March 2016
- /
- 474606
Oyom-Abang : une femme marche nue à Yaoundé VII
- 09 July 2015
- /
- 389010
LE DéBAT
Afrique : Quel droit à l'image pour les défunts au Cameroun ?
- 17 December 2017
- /
- 249577
canal de vie
Vidéo de la semaine
évènement
