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© Camer.be : Toto Jacques
- 08 Aug 2026 01:52:52
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Cameroun - Gêne respiratoire à Melen-Mokolo : un camion militaire en cause
Une forte gêne respiratoire a été signalée sur l'axe Melen-Mokolo à Yaoundé. Un véhicule militaire anti-émeute serait à l'origine d'une fuite de liquide. Aucune confirmation officielle.
Des habitants des quartiers Melen et Elig-Effa ont été contraints de se protéger avec des cache-nez après le passage d'un camion militaire qui aurait répandu un produit irritant sur la chaussée.
« C'est irrespirable. On ne comprend pas ce qui se passe. De Mokolo jusqu'à l'EMIA, l'air est contaminé. Ça pique dans les narines et tout de suite ça peut vous donner la grippe ».
Ce témoignage, recueilli auprès d'un passant, résume l'angoisse qui a saisi les populations de cette zone stratégique de la capitale camerounaise. En quelques minutes, une odeur persistante et irritante s'est répandue, obligeant les usagers à se couvrir le visage pour traverser le secteur.
Une odeur suspecte envahit l'axe Melen-Mokolo
Les faits se sont déroulés ce vendredi après-midi sur le tronçon Melen-Mokolo, l'un des axes les plus fréquentés de Yaoundé. Les habitants des quartiers Melen et Elig-Effa ont soudainement été confrontés à une odeur jugée « irritante » et « persistante ».
« D'après plusieurs riverains, un camion militaire anti-émeute aurait traversé le secteur aux environs de 14 heures avant que l'odeur ne se propage ». Certains passants ont même eu recours à des cache-nez pour traverser la zone.
Le phénomène a provoqué une vive inquiétude chez les populations, d'autant que la zone abrite des établissements scolaires, des habitations et des commerces. « On a vu un camion anti-émeute passer autour de 14 heures. Il y aurait une fuite de gaz lacrymogène qui s'échappait, parce que juste après son passage, la forte odeur est restée », affirme Loïc Léma, habitant du quartier.
Un véhicule militaire anti-émeute en cause
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, la situation serait liée au passage d'un véhicule militaire anti-émeute qui aurait subi une fuite, répandant un liquide sur la chaussée.
L'hypothèse la plus souvent avancée est celle d'une fuite de gaz lacrymogène. Ce type de produit, utilisé par les forces de maintien de l'ordre pour disperser les foules, peut provoquer des irritations sévères des voies respiratoires, des yeux et de la peau.
Mais à ce stade, aucune confirmation officielle n'a été apportée par les autorités militaires ou administratives. La nature exacte du produit répandu, comme l'origine précise de l'incident, restent inconnues.
Les témoignages des riverains
Les récits des habitants dessinent le portrait d'une situation alarmante. Un passant décrit une « irritation ressentie sur plusieurs centaines de mètres ». Un autre évoque « une odeur persistante et répugnante », provoquant des nausées chez certains usagers.
« De Mokolo jusqu'à l'EMIA, l'air est contaminé », rapporte un témoin. La zone concernée s'étend donc sur plusieurs kilomètres, touchant à la fois les quartiers résidentiels, les zones commerçantes et les abords de l'École Militaire Interarmes (EMIA).
L'inquiétude est d'autant plus grande que les effets sur la santé pourraient être graves. « Ça pique dans les narines et tout de suite ça peut vous donner la grippe. Chez d'autres personnes, ça peut causer des complications respiratoires », avertit un passant.
Le silence des autorités
À ce stade, aucune autorité militaire ou administrative ne s'est exprimée sur l'origine exacte de cette odeur ni sur les circonstances de l'incident.
Ce silence alimente les spéculations et l'inquiétude des populations. En l'absence de confirmation officielle, les causes avancées reposent uniquement sur les témoignages recueillis auprès des riverains.
Il pourrait s'agir d'un accident lors d'une opération de maintien de l'ordre, ou d'un incident technique sur un véhicule militaire. Mais sans communication officielle, il est impossible de le confirmer.
Que faire en attendant ?
Par mesure de précaution, il est recommandé aux usagers d'éviter la zone si possible ou de redoubler de vigilance en attendant davantage d'informations.
Pour ceux qui doivent emprunter cet axe, il est conseillé de se protéger les voies respiratoires avec un masque ou un cache-nez, et de limiter le temps d'exposition.
Les personnes souffrant de problèmes respiratoires (asthme, bronchite, etc.) sont particulièrement invitées à éviter le secteur jusqu'à ce que la nature du produit soit identifiée et que les autorités donnent des consignes claires.
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