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© Camer.be : Oanana Nestor
- 26 Sep 2026 12:29:30
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États-Unis - Professeur ghanéen tué aux USA : sa femme accusée de meurtre
Un professeur ghanéen abattu de six balles en Illinois. Sa femme, Betty Akamani, est accusée de meurtre. Récit d'un drame conjugal qui secoue la diaspora.
Il avait déposé ses deux filles. Quelques secondes plus tard, six coups de feu. Le professeur Kofi Akamani n'a jamais quitté sa voiture.
Murphysboro, Illinois, samedi 19 septembre 2026, 17 h. Kofi Akamani, 48 ans, professeur de foresterie à la Southern Illinois University (SIU) de Carbondale, vient de déposer ses deux filles chez leur mère. Il remonte dans sa voiture. Il enclenche la marche arrière. C'est à ce moment-là que les coups de feu retentissent. Six balles. Le professeur ghanéen s'effondre sur son siège. Il meurt peu après à l'hôpital Memorial de Carbondale.
Trois jours plus tard, sa femme, Betty Akamani, 35 ans, comparaît devant un tribunal du comté de Jackson. Deux chefs de meurtre au premier degré. Un chef de mise en danger de la vie d'un enfant. Elle est écrouée sans possibilité de libération sous caution. La prochaine audience est fixée au 6 octobre 2026.
Derrière les murs du tribunal, il y a deux petites filles qui ont perdu leur père. Et une communauté ghanéenne sous le choc.
Ce qui s'est passé sur Anthony Drive
Anthony Drive. Une rue résidentielle tranquille entre Murphysboro et Carbondale, dans le comté de Jackson. C'est là que vivait Betty Akamani avec ses deux filles. C'est là que Kofi Akamani venait les voir, régulièrement, malgré la séparation.
Le couple était séparé depuis environ deux ans. Une procédure de divorce était en cours. Selon les documents judiciaires consultés par plusieurs médias, la garde des deux enfants était au cœur des tensions. Kofi Akamani payait une pension alimentaire. Il rendait visite à ses filles, les accompagnait lors de sorties. Il restait présent. C'était l'un de ces pères qui ne disparaissent pas après une séparation.
Ce samedi-là, il avait emmené ses filles en balade. Vers 17 h, il les a raccompagnées chez leur mère. Il les a déposées à la porte. Il est remonté dans son véhicule. Il a démarré.
C'est à cet instant que Betty Akamani aurait ouvert le feu. Six coups de feu , selon des informations de la communauté ghanéenne d'Illinois relayées par GhanaWeb. Les autorités n'ont pas confirmé ce chiffre à ce stade. Le professeur a été touché à plusieurs reprises. Il a été transporté d'urgence au Memorial Hospital of Carbondale. Il y est décédé des suites de ses blessures.
Le bureau du shérif du comté de Jackson a été alerté vers 17 h. Les députés sont arrivés sur les lieux. Betty Akamani a été interpellée. Elle n'a pas tenté de fuir, selon les premiers éléments de l'enquête.
Deux chefs de meurtre, un chef de mise en danger d'enfant
Le lundi 21 septembre 2026, Betty Akamani a comparu pour la première fois devant le tribunal du comté de Jackson. Le bureau du procureur de l'État, représenté par Marsha Cascio-Hale, a requis son maintien en détention provisoire. La juge a accédé à la demande.
Les charges retenues contre elle :
- Deux chefs de meurtre au premier degré
- Un chef de mise en danger de la vie ou de la santé d'un enfant
Ce dernier chef est directement lié à la présence des deux filles du couple au moment des faits. Elles se trouvaient à l'intérieur de la maison lorsque les coups de feu ont été tirés. Aucune d'elles n'a été blessée physiquement. Mais leur père est mort devant chez elles.
Betty Akamani est détenue à la prison du comté de Jackson. Sa remise en liberté a été refusée. Une audience préliminaire est prévue le 6 octobre 2026. Aucune date de procès n'a encore été fixée.
Qui était Kofi Akamani ?
Kofi Akamani était un universitaire respecté. Né au Ghana, il avait obtenu son premier diplôme à la Kwame Nkrumah University of Science and Technology (KNUST) en 2003, en planification du développement. Il avait poursuivi ses études en Norvège, à l'Université d'Oslo, où il avait décroché un MPhil en 2006. En 2011, il avait obtenu un doctorat en ressources naturelles à l'Université de l'Idaho.
La même année, il rejoint la Southern Illinois University Carbondale. Il y enseigne la foresterie, la récréation forestière et les sciences sociales de la conservation. En 2024, il est promu professeur titulaire. Il dirige également le programme doctoral en sciences agricoles et les études supérieures en foresterie.
Ses recherches portaient sur la gestion des ressources naturelles et la résilience des communautés rurales face aux changements environnementaux et économiques. Il a publié plus de trente articles scientifiques. Il était reconnu par ses pairs au Ghana comme aux États-Unis.
« C'est avec le cœur lourd que nous avons appris le décès tragique de l'un de nos membres du corps professoral, le Dr Kofi Akamani », a déclaré Jeff Harmon, responsable de la communication de la SIU. « Nos plus sincères condoléances vont à sa famille, à ses amis, à ses collègues et à ses étudiants en cette période difficile. »
Le département de foresterie de la SIU a également rendu hommage au professeur sur les réseaux sociaux. « La famille de la foresterie l'aimait à l'université et à travers le monde », peut-on lire. « Il avait une attitude douce et bienveillante, un dévouement au travail et une attitude positive. Kofi nous manquera profondément. »
Un hommage lui a été rendu le mardi 22 septembre 2026 à 18 h, sur le campus de Carbondale.
Qui est Betty Akamani ?
Betty Akamani, 35 ans, est décrite comme une professionnelle de la recherche. Elle travaille comme analyste de recherche pour l'Illinois Network of Childcare Resource and Referral Agencies (INCCRRA). Elle a également été assistante de recherche à la SIU et consultante à temps partiel pour l'État de l'Illinois depuis 2020. Elle poursuivait un doctorat en psychologie à la Capella University.
Elle est américaine. Elle a rencontré Kofi Akamani à la SIU lorsqu'elle était étudiante. Le couple s'est marié. Deux filles sont nées.
Mais le mariage s'est délité. Depuis environ deux ans, le couple vivait séparé. Une procédure de divorce était en cours. Les enfants vivaient avec Betty Akamani. Elle recevait une pension alimentaire de son mari.
Selon des informations relayées par la communauté ghanéenne et rapportées par plusieurs médias, Betty Akamani aurait déjà signalé son mari à la police, l'accusant de traite d'enfants. L'enquête n'a trouvé aucun élément corroborant ces accusations, selon le bureau du procureur. Les déclarations des enfants n'ont pas non plus confirmé ces allégations.
Ces accusations antérieures pourraient peser dans la procédure. Elles dessinent le portrait d'un conflit conjugal qui avait dépassé le stade de la simple mésentente.
Ce que ce drame dit de la diaspora
Kofi Akamani était un homme installé. Un professeur titulaire. Un père présent. Un membre respecté de la communauté universitaire. Il avait gravi tous les échelons académiques, du Ghana à la Norvège, de l'Idaho à l'Illinois.
Betty Akamani était une professionnelle qualifiée. Une chercheuse. Une mère. Une femme qui poursuivait un doctorat.
Rien, dans leurs parcours respectifs, ne laissait présager ce dénouement.
Et pourtant. Un divorce. Une bataille pour la garde. Des accusations réciproques. Et un père abattu dans sa voiture devant la maison de ses enfants.
La communauté ghanéenne d'Illinois est sous le choc. Sur les groupes WhatsApp et les pages Facebook de la diaspora, les messages de condoléances affluent. Beaucoup se demandent comment en arriver là. D'autres évoquent des tensions connues, des signes avant-coureurs, des appels à l'aide qui n'auraient pas été entendus.
Ce drame n'est pas isolé. Au sein des communautés africaines immigrées aux États-Unis, les conflits conjugaux qui dégénèrent font régulièrement la une. Les causes sont multiples : pression migratoire, isolement, différences culturelles dans la gestion des conflits, absence de réseaux de soutien familiaux, stigmatisation de la séparation.
La violence conjugale ne connaît ni frontières, ni diplômes, ni statuts sociaux.
Betty Akamani est présumée innocente. Elle n'a pas encore plaidé. Aucune preuve n'a été rendue publique par le bureau du procureur au-delà des chefs d'accusation. L'enquête du shérif du comté de Jackson se poursuit.
Le 6 octobre 2026, elle comparaîtra à nouveau. Le juge décidera alors s'il existe suffisamment d'éléments pour que l'affaire soit jugée. Si c'est le cas, un procès pourrait s'ouvrir dans les mois qui viennent. Betty Akamani encourt la prison à perpétuité.
Les deux filles du couple sont, à ce jour, placées sous la responsabilité des services sociaux de l'Illinois. Leur situation n'a pas été rendue publique.
Nous avons tenté de joindre le bureau du procureur du comté de Jackson et le shérif pour obtenir des précisions sur l'enquête et sur la situation des enfants. Sans succès au moment d'écrire ces lignes.
Kofi Akamani était un professeur. Un chercheur. Un père. Il est mort à 48 ans, devant chez lui, après avoir embrassé ses filles. Sa femme est en prison. Ses enfants ont perdu leurs deux parents en une après-midi.
Une question, lancinante, reste sans réponse : comment un divorce peut-il en arriver là ?
Qui est Kofi Akamani, le professeur ghanéen tué aux États-Unis ?
Kofi Akamani était un professeur ghanéen de 48 ans, titulaire à la Southern Illinois University Carbondale (SIU). Il enseignait la foresterie et la conservation depuis 2011. Il était diplômé de KNUST au Ghana, de l'Université d'Oslo et de l'Université de l'Idaho. Il est décédé le 19 septembre 2026 après avoir été abattu devant chez lui.
Pourquoi Betty Akamani est-elle accusée du meurtre de son mari ?
Betty Akamani, 35 ans, est accusée d'avoir tiré à plusieurs reprises sur son mari alors qu'il venait de déposer leurs deux filles chez elle, le 19 septembre 2026. Elle est inculpée de deux chefs de meurtre au premier degré et d'un chef de mise en danger d'un enfant. Elle est présumée innocente jusqu'à preuve du contraire.
Où se déroule l'affaire Kofi Akamani ?
L'affaire se déroule dans le comté de Jackson, dans l'Illinois, aux États-Unis. La fusillade a eu lieu sur Anthony Drive, entre Murphysboro et Carbondale. Betty Akamani est détenue à la prison du comté de Jackson. La prochaine audience est prévue le 6 octobre 2026.
Que vont devenir les deux filles du couple ?
Les deux filles du couple, qui étaient présentes dans la maison au moment des coups de feu, ont été placées sous la responsabilité des services sociaux de l'Illinois. Leur situation exacte n'a pas été rendue publique. Elles ont perdu leur père et leur mère est en détention.
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