CAMEROUN :: Scurit sociale : La CNPS peut-elle assurer les retraites du futur ? :: CAMEROON

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La gestion des retraites critiquée pendant que les  travailleurs du secteur informel boudent la politique des assurances volontaires de l’entreprise para publique. Celle-ci multipliant pour sa part des scandales.

Les experts prédisent dans moins d’un quart de siècle, l’échec du système de régime de retraite au Cameroun. En se basant sur le ratio de plus en plus croissant entre le nombre des travailleurs du secteur informel et ceux du secteur formel. Sachant que selon le système de retraite, les travailleurs d’aujourd’hui cotisent pour ceux de demain. Pour ces experts, la crise du travail d’aujourd’hui annonce la faillite des pensions retraites. D’après les statistiques du Fonds national de l’emploi, bras séculier de la politique gouvernementale de l’emploi au Cameroun, le taux global de sous-emploi du pays se situe à 71,5%, avec un taux de chômage de 4.4%.

Selon les chiffres du ministère du Travail et de la protection sociale (MINTSS) le taux de couverture de la population active par le système de sécurité sociale au Cameroun est de 22,9%. Au 30 octobre 2016, 36 177 nouveaux assurés volontaires ont été enregistrés. Ce qui porte actuellement leur nombre total à 127 653. En outre, le fichier des employés a connu 57 616 nouvelles immatriculations.

Quant à celui des employeurs, il compte 43 460 immatriculés. Mais, de manière générale, Selon les chiffres de l’Institut national de la statistique (INS), seulement 10% de la population camerounaise bénéficie d’une couverture sociale. Soit 7% issu du secteur public et 3% du secteur privé formel. Le reste de la population active soit 90%, est issu du secteur informel qui ne bénéficie pas toujours d’une sécurité sociale.

Cette situation avait cru trouver solution quand le 1er décembre 2014, le gouvernement lançait l’immatriculation des assurés volontaires. Ces assurances d’un type particulier, définies dans le décret du 13 août 2014, du Premier ministre camerounais, Philémon Yang, fixant «les conditions et modalités de prise en charge des assurés volontaires au régime d’assurance pension de vieillesse, d’invalidité et de décès».

Sont concernés par l’assurance volontaire, précise le texte gouvernemental, les «personnes dotées de capacités contributives, mais qui ne sont pas soumises à un assujettissement obligatoire contre les risques de vieillesse, invalidité et décès ; les travailleurs qui ne remplissent pas les conditions d’affiliation au régime général, au régime des personnels de l’Etat, ou à un quelconque régime spécial de sécurité sociale ; les anciens assurés sociaux qui cessent de remplir les conditions d’assujettissement au régime général». De manière concrète aux commerçants, taximan, agriculteurs, sportifs, avocats… et autres travailleurs du secteur informel de bénéficier d’une pension de vieillesse.

A ce jour, selon les chiffres révélés par la CNPS, seulement 152 000 volontaires ont souscrit à une assurance volontaire en mi-2017. Un chiffre qui permet de garder croissante la courbe de cette assurance. Car, en 2015, 85 000 personnes c’étaient inscrites et en 2016, on comptait 140 000 volontaires. Ce qui signifie une augmentation de 55 000 personnes entre 2015 et 2016, et seulement 12 000 nouvelles personnes entre 2015 et mi-2017.

De plus, des volontaires enregistrés, il a été révélé que la moitié s’acquitte véritable des leurs cotisation. Cette situation pourrait signifier la méfiance portée vis-à-vis de la CNPS et de ce programme. Jean D., commerçant, na cache pas son incrédulité « en cotissant à la CNPS je ne suis pas sûr d’être remboursé au temps marqué. Si les travailleurs du système formel ont du mal à rentrer en possession de leurs cotisations, combien de fois moi ».

Ce sentiment de réticence est  également partagé par plusieurs de ses camarades au marché central de Yaoundé. Et, pour tous ces travailleurs, le récent scandale autour de la CNPS lié aux méthodes de gestion de son directeur n’a pas réussi à les rassurer. Un virus de panique qui semble aussi atteindre les travailleurs du secteur privé.

En effet, le directeur de l’institution avouait lors de son passage à l’émission sur la chaine Canal 2 international avoir offert un cadeau au président de la République avec les fonds de la structure. Sans compter les multiples dépenses douteuses dont il fait actuellement l’objet. Surtout que les investissements et placements des fonds n’est pas connu des personnes qui cotisent. Contrairement dans des pays comme le Kenya ou encore en Afrique du Sud où les fonds de retraites sont contraints de communiquer sur la gestion de ces institutions.

En plus de cela, il faut dire le plafond des cotisations sociales à la CNPS reste toujours discuté. Longtemps resté à la barre des 300 000 FCF, il a été revu à la hausse par le décret n°2016/072, fixant les taux des cotisations sociales et les plafonds des rémunérations applicables dans les branches des prestations familiales, d’assurance pensions de vieillesse, d’invalidité et de décès, des accidents du travail et des maladies professionnelles. Ce décret présidentiel relevait ainsi le plafond des cotisations à 750 000 FCFA (en hausse de 150%), tandis que le taux des cotisations des travailleurs, lui, passe de 2,8 à 4,2% du salaire.

Expliquant ces nouveautés dans une interview au Quotidien public, le DG de la CNPS, Alain Noël Olivier Mekulu Mvondo indique que cette décision de l’Etat camerounais induira une augmentation aussi bien des recettes de la CNPS que des pensions des retraités. Mais, cette mesure reste encore rude pour les travailleurs dont le revenu mensuel excède le montant du plafond des cotisations. Il faut dire la politique des cotisations sociales est plus favorable pour les travailleurs du secteur public chez qui l’on prend le salaire le plus haut comme référence.

© EcoMatin : Vanessa Ngono Atangana

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