Inceste à Yaoundé : un père engrossé sa fille de 14 ans
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Cameroun - Inceste à Yaoundé : un père engrossé sa fille de 14 ans

Une adolescente de 14 ans du Mfoundi, à Yaoundé, a porté plainte contre son père pour des violences sexuelles répétées. Elle serait aujourd'hui enceinte. L'enquête est en cours.

Ce drame, aussi sordide soit-il, n'est pas un cas isolé. Derrière ce nom Edou se cache un père, un géniteur, un homme qui aurait, selon les accusations, violé l'un des tabous les plus universels : l'inceste. Une affaire qui choque, indigne et interroge sur la protection des mineurs au Cameroun. Et sur l'efficacité d'une justice trop souvent prise en défaut.

Les faits : une plainte pour violences sexuelles répétées

Une adolescente âgée de 14 ans, résidant dans le département du Mfoundi à Yaoundé, a porté plainte contre son géniteur pour des faits présumés d'inceste. Selon les informations relayées par Infoactualité Divine, la jeune fille aurait été victime de violences sexuelles répétées de la part de son propre père, identifié comme un certain Edou.

Le drame atteint son paroxysme : l'adolescente serait aujourd'hui enceinte à la suite de ces faits présumés. Une grossesse qui transforme un crime en une tragédie à double visage celle d'une enfant qui porte l'enfant de son agresseur.

Une enquête ouverte par le parquet

Face à cette plainte, le parquet a initié une enquête approfondie à la légion de gendarmerie du Centre. Les forces de sécurité sont désormais saisies de l'affaire et doivent procéder aux premières constatations.

L'objectif : établir les responsabilités, recueillir les témoignages, et faire toute la lumière sur des faits qui, s'ils sont confirmés, constituent l'un des crimes les plus graves que puisse connaître une famille.

La présomption d'innocence demeure applicable au mis en cause jusqu'à une éventuelle décision de justice.

Ce que dit la loi : l'article 360 du code pénal camerounais

Au Cameroun, l'inceste est explicitement réprimé par le code pénal. L'article 360, en son alinéa 1, dispose que :

« Indépendamment des peines prévues aux articles 346 (3) et 347 (1), est puni d'un emprisonnement de un (1) à trois (3) ans et d'une amende de 20.000 à 500.000 francs CFA, celui qui a des rapports sexuels :
a) Avec ses ascendants ou descendants légitimes ou naturels, sans limitation de degré ;
b) Avec ses frères ou sœurs légitimes ou naturels, germains, consanguins ou utérins. »

L'alinéa 2 précise que, hors les cas de concubinage notoire ou de mariage incestueux, la poursuite ne peut être engagée que sur la plainte d'un parent par le sang.

Ainsi, la loi camerounaise punit clairement les relations sexuelles entre ascendants et descendants, sans limitation de degré. La peine encourue un à trois ans d'emprisonnement est cependant jugée par certains acteurs de la société civile comme insuffisante au regard de la gravité des faits.

Un drame qui révèle un tabou persistant

L'affaire Edou n'est pas un cas isolé. Elle s'inscrit dans une réalité plus large : celle des violences sexuelles intrafamiliales qui frappent de nombreux mineurs au Cameroun.

Selon une étude épidémiologique menée sur un échantillon clinique camerounais, les violences sexuelles intrafamiliales constituent une problématique de santé publique majeure, souvent tue par les victimes elles-mêmes par peur, honte ou pression familiale.

L'inceste, défini communément comme des violences sexuelles commises sur un mineur par des membres de sa famille, reste un phénomène massif, bien que largement sous-déclaré.

La protection des mineurs en question

Au-delà de l'aspect judiciaire, cette affaire soulève la question cruciale de la protection des mineurs au Cameroun. La victime, âgée de seulement 14 ans, a besoin d'un accompagnement psychologique, social et matériel.

La loi n° 2016/007 du 12 juillet 2016 portant Code pénal a renforcé les dispositions relatives à la protection de l'enfance. Mais les faits montrent que la législation, aussi avancée soit-elle, ne suffit pas à endiguer un phénomène qui plonge ses racines dans le silence et la complicité familiale.

La ministre de la Femme et de la Famille a déjà condamné fermement des cas similaires, rappelant que la protection de l'enfant n'est pas négociable.

Un appel à la solidarité

La jeune victime et son entourage lancent un appel à la solidarité en direction des personnes de bonne volonté susceptibles de lui apporter un soutien. Un cri du cœur qui rappelle que, derrière l'affaire judiciaire, il y a une enfant dont la vie a basculé à jamais.

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