Biyem-Assi, Tsinga, Victor Hugo : la ville sous les déchets
CAMEROUN :: SOCIETE

Cameroun - Biyem-Assi, Tsinga, Victor Hugo : la ville sous les déchets

Des riverains de Biyem-Assi, Tsinga, Montée Maison Blanche et Victor Hugo à Yaoundé alertent sur des déchets et des routes de plus en plus impraticables.

Dans plusieurs quartiers de Yaoundé, l'accumulation des ordures et la dégradation des voies transforment le trajet quotidien en épreuve et la colère des riverains, elle, ne se dégrade pas.

À Yaoundé, ce ne sont plus seulement des nids-de-poule que les habitants redoutent, mais des routes qu'ils disent tout simplement en train de disparaître. À Biyem-Assi, sur la Nouvelle Route Tattam, à la Montée Maison Blanche et à Victor Hugo, des riverains décrivent des tronçons de plus en plus difficiles, voire impossibles, à emprunter envahis, selon eux, par des tas de déchets qui s'accumulent au fil des semaines.

Ce n'est pas une rumeur isolée. C'est un signal qui remonte, presque simultanément, de plusieurs points de la capitale. Et il pose une question simple : quand la ville promet la salubrité, qui, au juste, la tient responsable de sa parole ?

Un même signal, venu de quatre quartiers différents

Ce qui frappe d'abord, c'est la simultanéité. Biyem-Assi, la Nouvelle Route Tattam, la Montée Maison Blanche et Victor Hugo ne sont pas des quartiers contigus, ni gérés par les mêmes axes de circulation. Pourtant, les témoignages qui en émergent se recoupent : des monticules d'ordures qui grossissent au bord des chaussées, et des routes que l'usure conjuguée, selon les riverains, à l'absence d'entretien rend chaque jour plus périlleuses.

À Biyem-Assi, quartier densément peuplé du sud de la capitale, des habitants décriraient des points de collecte devenus, avec le temps, des dépôts permanents plutôt que des étapes de passage. Sur la Nouvelle Route Tattam, l'inquiétude porterait autant sur l'état de la chaussée que sur les déchets qui s'y accumuleraient, rendant certains passages difficiles pour les véhicules comme pour les piétons.

Des trajets qui deviennent un pari quotidien

La Montée Maison Blanche, axe connu pour sa déclivité et sa fréquentation, illustrerait un phénomène similaire : des riverains y décriraient des conditions de circulation de plus en plus contraignantes. Quant à Victor Hugo, quartier repère dans le paysage urbain de Yaoundé, les habitants signaleraient eux aussi une dégradation qu'ils jugent préoccupante.

Pour beaucoup de riverains, le trajet vers le travail, l'école ou le marché ne serait plus un simple déplacement, mais une évaluation quotidienne du meilleur itinéraire possible ou du moindre mal.

Précision méthodologique : à ce stade, aucune déclaration officielle, aucun communiqué de la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY), d'Hysacam ou du Ministère de l'Habitat et du Développement Urbain (MINHDU) n'a pu être intégré à cet article, faute de source disponible au moment de la rédaction. Ces institutions n'ont pas encore été jointes pour réaction cette étape reste nécessaire avant publication.*

Un problème structurel plus qu'un incident isolé

La question de la gestion des déchets et de l'entretien routier à Yaoundé n'est pas nouvelle. Elle revient périodiquement dans le débat public camerounais, portée tantôt par des riverains, tantôt par des acteurs associatifs, sans qu'une réponse durable ne semble s'installer. Ce qui distingue la situation actuelle, si elle se confirme, c'est la convergence de plusieurs quartiers autour d'un même constat, au même moment un facteur qui pourrait renforcer la pression sur les autorités municipales.

Les causes avancées habituellement dans ce type de situation fréquence insuffisante des collectes, sous-dimensionnement des infrastructures de voirie face à la croissance démographique, ou contraintes budgétaires des collectivités locales restent, dans le cas précis de ces quatre quartiers, à documenter et à confirmer.

Ce que cela révèle des attentes des riverains

Au-delà du constat matériel, ces témoignages traduisent une attente : celle d'une réactivité des autorités face à des signalements répétés. Dans un contexte urbain où la croissance démographique de Yaoundé continue de peser sur les infrastructures existantes, la question de la salubrité et de l'entretien routier dépasse le simple inconfort quotidien elle touche à la santé publique, à la sécurité des déplacements, et à la confiance entre administrés et administration.

Et maintenant ?

La suite dépendra largement de la réponse ou de l'absence de réponse des instances compétentes. Une prise de parole de la CUY, d'Hysacam ou du MINHDU permettrait de clarifier les mesures déjà engagées, si elles existent, ou d'annoncer un calendrier d'intervention. En l'absence de cela, le risque est que la mobilisation observée dans ces quartiers s'étende, ou se transforme en action collective plus visible.

Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp 

Lire aussi dans la rubrique SOCIETE

Les + récents

partenaire

canal de vie

Vidéo de la semaine

évènement

Vidéo


L'actualité en vidéo