Camer.be
CÔTE D'IVOIRE :: LE GOUVERNEUR, LE PEUPLE, LE TEMPS (Dialectique d'une trilogie) 2ème volet : Ouattara et le fantôme d'Houphouà«t-Boigny :: COTE D'IVOIRE
CÔTE D'IVOIRE :: POINT DE VUE
  • Correspondance : Tiburce Koffi
  • mercredi 06 juin 2018 12:54:20
  • 2742

CÔTE D'IVOIRE :: LE GOUVERNEUR, LE PEUPLE, LE TEMPS (Dialectique d'une trilogie) 2ème volet : Ouattara et le fantôme d'Houphouà«t-Boigny :: COTE D'IVOIRE

Il n’est pas un héritier constitutionnel, et il ne faisait pas même partie de ceux que les Ivoiriens percevaient comme successeurs possibles de l’illustre chef d’Etat ivoirien ; mais l’histoire a fini par faire de lui une probabilité puis, une réalité. Alassane Ouattara était-il prévu dans le plan successoral d’Houphouët-Boigny ? La réponse classique entendue est « non. » Mais qui sait le plan caché des grands hommes ?

On peut, en effet, se demander comment un chef comme Félix Houphouët-Boigny, réputé visionnaire sinon très prévoyant, ayant travaillé pendant plus de trois décennies avec une équipe de fidèles, peut-il, dans ses derniers jours, introduire au Palais un homme peu connu des siens (le peuple ivoirien), mais l’un de ses filleuls, compétent et apte à gérer l’Etat, avec pour (unique) mission de redresser le pays en difficultés ? Et cela, au mépris du bon sens pragmatique et politique qui lui recommandait de désigner plutôt à cette tâche, un cadre du sérail, formé par lui-même ! Et comment cette équipe a-t-elle pu croire, un seul instant, que ce cadre compétent et ambitieux (comme l’est tout homme compétent et intelligent) renoncerait comme cela, par pudeur, à prendre un pouvoir dont la porte lui a été largement ouverte par l’illustre gardien des lieux — le Président Houphouët-Boigny ? N’est-il pas temps que nous nous posions ces questions, plutôt que de nous contenter de certitudes et d’opinions faciles sur ce sujet ?

A mon avis, Houphouët-Boigny était peut-être convaincu qu’aucun de ses cadres, pas même le dauphin qu’il avait prévu, ne saurait diriger la Côte d’Ivoire, après lui ; et que seul un disciple de caractère, qui aurait envers lui des devoirs ‘‘filiaux’’ et un respect réel (aux alentours de la dévotion), saurait lui succéder en évitant surtout de faire l’inventaire (risqué, pour son honorabilité) de sa gestion. Et cet homme, cet héritier non officiellement déclaré, c’était, peut-être, Alassane Ouattara. Un fils du pays, peu connu en Côte d’Ivoire, certes, mais technocrate brillant, crédible, ayant une audience internationale et, mieux, du caractère ! Bonus : il est issu d’un groupe ethnique sociologiquement important et économiquement puissant. Comme le sien. Voilà son joker politique, à la fin de son règne. Et comme tout bon joker, il sera brandi au dernier moment… en cas de difficultés insurmontables ! N’est-ce pas dans ce contexte qu’a surgi Alassane Ouattara ? Alors… !
Dans le fond, et avec le recul, ne peut-on pas avancer que c’est cette même démarche qui rationalise l’énigmatique « Appel de Daoukro » ? Son auteur était/est/ convaincu qu’à part lui, aucun cadre du Pdci n’est apte à diriger le pays. Alors, dans l’impossibilité constitutionnelle d’être candidat lui-même, il a porté son choix sur Alassane Ouattara, un dirigeant de caractère, le seul de la ‘‘maison’’, susceptible de pouvoir protéger et garantir ses intérêts. Par reconnaissance. Ce qu’un cadre du Pdci, pas même Charles Konan Banny, n’aurait sans doute su lui garantir. L’auteur de « l’Appel de Daoukro » reproduisait ainsi la même option qu’Houphouët-Boigny avait faite, en 1989-1990. Le Pdci-Rda est-t-il vraiment à l’abri de la répétition de ce même schéma pour 2020 (1) ?...     
Retenons que les successions de ce type ne se règlent pas toujours sur des parchemins ! Et les grands de la Terre laissent souvent à leurs contemporains, des messages subliminaux qui ne se dévoilent que plus tard, par un méthodique travail d’herméneute. Toujours est-il qu’Alassane Ouattara est là. L’Histoire l’enregistre donc comme troisième successeur de Félix Houphouët-Boigny s’inspirant (ou se réclamant) de l’illustre chef d’Etat, à l’instar des deux premiers (Bédié et Gbagbo). C’est donc une posture d’héritier qui a ses implications et devoirs : être à l’image de l’illustre père et modèle. Examinant l’agir politique du président Ouattara, j’ai alors décelé cinq traits majeurs qui indiquent que l’homme est vraiment en proie au fantôme de Félix Houphouët-Boigny. Pêle-mêle :
 
1.    l’obsession des Grands chantiers ;
2.    l’entretien de la qualité de son commerce et de son image ;
3.    le sens des ‘‘affaires’’ ; d’où sa vigilance dans la gestion des Affaires de l’Etat ;
4.    une phobie prononcée de la contradiction : il est de légende que Ouattara déteste être contredit, encore moins, être contesté.
5.    Enfin, une force de caractère qu’il dispute outrageusement à Houphouët-Boigny et qui fonde son côté rigoureux et, apparemment insensible.
 
Voilà, à mon avis, entre autres et parmi les plus essentiels, les côtés ‘‘houphouétiens’’ du personnage d’Alassane Ouattara. Tous ceux qui ont eu le privilège de le rencontrer sont pratiquement tombés (ou ont failli l’être) sous son charme : ton posé et sûr, élégance vestimentaire et comportementale, attitude courtoise, homme attentif, prestation discursive faite de propos sérieux — rigolade bouffonne et paroles farfelues exclues, svp ! Même l’auteur de ces lignes, lui qui avait pourtant des raisons objectives de se méfier de lui, est ‘‘tombé’’ sous le charme de son discours, sa prestance et son assurance !
Ici, l’homme affiche de la fermeté et de la rigueur dans son agir social et politique : un souci constant et exemplaire de la ponctualité (1), une capacité de décision et d’exécution, des attitudes dictatoriales (tout grand chef est dictateur — ce n’est pas un défaut en soi) à choquer les âmes sensibles. La démolition musclée de l’immense ghetto de la baie de Port-Bouët qui, depuis près ou plus de trois décennies, encombrait la vue des voyageurs tout au long de la mer qui mène à Bassam, celle, aussi, du « Café de Rome » (un vilain building dont je n’avais eu de cesse de décrier l’emplacement et d’en souhaiter la salubre destruction), la démolition des immeubles qui avaient colonisé le boulevard de Marseille, les autres opérations de déguerpissement musclé opérées à Cocody-Gobelet et autres espaces insalubres d’Abidjan, tout cela ajouté à la récente offensive urbanistique et très musclée contre Cocody-Danga, traduisent parfaitement la force de caractère d’un chef sûr de ses choix et de son fait.
 
[Déplaire pour bien diriger]
 
C’est à vous donner le frisson, pour sûr ! Mais le résultat de cette épreuve des nerfs finit toujours par donner raison aux décisions du grand chef : la baie de Port-Bouët-Bassam, le Café de Rome, le Boulevard de Marseille, méritaient vraiment d’être détruits. Je m’étais souvent demandé quel dirigeant de mon pays aurait assez de témérité pour déblayer ces espaces indûment occupés, et qui gâchaient la qualité visuelle de la ville d’Abidjan. Et Ouattara le fit ! Car seul Ouattara pouvait le faire. Et je ne cachai pas ma satisfaction dès que j’eus apprit qu’il nous avait débarrassé de ces encombrements inacceptables. Oui, en politique, « la fin justifie les moyens. » Et, une fois de plus, mon Maître Zadi a raison : « Diriger, c’est apprendre à déplaire » — la terrible maxime que voilà, qui dédouane insidieusement les dictateurs !

Depuis la fin des années 1980 jusqu’à nos jours, jamais nous n’avions connu en Côte d’Ivoire une telle frénésie des Grands chantiers. De ce point de vue, oui, notre pays… émerge (mot galvaudé) des bas-fonds où il se noyait. Seul souvenir de chantiers précédent : le projet « L’Eléphant d’Afrique », inspiré du concept « Dragons d’Asie » que proposaient les « Douze Travaux » de Konan Bédié. Malheureusement, ce joli projet fit place à la moins jolie obsession de « l’ivoirité » qui, partie de la noble intention de rassembler les Ivoiriens, devint un délire politique, puis une dérive identitaire ravageuse. C’est connu : l’exhibition comparative des origines en inhibe d’autres et débouche toujours sur l’exaltation d’Identités meurtrières. » (Amin Maalouf)…
A l’instar donc d’Houphouët-Boigny, Alassane Ouattara a décidé de bâtir une Côte d’Ivoire du rendement et du défi du développement. Cette option fera beaucoup de victimes, n’en doutons pas. Elle en a même fait déjà : de nombreux déclassés sociaux, des disqualifiés pour la vie urbaine moderne, la naissance d’une masse impressionnante de pauvres, et le renforcement du niveau de vie d’une minorité de fidèles. Ah ! Cette corruption ‘‘civique’’ et militante, à visages découverts ! Ces actes de mauvaise gestion décriés et restés impunis ! Ces vols de deniers publics, sans suite punitive ! Et ceci dans la pure tradition ‘‘houphouétienne’’ : on ne regarde pas dans la bouche d’un grilleur d’arachides, n’est-ce pas ! Et la voilà en pleine EMERGENCE, la nouvelle classe bourgeoise ivoirienne, dans un pays submergé par la misère des masses. Et cet amour nègre des hommages bouffons et de la louange courtisane, ennuyeuse et inutilement dépensière ! Fantôme ! A moi, mes komians de Tenguéla ! Oui, le fantôme de Félix Houphouët-Boigny habite vraiment cet homme.

Il se dit qu’Alassane Ouattara, à l’instar de son prédécesseur et père inspirateur, n’aime pas être contredit. La remise en cause l’exaspère, dit-on. Gare donc aux irréductibles et autres contestataires impénitents — dont l’auteur de ces lignes qui a déjà fait son expérience, amère, de ce chef trempé dans le pragmatisme radical, la confiance absolue en ses choix, et le réalisme brutal. Un autre « Big Brother », en somme — qui a dit qu’Orwell est mort ?  

La grande différence entre le premier président ivoirien et lui, est la lecture de la carte sociale : Houphouët-Boigny était un socialiste avant la lettre. Le Pr Bernard Zadi, premier président d’un parti d’obédience social-démocrate en Côte d’Ivoire (Union des Socio-démocrates — Usd) a dit un jour que le premier homme de gauche ivoirien et, conséquemment, le premier social-démocrate, est Houphouët-Boigny. Sous lui, l’Ecole, le Logement, la Santé, le Transport, le Sport, l’Agriculture, la sécurité, etc., furent presqu’entièrement assurés par l’Etat. En comparaison, le (seul) régime prétendu de gauche que nous avons eu dans notre pays, s’est avéré une lamentable association de petits politiciens avides de richesses faciles et de slogans aussi enragés qu’improductifs.
Sous Ouattara, le social est peu visible (3). C’est une autre politique de l’exclusion aux effets pervers et difficilement supportables. En outre, l’homme connait moins son pays que l’extérieur. Visiblement, il lui manque aussi un « Conseil des Sages » pour régler en souplesse et hors média, les conflits en latence (ou même révélés) avec les leaders d’opinion du pays, comme le faisait le Président Houphouët-Boigny : Me Adam Camille, Zadi, Wodié, Adiaffi, Akoun, Ganin, Anne Allangba, entre autres, ont souvent été reçus et entendus de lui ou des sages de son régime. Prévenir ou altérer les frondes sociales en germination, c’était là une chose en laquelle excellait vraiment le premier Président de ce pays. Et c’est à cela que servaient les Conseils nationaux. Hampâté Bâ, Alloh Jérôme, Odette Kouamé, Abdoulaye Diallo, Jean-Pierre Ayé, Jeanne Gervais, le Commissaire Drissa Toé, Gervais Coffie, le Colonel Mourad, le Gl Zézé Barouan, Auguste Daubré, Jean Konan Banny, Madeline Tchicaya, L.-D Fologo, entre autres (que nombre d’Ivoiriens connaissaient pour ce rôle), servaient à régler discrètement nombre de ces problèmes sociaux dans le dialogue avec les couches sociales mécontentes et les intellectuels contestataires. Pas besoin de décrets hystériques qui virent les cadres, limogent bruyamment, humilient par les médias embrigadés, et terrorisent le citoyen et les siens ! Non, manifestement, Ouattara n’entend pas son peuple, et c’est dommage ! Vraiment dommage car le travail accompli est, dans l’ensemble, bon — ce n’est que mon point de vue.
 
[Troisième mandat ?]
 
Mais cette (grave) lacune n’est-elle pas révélatrice du fait que le Président Ouattara ne compte vraiment pas briguer un troisième mandat ? Tout me pousse à croire qu’il tiendra effectivement la parole qu’il a donnée au monde entier, de ne pas briguer un troisième mandat — d’où, sans doute, le relâchement qu’il affiche face aux alertes de l’opinion. Il y a un seuil d’engagement à partir duquel un homme sérieux et accompli ne revient pas sur la parole donnée car il y va de son honneur et de la qualité de son image historique. Et Ouattara nous a déjà prouvé qu’il fait ce qu’il promet (4).      
Rejetant sans réserve cette politique de l’obsession des Grands chantiers, de nombreux Ivoiriens disent : « On s’en fout de ça ! Est-ce que ponts, ça sé manze ? » Non. Assurément non, chers concitoyens. On ne mange pas de ponts. C’est du béton. Et même un gosier affamé de dragon farouche des temps anciens ne saurait avaler du béton. Donc je vous comprends. Mais « est-ce que Zôpitaux pour soigner lé gens, stades pour jouer ballon, centres culturels pour s’amuzéments, écoles, bibliothèques pour lire livres là, ça sé manze aussi » ? Non. Et pourtant, il nous faut en créer.
J’ai (re) vu Abidjan, après trois années d’absence. J’ai eu la possibilité de circuler dans la ville et d’expérimenter la qualité relative du réseau routier. Pas mal ! On n’en avait presque plus ; ce qui a été fait est donc bon à prendre. J’ai surtout eu la possibilité de constater que ce qui a même été déjà fait ne suffit pas. Ce n’est donc pas un deuxième pont que Ouattara devait construire, ni même trois, mais cinq, sept ou 10 ponts, car Abidjan en a grand besoin. Le projet de la construction du 4è pont et du Métro est donc à saluer. Le choix du chef est, une fois de plus, juste. Et je réaffirme mon soutien à une telle politique. Pourvu que des mesures d’accompagnement soient prises en faveur des déguerpis afin d’atténuer un peu les misères des démunis. Comme l’a fait, en son temps, Henri Konan Bédié. Non, un chef n’a pas le droit de malmener les faibles, d’humilier la veuve et l’orphelin (comme ceux de Boundy), et de rester sourds aux suppliques désespérées des victimes de sa politique de la Salubrité publique, aussi nécessaire qu’elle soit. Messieurs les Conseillers spéciaux de notre chef, dites-le lui franchement et poliment. Il ne vous tuera pas pour cela !  
D’autres actions de salubrité publique sont en cours, qui feront certainement grincer (encore) des dents et rugir des hystériques. Et nombre de déguerpis lanceront (encore) mille malédictions nocturnes et ensorcelées à la courageuse Anne-Désiré Ouloto, l’un des bons ministres de ce régime. Mais la tâche doit-être accomplie, car l’on ne vient pas au pouvoir pour plaire, moins encore pour s’y attarder, mais plutôt pour réaliser un programme que l’on s’est fixé. C’est cela, être un vrai chef d’Etat : une montagne et un repère qui ne bougent pas, qui ne doivent pas même bouger car, « si le repère bouge, où vont les hommes ? », s’interroge ainsi le Maître des Diallobé (L’Aventure ambiguë). Mais on peut être inflexible et mettre de la manière dans la mise en application de la décision (salutaire) arrêtée — ce qui n’est pas toujours le cas chez Ouattara. Oui, « Ado pissanci, a manhi dêhhhh ! (5) »
Alors, face à un tel manque de flexibilité et de générosité envers les masses, les poètes de circonstance et les nostalgiques des temps de rire gras et de laxisme qui ne profitent qu’aux réfractaires à l’effort, l’ordre et la discipline, crient, insouciants et ivres d’imbécilité heureuse : « Gbagbo Kaffisa — Gbagbo revient !) Mais l’homme sensé ne peut encourager une telle réflexion et la légitimer : nous n’avons pas le droit de réclamer le retour aux temps improductifs du populisme outrancier et ravageur.
Oui, Alassane Ouattara paraît peu sensible aux souffrances des masses. Oui, il semble sourd aux appels désespérés des siens qui contestent, souvent à raison, sa politique anti sociale et celle de l’impunité dont jouit son élite. Ils contestent aussi (mais à tort) sa politique d’exaltation de la pierre et du goudron — cette politique n’est pas vraiment mauvaise. Ils ne sont pas contents de cette discrimination sociale, ostentatoire, en faveur des gens du Nord, son groupe ethnique 6). Tout cela est plus ou moins vrai. Mais en retour positif, Alassane Ouattara est un bâtisseur qui redonne, au visuel, un visage plus reluisant à notre pays. Mon avis définitif sur sa politique : prenons de Ouattara le meilleur qu’il peut nous donner — son ardeur à bâtir des édifices de longue durée. Pourvu qu’ils ne soient plus… ‘‘pluvio-dégradables’’, ni dégradés et dégradants ! Ado, ika pissanci ni bê mi ? I béya pissanci yiéra ola sissan, kê ! (7). »
 
 Prochainement : Laurent Gbagbo, l’héritier malheureux.

Notes.
 
(1)   Manifestement, Henri Konan Bédié se portera (ou se fera porter) candidat du Pdci-Rda à la présidentielle 2020. Je ne le vois pas favorisant l’ascension d’un cadre de son Parti (pas même Charles Konan Banny) à la magistrature suprême. Nous y reviendrons.
 
(2)   Dommage que nombre de ses collaborateurs n’aient pas cette culture de la ponctualité.
 
(3)   Relevons ici les mérites du ministre du ministre de la Culture pour la qualité de l’œuvre sociale en faveur des artistes du pays. C’est vraiment une première dans notre pays.
 
(4)   Bien sûr que des promesses électorales n’ont pas été tenues : la création d’un CHU et d’une université par an ; soit cinq CHU et cinq universités au cours du premier mandat. Deux mandats à présent ! Et la promesse n’a toujours pas été tenue ! Mais cela n’ôte rien au mérite du travail d’ensemble déjà accompli.   
 
(5)   Un refrain comiquement propagandiste, qui a prospéré au cours des années 1990 et au début des années 2000. Il dit, littéralement : « La puissance d’Ado est vraiment nocive’’. Mais c’est, en réalité, une antiphrase qui souligne la force de l’homme : sa richesse financière, la qualité de son relationnel, son indiscutable aura, etc., toutes ces choses qui sèment terreur et panique dans les rangs de ses adversaires !
 
(6)   Il circule en ce moment sur les réseaux sociaux une liste d’admis à un examen à l’Ecole normale supérieure (ENS) d’Abidjan. La presque totalité des admis sont des gens du nord ! Le fait n’est pas nouveau et ne choque plus personne en Côte d’Ivoire. Moi, si.
(7)   Ado, ika pissanci ni bê mi ? I bé ya pissanci yiéra ola sissan (7). » Ado, où as-tu laissé ta puissance ? Montre-leur ta puissance à présent !

*Une Tribune Internationale de Tiburce Koffi, North Carolina, USA

06juin
Lire aussi dans la rubrique POINT DE VUE
Vidéo