À Batouri, la route Mbango-Fara à Mbondossi est coupée par les eaux. Écoliers bloqués, motos-taxis à 500 FCFA, habitants excédés.
Entre Mbondossi et Camp Mission, une simple flaque d'eau sale est devenue un mur infranchissable pour des centaines d'élèves et de familles.
À Batouri, dans la région de l'Est, la route Mbango-Fara qui traverse Mbondossi est coupée par les eaux depuis le début de la saison des pluies. Les élèves de l'école Saint Martin et des autres établissements doivent payer 300 à 500 FCFA pour traverser. La mairie n'a pas encore réagi publiquement. Sur place, la boue, les ordures, et une question qui revient : pourquoi rien n'est fait ?
À Mbondossi, la route Mbango-Fara sous les eaux
Batouri, chef-lieu du département de la Kadey. La route Mbango-Fara relie les quartiers Mbondossi et Camp Mission. Depuis le retour des pluies, une grande flaque d'eau stagnante coupe la circulation. Une véritable rivière sale, disent les habitants.
Le constat n'est pas nouveau. Chaque année, à la même période, la route devient impraticable. Mais cette fois, l'eau monte plus haut. Elle reste plus longtemps. Et les enfants paient le prix.
Écoliers bloqués : le calvaire quotidien
Ils sont des centaines. Élèves de l'école Saint Martin, mais aussi des autres écoles primaires, des collèges et des lycées de Batouri. Chaque matin, ils doivent traverser cette étendue d'eau pour rejoindre leur salle de classe.
Deux options. Payer. Ou marcher.
Les motos-taxis ont compris. Ils font la navette. Le tarif : 300 francs, parfois 500 francs par personne. Pour un aller-retour, une famille débourse entre 600 et 1000 francs par enfant. « Imaginez une maison avec deux ou trois élèves », soupire un père de famille croisé sur place. « C'est de l'argent qu'on n'a pas. »
Ceux qui ne peuvent pas payer descendent dans la boue. Ils longent un tas d'ordures. La route est glissante. Les enfants tombent. Les cahiers prennent l'eau. Les uniformes sont salis. Et cette eau sale charrie des moustiques. Le paludisme guette.
Motos-taxis : 500 FCFA pour traverser la flaque
Le business est simple. L'eau bloque. Les motos passent. Les prix grimpent. Personne ne régule. Les habitants dénoncent une situation qui dure. « On ne demande pas la lune. Juste une route praticable », lance une mère de famille.
À Mbondossi, la colère monte. Pas contre les motos-taxis. Contre l'absence de solution. La population attend un nettoyage. De la terre. Du gravier. L'enlèvement des ordures. Des actes simples. Répétés chaque année.
Le maire Auberlin Mbelessa interpellé
La question revient dans tous les foyers. Pourquoi le maire Auberlin Mbelessa ne fait rien ? Nous avons tenté de joindre la mairie de Batouri. Sans succès. Aucune communication officielle n'a été publiée à ce stade.
Contacté par nos soins, un agent municipal a indiqué que le dossier était « en cours d'examen ». Il n'a pas souhaité s'exprimer davantage. La population, elle, attend des preuves.
Une route, des ordures, des maladies
La flaque n'est pas seulement un obstacle. C'est un foyer infectieux. Les ordures s'y accumulent. L'eau stagne. Les moustiques prolifèrent. Les enfants marchent pieds nus ou en sandales. Ils rentrent mouillés. Le soir, la fièvre monte.
Les parents le savent. Ils n'ont pas le choix. L'école est obligatoire. Le chemin, lui, est un calvaire.
Ce que demandent les habitants de Camp Mission
Trois choses. Nettoyer. Recharger. Enlever les ordures. Les habitants de Mbondossi et Camp Mission ne réclament pas un pont. Ils demandent une route praticable. Pour que leurs enfants aillent à l'école sans danger. Sans payer. Sans tomber malades.
Une habitante résume : « On nous dit que la mairie n'a pas d'argent. Mais l'eau, elle, ne demande pas de budget. Elle revient chaque année. »
Une solution attendue
La saison des pluies n'est pas terminée. L'eau restera. Les motos-taxis continueront de facturer. Les enfants continueront de traverser. À moins qu'une décision ne soit prise. La balle est dans le camp de la mairie de Batouri.
Pourquoi la route Mbango-Fara est-elle coupée ?
À cause des eaux de pluie qui stagnent depuis le début de la saison. La route n'est pas drainée. Une grande flaque, décrite comme une rivière sale, bloque le passage.
Combien paient les élèves pour traverser ?
Selon les témoignages recueillis, entre 300 et 500 FCFA par personne. Pour un aller-retour, cela peut atteindre 1000 FCFA par enfant.
Que demandent les habitants ?
Le nettoyage de la route, l'apport de terre ou de gravier, et l'enlèvement des ordures. Ils veulent une route praticable pour les piétons et les élèves.
La mairie a-t-elle réagi ?
Nous n'avons pas pu joindre le maire Auberlin Mbelessa. Aucune communication officielle n'a été publiée à ce stade.