Le président brésilien de gauche Luiz Inácio Lula da Silva a été réélu pour un quatrième mandat inédit face au sénateur conservateur Flavio Bolsonaro. Voici la réactions à sa victoire de Shanda Tonme, par ailleurs, Médiateur Universel, Président de la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination (COMICODI), Président du Mouvement Populaire pour le Dialogue et la Réconciliation (MPDR).

Lula da Silva a gagné les élections au Brésil, battant Flavio Bolsonaro, le candidat d’extrême droite, l’homme de Trump, avec une marge claire : 51,75 % contre 48,25 %, une différence de plus de 4 millions de voix. Le camp adverse avait tout pour lui. Et pourtant, face à ce rouleau compresseur, le Brésil nous a offert la plus magnifique des « remontadas ». Celle d'un peuple debout.

Les dirigeants européens ont salué la réélection de Lula au Brésil. "La démocratie et le multilatéralisme ont gagné au Brésil", a déclaré Ursula von der Leyen.
Le Professeur Shanda Tonmé quant à lui , depuis le Cameroun a salué la réélection du président brésilien Lula da Silva pour un quatrième mandat, déjouant les prévisions d'une poussée de la droite dans le pays le plus peuplé d'Amérique latine

L'intégralité de sa déclaration en dessous

Déclaration de principe sur l’évolution des relations internationales 
Suite à la réélection du président LULA au Brésil 
Pour un quatrième mandat

Hommage très spécial à un syndicaliste, un résistant et un progressiste engagé et déterminé à l’écoute des peuples, visionnaire pour l’émancipation des opprimés, et passionné pour une véritable justice internationale articulée sur des fondements normatifs novateurs.

Ce dimanche 25 octobre, les peuples progressistes épris de justice et de paix du monde entier, étaient impatients, attentifs, haletants, pressés et empressés, car ils avaient rendez-vous avec l’histoire, ils avaient rendez-vous avec le rêve, un rêve difficile à concrétiser ou à prévoir, un rêve monstrueux de défis et d’enjeux. Le destin de toute l’humanité, tant qu’il est dorénavant accroché et soumis aux soubresauts des rapports des forces turbulentes entre les puissances et les groupes d’intérêts transfrontières, était conditionné par l’issue de l’élection présidentielle au Brésil, le plus riche, le plus peuplé, le plus vaste et le plus influent d’Amérique latine.

Les défis à relever étaient donc hors de toute proportion de mesure, parce qu’une défaite du président LULA, aurait basculé des milliards de citoyennes et de citoyens de la planète dans une incroyable tourmente dominée par un révisionnisme cruel, et surtout sans pitié ni morale sociale portée par le président des Etats Unis.

Ce n’était pas tant la démocratie qui était en question, c’était le sauvetage des peuples naufragés et conquis comme au Venezuela, et ceux maintenant exposés à une nouvelle colonisation et de nouvelles provocations et conquêtes impérialistes. IL n’a jamais été question de paix ou de guerre, il a été question de survie et de justice, de solidarité et de compassion, de compréhension des souffrances du plus grand nombre, et de maintien des politiques prudentielles de préservation de la souveraineté des peuples sur leurs richesses naturelles, de soutien à un traitement juste et équitable au Proche orient entre les peuples en conflit, de coexistence durable.

Le président LULA portait un flambeau bien trop lourd et trop délicat, face à des vautours montrant les dents de la revanche des gueules sales des crimes impérialistes contre les peuples, ainsi que de leurs ambitions à freiner, à contrer et à ruiner la marche inexorable du monde vers de nouveaux rapports des forces, de nouveaux horizons de justice. La défaite de LULA aurait signifié la désagrégation des BRICS et le basculement de l’Amérique latine dans la pure barbarie du capitalisme revanchard. La fête n’aura pas lieu à Washington, ni à Bruxelles ni à Londres.

Le monde progressiste qu’incarnent les peuples assoiffés de justice et de transformations sociales positives, doit en ce lundi 26 octobre, se lever pour applaudir la vigilance, la sagesse, la détermination, la lucidité et la résolution du peuple brésilien. Il faut encore plus et mieux, saluer ici le syndicaliste et résistant téméraire qu’est le président LULA. Le monde est sauvé, grâce à lui./.

Yaoundé, le 26 octobre 2026