On peut l’aimer ou le détester. On peut apprécier son franc-parler ou être dérangé par son exigence. Mais une chose reste difficilement contestable : Guy Metang est toujours là.
 
Dans l’univers parfois impitoyable du showbiz camerounais en Europe, où les alliances se font et se défont au rythme des événements, le grand manager a traversé les années avec une constance remarquable.
Guy Metang n’est pas simplement un manager : il est devenu un repère.
 
Dans un milieu où les rivalités, les querelles d’ego, les médisances et les hypocrisies peuvent rapidement prendre le dessus sur le professionnalisme, il a appris à avancer, à observer et surtout à comprendre les hommes.
Son véritable atout réside peut-être là : une intelligence situationnelle et une finesse d’esprit qui lui permettent de sentir rapidement les rapports de force, de distinguer le solide de l’éphémère et de déceler le vrai derrière les apparences.
Redouté par certains, respecté par beaucoup, Guy Metang ne laisse personne indifférent.
Et pourtant, derrière cette personnalité forte se cache aussi un homme qui, au fil des années, a accompagné, conseillé et soutenu de nombreux acteurs de la culture et de l’événementiel. Combien de jeunes promoteurs, artistes ou organisateurs ont, à un moment de leur parcours, bénéficié de son expérience, de son carnet d’adresses ou simplement d’un conseil ?
 
Ils sont nombreux.
Son parcours parle également pour lui. Depuis plusieurs décennies, Guy Metang évolue dans l’univers du management artistique et des grandes manifestations culturelles africaines. De Petit Pays à Lady Ponce, en passant par de nombreux spectacles et événements organisés ou accompagnés sur la scène européenne, il a progressivement construit une réputation qui dépasse largement les frontières françaises.
Mais le plus étonnant reste peut-être cette capacité à demeurer incontournable.
Car malgré les critiques, malgré les incompréhensions et malgré les générations qui se succèdent, tout le monde ou presque finit par vouloir travailler avec Guy Metang.
 
Pourquoi ?
Parce que l’événementiel ne repose pas uniquement sur une belle affiche ou quelques publications sur les réseaux sociaux. Il faut connaître les artistes, comprendre le public, anticiper les difficultés, maîtriser les rapports humains et savoir intervenir lorsque la mécanique commence à se gripper.
Et dans cet exercice, Guy Metang possède quelque chose qui ne s’achète pas : l’expérience du terrain.
Il connaît les coulisses. Il connaît les hommes. Il connaît les artistes. Il connaît surtout les réalités d’un métier où une soirée peut basculer en quelques minutes.
Voilà pourquoi, après tant d’années, son nom continue de circuler sur les grandes affiches et dans les coulisses des événements de la diaspora. Encore récemment, sa présence était signalée dans l’encadrement et le soutien de plusieurs manifestations culturelles en France.
Guy Metang appartient finalement à cette catégorie de personnages que l’on peut discuter, critiquer, admirer ou contester, mais que l’on ne peut simplement pas effacer de l’histoire d’un milieu auquel ils ont consacré une grande partie de leur vie.
Dans ce monde où beaucoup apparaissent aussi vite qu’ils disparaissent, lui a choisi la constance.
Et la constance, dans l’événementiel, finit toujours par devenir une signature.
Alors, malgré les vents contraires, les critiques et les éternelles batailles du showbiz, une phrase semble résumer le personnage :
Tiens bon, l’architecte de nos événements.
 
Car lorsque les projecteurs s’allument, que les artistes montent sur scène et que le public applaudit, il y a toujours, quelque part dans l’ombre, des hommes qui ont travaillé pour que la magie opère.
Guy Metang est incontestablement de ceux-là.