Cameroun - Un bracelet contre le vol des bébés
© L’ANECDOTE : Joseph Mbeng Boum | 20 Nov 2017 16:14:03 | 8556Face à la recrudescence de ce phénomène dans les hôpitaux, le ministre de la Santé publique, André Mama Fouda, a lancé les nouvelles mesures de protection des nouveau-nés.
ANNÉE 2012, l’affaire Vanessa Tchatchou défraie la chronique suite au vol présumé de bébé à l’Hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Yaoundé. Depuis lors, il ne se passe plus un jour sans qu’on entende parler de disparition d’un nouveau-né dans une formation sanitaire du pays. Une situation qui a poussé les autorités sanitaires à prendre un train de mesures par les soins du ministre de la santé publique.
Parmi ces mesures, l’identification du nouveau-né devient ainsi obligatoire. Le droit à l’identité étant l’un des droits fondamentaux de l’enfant, c’est dès sa naissance que celui-ci doit lui être garanti. Afin d’éviter les risques de confusion ou d’échanges de bébés, tous nouveau-nés ou alors ceux référés d’autres formations hospitalières sont identifiés. Les principales techniques utilisées sont désormais : le port du bracelet d’identification, où sont inscrits le nom et le sexe de l’enfant ; la prise des empreintes plantaires du bébé ; l’établissement de la fiche d’identification du nouveau-né.
Que ce soit à la maternité, au Bloc opératoire, en Néonatalogie ou même à la Morgue en cas de décès, les nouveau-nés seront soumis à cette démarche d’identification. En cas de doute sur l’identification de l’enfant, on pourra aussi recourir à des tests d’ADN. L’introduction effective de ces mesures se fera progressivement dans les différentes formations sanitaires.
Parlant de la prématurité, elle est définie comme étant le fait pour une femme de donner naissance à un nouveau-né avant 37 semaines de grossesse. La prématurité constitue un problème de santé publique majeur dans le pays et dans le monde. Au Cameroun, 10% de bébés naissent avec un petit poids (EDSMICS2014).
L’incidence des naissances prématurées s’élève à 28%. D’après le Pr Paul Koki Ndombo, pédiatre, «les causes directes de la naissance précoces sont : les infections, les gestions multiples, les malformations congénitales et les maladies chroniques comme le diabète et l’hypertension artérielle ».Il précise que «l’incapacité de certaines femmes enceintes de payer les services et soins de santé, l’éloignement des formations sanitaires, l’offre des soins inadéquate à la prise en charge, les travaux difficiles, les mariages précoces sont entre autres, les causes indirectes».
Les conséquences de la prématurité sont multiples : les décès du fait des complications, le coût élevé de la prise en charge estimé entre 600.000 et un million de francs CFA, des difficultés d’apprentissage pour ceux qui survivent et de graves problèmes d’écoute et de vision.
Face à cette situation, les consultations prénatales sont fortement recommandées pour un meilleur suivi. En cas de prématurité, la méthode kangourou est conseillée par les pédiatres. Elle consiste à mettre le nouveau-né peau à peau avec son parent (mère ou père).
Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp
Lire aussi
LE DéBAT
- Afrique -Débat: Pourquoi la crise anglophone persiste au Cameroun?
- Divorces dans la diaspora camerounaise en Europe : explications ?
- Quand est-ce les Camerounais prendront enfin leurs responsabilités pour la gestion de leur équipe?
- Afrique : Quel droit à l'image pour les défunts au Cameroun ?
- Canada - Cameroun, Liberté de manifestation partisane au Cameroun : Encore une incurie liberticide de Biya Paul ?
POINT DU DROIT
- La problématique du changement de nom en droit comparé
- Les étapes et les frais de procédure du morcellement d'un terrain au Cameroun
- L'obtention d'un titre foncier au Cameroun à l'issue d'une vente de terrain
- Le jugement supplétif de rectification d'acte de naissance au Cameroun
- La procédure d'achat d'un terrain titré dans la ville de Yaoundé
partenaire
Vidéo de la semaine
Flore de Lille prépare son 06 Novembre 2026 à Sarcelles près de Paris
TEETY TEZANO à STRASBOURG Juillet 2026
AZIZ MOUNDE: HOMMAGE A ALAIN LE MIGNON
GASTON KELMAN décrypte NDAP BIKOKOO à Paris
HERVE MATHOUX SON REGARD SUR LE FOOT AFRICAIN SES 10 DERNIRERE ANNEES
Vidéo
Jeunesse engagée : retour sur la finale du Challenge PDF à Bruxelles
WILFRIED EKANGA À BRUXELLES : Il explique les objectifs du PDF, du MRC et les défis à venir
Charlotte Dipanda en concert à Bruxelles : une soirée qui restera dans les mémoires
Charlotte Dipanda au Cirque Royal : une première historique pour la musique camerounaise
Assassinat d'Anicet Ekanè : les révélations de sa sœur
il y a une semaine
France - Pierre Njanka Beaka : du but légendaire aux bulles de l'excellence
France - ANGERS A VIBRÉ AU RYTHME DU GALA DES BELLES RENCONTRES avec Lady Ponce
France - Kissilâ Kay-Funky Mama: "Megasound c’est créer une scène pour tous les talents"
Cameroun - Déchet toxique à Douala : un mort, Hysacam nie
La visite d’État de Brice Clotaire Oligui Nguema en France consacre le retour diplomatique du Gabon
il y a un mois
Argentine-Cap-Vert : le match sous influence spirituelle
Belgique - Un mémorial Marcel Tchangue organisé par la diaspora combattante camerounaise le 4 juillet prochain
Nigéria - Des jumeaux épousent des jumelles au Nigeria
Allemagne - « Un peu sauvage » : Schweinsteiger accusé de racisme après ses propos sur la Côte d'Ivoire
Danpullo Air Line : 500 milliards pour révolutionner le ciel camerounais
il y a un an