Cameroun - CENTRES D’ACCUEIL : Les enfants disparaissent
© L'Epervier : Lambert Eyeng | 19 Dec 2015 03:50:22 | 7436Certains gamins envoyés dans ces structures d’action sociale sont introuvables. Les responsables parlent des fuites.
Le phénomène d’enlèvement des enfants et les pratiques sataniques infligées à certains adolescents sont en nette recrudescence dans la sous-région Afrique centrale. Le Cameroun, en proie aux attaques des groupes terroristes, à la pénétration des assaillants venus de la Centrafrique, est au coeur du phénomène. Les villes comme les campagnes sont prises d’assaut par des assassins qui terrorisent les populations. Du même ordre, l’esclavage, l’exploitation des enfants et le trafic des organes humains sont de retour. Les forces du mal pénètrent l’humanité et veulent instaurer leur barbarie.
L’Afrique et les pays arabes sont les milieux de prédilection du règne de la terreur. Au Nigeria, Ghana, Liberia, Gabon, Cameroun, le trafic d’enfants concerne tous les tissus sociaux et chacun s’y engage parce que cette activité est porteuse de beaucoup de revenus malgré le préjudice causé aux géniteurs. Au Cameroun et plus précisément dans les centres urbains, l’enlèvement ou le vol d’enfants prolifère selon les enquêtes policières. Dans les hôpitaux, certains bébés volés sont retrouvés mais d’autres disparaissent complément en dépit des revendications des familles.
Leurs destinations restent inconnues mais on sait que ces victimes sont tuées et dépouillées de leurs organes essentiels. D’autres sont vendus aux réseaux mafieux ainsi que les adoptions clandestines dans les familles stériles. L’exploitation sauvage et cruelle, dont ces enfants sont victimes, est animée par les groupes de bandits et les organismes qui s’entourent de beaucoup de moyens pour échapper aux autorités et forces de police. Enlever un enfant semble être une opération vulgaire et facile. Mais son rendement s’avère colossal et prestigieux au point où plusieurs enfants enlevés et exploités produisent des gros capitaux. Les organisations clandestines à cet effet optent pour la création des centres d’accueil des enfants en détresse éparpillés dans nos grandes villes. Ainsi, bien que reconnus par l’Etat et les pouvoirs publics, les responsables de ces centres participent malheureusement à des opérations mafieuses qui font couler les larmes et jettent en pâture leur légitimité.
Centre d’accueil : réseaux mafieux et ventes d’adolescents
Il est important de constater la complicité des responsables de ces centres à chaque fois qu’un enfant disparait subitement. Les hommes d’affaires s’intéressent à cette activité socio-humanitaire en posant des actes de générosité alors que cette sympathie se cache les traités obscurs entre eux et les responsables de ces maisons d’accueil. Dans le monde entier, la recherche du gain facile se trouve au centre de tous les groupes d’individus et leurs collaborations donnent des résultats allant dans le sens du phénomène décrié. Les hommes sont devenus des bêtes apprivoisées et qu’on nourrit pour les revendre chèrement. Où vont les enfants déclarés disparus ou en fuite dans les centres d’accueil et de réhabilitation ?
Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp
Lire aussi
- « Je ne fonctionne pas aux ragots de quartier » : Me Zeifman tacle Moussa Njoya
- Aïcha CAMIN NJIKAM Lorsqu’une vocation devient un chemin de vie.. pour soi et les autres…
- Armée camerounaise : le n°2 part, le n°1 absent
- Rebecca Enonchong : la tech africaine fait plier l’État au tribunal
- Jeanne Irène Biya : 34 ans après ou chronique d'une mémoire piétinée
LE DéBAT
- Afrique -Débat: Pourquoi la crise anglophone persiste au Cameroun?
- Divorces dans la diaspora camerounaise en Europe : explications ?
- Quand est-ce les Camerounais prendront enfin leurs responsabilités pour la gestion de leur équipe?
- Afrique : Quel droit à l'image pour les défunts au Cameroun ?
- Canada - Cameroun, Liberté de manifestation partisane au Cameroun : Encore une incurie liberticide de Biya Paul ?
POINT DU DROIT
- La problématique du changement de nom en droit comparé
- Les étapes et les frais de procédure du morcellement d'un terrain au Cameroun
- L'obtention d'un titre foncier au Cameroun à l'issue d'une vente de terrain
- Le jugement supplétif de rectification d'acte de naissance au Cameroun
- La procédure d'achat d'un terrain titré dans la ville de Yaoundé
partenaire
Vidéo de la semaine
Flore de Lille prépare son 06 Novembre 2026 à Sarcelles près de Paris
TEETY TEZANO à STRASBOURG Juillet 2026
AZIZ MOUNDE: HOMMAGE A ALAIN LE MIGNON
GASTON KELMAN décrypte NDAP BIKOKOO à Paris
HERVE MATHOUX SON REGARD SUR LE FOOT AFRICAIN SES 10 DERNIRERE ANNEES
Vidéo
Jeunesse engagée : retour sur la finale du Challenge PDF à Bruxelles
WILFRIED EKANGA À BRUXELLES : Il explique les objectifs du PDF, du MRC et les défis à venir
Charlotte Dipanda en concert à Bruxelles : une soirée qui restera dans les mémoires
Charlotte Dipanda au Cirque Royal : une première historique pour la musique camerounaise
Assassinat d'Anicet Ekanè : les révélations de sa sœur
il y a une semaine
France - Niger, Mali, Burkina : Paris change de stratégie
Cameroun - Paul Biya à Genève, décrets signés à Yaoundé : qui trompe-t-on ?
Cameroun - Kousseri en émeute : deux morts, la police accusée
Afrique - Motsepe officialise : la CAN passe à 28 équipes
Cameroun - Vacance du pouvoir : ce que cache la Constitution
il y a un mois
Argentine-Cap-Vert : le match sous influence spirituelle
Belgique - Un mémorial Marcel Tchangue organisé par la diaspora combattante camerounaise le 4 juillet prochain
Nigéria - Des jumeaux épousent des jumelles au Nigeria
Allemagne - « Un peu sauvage » : Schweinsteiger accusé de racisme après ses propos sur la Côte d'Ivoire
Danpullo Air Line : 500 milliards pour révolutionner le ciel camerounais
il y a un an