Cameroun,Taxe de séjour: les hôtels dans l’inconfort
© Cameroon-Tribune : Michèle FOGANG | 12 juin 2017 09:43:09 | 9930A cause de ce supplément et de la classification de certains établissements comme dangereux et insalubres, l’activité tourne au ralenti.Instituée par la loi de finances 2017, la taxe de séjour est désormais effective. Elle varie entre 1000 F à 5000 F pour chaque nuitée en fonction des catégories d’hôtel. Onéreux, affirment les membres du Syndicat patronal des industries d’hôtellerie et de tourisme (SPIHT). « Nous n’arrivons pas à faire accepter la taxe à nos clients qui nous traitent souvent d’escrocs. Ce qui nous oblige à la payer de notre poche », a déclaré Cletus Achu Ngang, directeur d’un établissement hôtelier à Bamenda. Norbert Stede, propriétaire d’un hôtel à Kousseri, déplore également qu’en plus du faible taux de fréquentation de son établissement, il y a fort à craindre la chute des recettes et la réduction du personnel. A cette situation s’ajoute le contrôle des hôtels considérés comme établissement classés dangereux et insalubres, instauré par le ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (Minmidt).
Réuni mercredi à Yaoundé dans le cadre d’une conférence de presse, le syndicat a, d’une même voix, décrié ce qu’il a qualifié d’abus. Ce d’autant plus que le secteur est plombé par l’insécurité dans les régions de l’Extrême-Nord et de l’Est et le recul du Cameroun dans le classement mondial des destinations touristiques.
A travers sa présidente, Chantal Lewat, le syndicat souhaite que le gouvernement revoie le traitement accordé à leur secteur d’activité. « Nous souhaitons que le gouvernement accorde une subvention et des facilités notamment aux opérateurs des régions sinistrées, qu’il y ait une plus large sensibilisation des clients au sujet de la taxe de séjour et que les établissements hôtelier soient retirés du champ de la nomenclature des établissements classés dangereux, insalubres ou incommodes », a-t-elle suggéré.
Présent à l’évènement, Armand Blaise Bilack Garka, conseiller technique n° 1 au ministère du Tourisme et des Loisirs (Mintourl), a dit tout l’engagement du gouvernement à soutenir le secteur et à l’aider à trouver des solutions adéquates pour atteindre ses objectifs.
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