L'UE condamne la violence post-électorale et exige la libération des détenus
© Camer.be : Toto Jacques | 28 oct. 2025 15:45:48 | 4668Dans un contexte de tension extrême au Cameroun, la communauté internationale commence à faire entendre sa voix. L'Union européenne a exprimé sa profonde préoccupation concernant la situation dans le pays, au lendemain de la proclamation des résultats de la présidentielle du 12 octobre 2025 par le Conseil constitutionnel. Dans une déclaration officielle, l'UE a non seulement déploré la mort de plusieurs civils lors des récentes manifestations, mais elle a aussi instamment appelé à la libération des détenus arbitraires, pointant du doigt les arrestations d'opposants qui ont marqué cette période. Cette prise de position intervient alors que les rues de Douala et d'autres villes ont été le théâtre d'une répression sanglante, avec un bilan de plusieurs morts, dont quatre personnes tuées dans la capitale économique rien que les 26 et 27 octobre .
Les griefs de l'Union européenne sont précis. L'institution s'inquiète de l'usage excessif de la force par les autorités camerounaises et des violations des droits humains qui en découlent. Elle a rappelé au gouvernement ses engagements internationaux, notamment dans le cadre de l'Accord de Samoa, qui promeut la démocratie et la bonne gouvernance. Le message de Bruxelles est clair : il exige transparence et responsabilité. Cette condamnation internationale résonne avec les révélations faites par le Mouvement pour la Démocratie et l'Indépendance (MDI), qui affirme que l'arrestation de figures de l'opposition comme Djeukam Tchameni et Anicet Ekane est une manœuvre politique destinée à museler toute contestation . Ces arrestations ciblées sont perçues comme la réponse du pouvoir à leur refus de participer à des négociations secrètes visant à former un gouvernement d'union nationale, en marge de la vérité des urnes .
Face à cette crise, l'Union européenne ne s'est pas contentée de condamner. Elle a lancé un appel pressant à tous les acteurs politiques et de la société civile pour qu'ils engagent un dialogue constructif. L'objectif est de préserver la stabilité du pays et de sauvegarder les valeurs démocratiques. Cet appel à la raison est crucial pour le Cameroun, dont l'économie est une locomotive pour toute la région de la CEMAC , et où la peur d'une instabilité prolongée grandit de jour en jour . Alors que le pays retient son souffle, la voix de l'UE s'ajoute à celles, de plus en plus nombreuses, qui demandent une résolution pacifique de la crise et le respect de la volonté populaire.
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