CAMEROUN :: Rallonge défectueuse : le danger silencieux qui tue dans nos maisons :: CAMEROON
© Camer.be : Toto Jacques | 10 Jun 2026 13:11:01 | 1581Les accidents d'électrocution domestique sont parmi les plus évitables et parmi les plus meurtriers pour les enfants : un rappel urgent sur la sécurité électrique dans les foyers camerounais.
Elle est partout dans nos maisons.
Glissée derrière un meuble. Posée à même le sol. Branchée depuis des années sans qu'on y prête attention. Parfois abîmée, effilochée, craquelée.
La rallonge électrique.
Objet du quotidien, invisible par habitude. Mortelle par négligence.
Chaque année, des accidents domestiques liés aux installations électriques défectueuses coûtent la vie à des enfants au Cameroun et à travers l'Afrique. Des drames évitables. Des morts inutiles. Des familles dévastées.
La question n'est pas de savoir si le danger existe dans votre foyer. La question est : avez-vous déjà vraiment vérifié ?
Sécurité électrique domestique : le danger silencieux qui tue nos enfants
Un accident électrique domestique s'est produit cette semaine au quartier Ekangté, rappelant avec une brutalité particulière ce que les professionnels de la sécurité répètent depuis des années : les installations électriques défectueuses sont l'une des premières causes de décès accidentels à domicile pour les jeunes enfants.
Une rallonge endommagée. Un enfant en bas âge. Une famille dévastée.
Ce scénario, les pompiers et les agents de santé le connaissent trop bien.
Un risque sous-estimé dans les foyers africains
En Afrique subsaharienne, la question de la sécurité électrique domestique est structurellement négligée. Les installations vétustes, les rallonges surchargées, les prises non sécurisées, les fils dénudés autant de réalités du quotidien que les familles finissent par ne plus voir.
Selon les données de l'Organisation mondiale de la santé, les brûlures et électrocutions accidentelles figurent parmi les principales causes de mortalité accidentelle des enfants de moins de 5 ans à l'échelle mondiale. La majorité de ces accidents surviennent à domicile, dans des espaces que les parents considèrent comme sûrs.
Au Cameroun, aucun registre national exhaustif des accidents domestiques par électrocution n'est publiquement disponible. Ce vide statistique est lui-même un problème : on ne protège durablement que ce que l'on mesure.
Le profil type de l'accident
Les accidents d'électrocution infantile répondent à un schéma quasi constant. Un enfant entre 1 et 5 ans. Un équipement électrique défectueux laissé accessible. Une absence de surveillance momentanée. Un contact involontaire.
Les rallonges présentent un risque particulier pour plusieurs raisons : elles sont posées au sol, à hauteur d'enfant. Elles s'abîment progressivement, souvent sans que les adultes le remarquent. Les gaines se fissurent, les fils se dénudent, les connexions s'oxydent. Une rallonge achetée il y a cinq ans et jamais inspectée peut être un engin mortel.
S'y ajoutent les prises de courant non protégées, accessibles aux petits doigts curieux, et les tableaux électriques anciens ne disposant pas de disjoncteurs différentiels.
Ce que les experts recommandent
Les mesures de prévention sont connues, documentées, et pour la plupart peu coûteuses.
Inspecter régulièrement les rallonges. Tout câble présentant des fissures, des parties dénudées, des connexions brûlées ou des déformations doit être immédiatement retiré du service et remplacé. Une rallonge ne se répare pas elle se remplace.
Installer des cache-prises. Ces petits embouts en plastique, vendus dans tous les magasins de bricolage, empêchent les enfants d'introduire leurs doigts ou des objets dans les prises. Leur coût est dérisoire. Leur efficacité est prouvée.
Ne jamais surcharger une multiprise. Une multiprise n'est pas conçue pour alimenter simultanément tous les appareils électriques d'une pièce. La surcharge génère une surchauffe qui accélère la dégradation des câbles.
Faire appel à un électricien certifié. Pour les installations anciennes, un audit électrique réalisé par un professionnel permet d'identifier les zones à risque avant qu'un accident ne survienne.
Ne pas laisser les enfants seuls dans des espaces non sécurisés. La surveillance active reste la première ligne de défense.
L'urgence d'une prise de conscience collective
Ces accidents ne sont pas des fatalités. Ils sont le résultat d'un manque de vigilance, souvent renforcé par des conditions de logement difficiles, des revenus limités, et une information insuffisante sur les risques réels.
La prévention des accidents domestiques est une cause de santé publique. Elle mérite l'attention des autorités sanitaires, des associations de quartier, des établissements scolaires et des médias.
Chaque famille camerounaise peut faire un geste concret aujourd'hui : inspecter les rallonges, vérifier les prises, éliminer les câbles abîmés.
Ces gestes simples ne coûtent presque rien.
Ils peuvent sauver une vie.
Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp
#SécuritéDomestique #Cameroun #Prévention #Électricité #Enfants #Famille #Yaoundé #SantéPublique #AccidentDomestiqueLire aussi
:: Il agresse une ado de 15 ans dans sa caserne
:: Foley Dirane : la veuve arrive, la morgue est vide
:: Alerte fumées toxiques après un incendie à Nkolbikon
:: Rentrez chez vous ! Le Manidem dénonce l’exacerbation du tribalisme par le pouvoir RDPC
:: Procès Zogo : ce que cache le report du 9 juillet
LE DéBAT
Afrique -Débat: Pourquoi la crise anglophone persiste au Cameroun? :: AFRICA
AFRIQUE :: Divorces dans la diaspora camerounaise en Europe : explications ? :: AFRICA
AFRIQUE :: Quand est-ce les Camerounais prendront enfin leurs responsabilités pour la gestion de leur équipe? :: AFRICA
Afrique : Quel droit à l'image pour les défunts au Cameroun ? :: AFRICA
Canada - Cameroun, Liberté de manifestation partisane au Cameroun : Encore une incurie liberticide de Biya Paul ?
POINT DU DROIT
CAMEROUN :: La problématique du changement de nom en droit comparé :: CAMEROON
Les étapes et les frais de procédure du morcellement d'un terrain au Cameroun :: CAMEROON
L'obtention d'un titre foncier au Cameroun à l'issue d'une vente de terrain :: CAMEROON
Le jugement supplétif de rectification d'acte de naissance au Cameroun :: CAMEROON
CAMEROUN :: La procédure d'achat d'un terrain titré dans la ville de Yaoundé :: CAMEROON
partenaire
Vidéo de la semaine
GASTON KELMAN décrypte NDAP BIKOKOO à Paris
HERVE MATHOUX SON REGARD SUR LE FOOT AFRICAIN SES 10 DERNIRERE ANNEES
Dr Christian TCHAM entretien après la conférence de presse à Paris
Dr Christian Tcham à propos de Mesitraining
MBOU MBOU EMILE ancien Lion Indomptable...l'entretien avec Sopieprod
Vidéo
Charlotte Dipanda en concert à Bruxelles : une soirée qui restera dans les mémoires
Charlotte Dipanda au Cirque Royal : une première historique pour la musique camerounaise
Assassinat d'Anicet Ekanè : les révélations de sa sœur
Valsero rend hommage à Anicet Ekanè et analyse le peuple camerounais à Bruxelles
Marianne Ekanè interpelle Nathalie Yamb
il y a une semaine
il y a un mois
NIGÉRIA :: Faux pasteurs : La loi nigériane qui secoue l'Église :: NIGERIA
FRANCE :: Eveline Kammegne : De l’audace et de l’énergie au service du Cameroun.
BELGIQUE :: Charlotte Dipanda conquiert le Cirque Royal de Bruxelles le 16 mai 2026 :: BELGIUM
CAMEROUN :: La mort des compagnons de Biya accélère la fin d'une ère politique :: CAMEROON
CAMEROUN :: Deux lettres « très urgent » signées le même jour, deux représentants désignés :: CAMEROON
il y a un an