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MONDE ENTIER :: David Lemos : « Le Mondial 2026 est le plus mercantile » :: WORLD

David Lemos, commentateur suisse, a dénoncé en direct la Coupe du monde la plus mercantile et politisée de l'histoire. Son réquisitoire contre la FIFA fait le tour du monde.

Au micro de la RTS, le commentateur suisse David Lemos a livré un réquisitoire sans précédent contre la FIFA, épinglant mercantilisme, ingérence politique et traitement inacceptable de plusieurs nations.

Dimanche 19 juillet 2026, stade MetLife, New Jersey. L'Espagne vient de remporter la Coupe du monde face à l'Argentine (1-0). Les joueurs espagnols célèbrent leur titre. Mais sur le plateau de la RTS, un homme refuse de se joindre au concert de louanges.

David Lemos, commentateur vedette de la Radio Télévision Suisse, prend le micro. Il ne parlera pas du but de Ferran Torres. Il ne saluera pas la performance des Bleus. Il va dérouler le tapis rouge des scandales qui ont émaillé ce Mondial 2026.

« C'était sans aucun doute la Coupe du monde la plus mercantile de l'histoire, l'une des plus politisées aussi. »

En quelques secondes, le commentateur de 45 ans aux origines portugaises a déclenché une onde de choc. Son monologue, salué sur les réseaux sociaux, est devenu viral. Il porte un diagnostic implacable : le football mondial souffre d'une crise de confiance. Et ses deux bourreaux s'appellent l'argent et le pouvoir.

Pourquoi ce coup de gueule résonne-t-il si fort ? Parce que David Lemos n'a pas seulement parlé au nom des supporters. Il a dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Et il a visé juste.

David Lemos : « Le Mondial 2026 est la Coupe du monde la plus mercantile et politisée de l'histoire »

Le réquisitoire en intégralité : ce que David Lemos a vraiment dit

Au moment de conclure la finale entre l'Espagne et l'Argentine, David Lemos a d'abord salué les « bons moments sur le plan sportif ». Puis il a pris un virage critique.

Sur le mercantilisme : « Nous n'oublierons pas, même si les stades étaient pleins, les prix qu'ont dû payer les personnes qui n'ont pas des moyens considérables », a-t-il déploré. Certains n'ont même pas pu « entrer dans le pays si leur nationalité n'était pas la bonne ».

Sur la politisation : David Lemos a épinglé plusieurs affaires. L'arbitre somalien Omar Artan, refoulé du territoire américain. Le « traitement inacceptable de l'équipe d'Iran », dont les joueurs ont subi de nombreuses restrictions. Et le carton rouge annulé du joueur américain Folarin Balogun, après un coup de fil de Donald Trump à Gianni Infantino.

« La politique s'est immiscée au cœur du jeu, alors que la FIFA dit vouloir le mettre au-dessus de tout », a-t-il résumé.

Sur les règles du jeu : il a dénoncé des « matches se disputant en quatre quart-temps » en raison des pauses d'hydratation obligatoires, durant lesquelles était diffusée de la publicité. Et une finale avec une mi-temps de près de 30 minutes.

Sur la crise de confiance : David Lemos a évoqué une « crise de confiance entre de nombreux acteurs de ce sport et la FIFA ». Et il a lancé une mise en garde : « L'argent va pleuvoir sur beaucoup de fédérations, beaucoup d'acteurs de ce sport, qui seront gentiment invités à se taire. »

Omar Artan, l'arbitre star refoulé aux portes des États-Unis

Omar Abdulkadir Artan devait entrer dans l'histoire. Désigné meilleur arbitre africain de l'année 2025 lors des CAF Awards à Rabat, il était pressenti pour être le premier arbitre somalien à officier en phase finale de Coupe du monde.

Mais à son arrivée à l'aéroport de Miami, il a été refoulé. Malgré un visa en règle. Motif ? Le « travel ban » imposé par Donald Trump envers la Somalie. La FIFA a réagi sobrement : « Le pays hôte détermine seul qui est admis sur son territoire ».

Le gouvernement somalien a regretté qu' « il n'ait malheureusement pas été possible d'aboutir à un résultat positif ». La FIFA a finalement versé à Omar Artan l'intégralité de ses honoraires. Mais il n'a jamais pu officier.

L'affaire Balogun : quand Donald Trump appelle directement Infantino

Le 5 juillet 2026, Folarin Balogun, attaquant vedette des États-Unis (25 ans, trois buts dans le tournoi), écope d'un carton rouge lors du match contre la Bosnie-Herzégovine. Suspension automatique : un match. Il devait manquer le huitième de finale contre la Belgique.

Sauf que : Donald Trump a appelé Gianni Infantino. Le président américain a demandé un réexamen de la suspension. La FIFA a cédé. La suspension a été suspendue pour un an, en vertu de l'article 27 du code disciplinaire.

Trump a remercié la FIFA d'« avoir réparé une grande injustice ». La fédération belge, elle, a exprimé sa « stupéfaction », dénonçant une décision en « contradiction directe » avec le règlement.

« On aura vu un président se vanter d'avoir appelé le président de la FIFA pour faire annuler une suspension d'un joueur », a souligné David Lemos.

L'équipe d'Iran : un « traitement discriminatoire »

L'Iran a dénoncé un « traitement discriminatoire » après le refus des États-Unis de délivrer des visas à certains membres de sa délégation. Le coach de l'équipe a estimé que ce traitement « nuit à l'esprit du football ». Les joueurs iraniens ont subi de nombreuses restrictions. Une préparation de Mondial « pas comme les autres », ont-ils confié.

Le Conseil de l'Europe monte au créneau

David Lemos n'est pas seul. Le Conseil de l'Europe, qui regroupe 46 nations, a officiellement questionné l'intégrité du Mondial 2026. Son secrétaire général, Alain Berset, a déclaré que « l'argent et le pouvoir » sont une crise pour la FIFA. Il a cité l'affaire Balogun, la pression politique, le racisme et l'ouverture aux marchés de paris.

Le Conseil a appelé la FIFA à renforcer l'intégrité du football pour la Coupe du monde 2030. Un signal fort.

Pourquoi ce coup de gueule fait-il autant de bruit ?

David Lemos a touché juste. Il a incarné la colère des supporters face à des billets inabordables, des règles trafiquées, une politique qui s'immisce partout.

Il a donné une voix à ceux qui n'en ont pas : l'arbitre somalien, l'équipe iranienne, les fans précaires.

Il a dénoncé un système où l'argent achète le silence. Où la FIFA « invite à se taire » ceux qu'elle arrose.

Et il a conclu sur une note d'espoir : « On a l'espoir que certaines choses seront relevées et qu'on ne les reverra plus. »

Quelle est la prochaine étape ?

La question est désormais posée : la FIFA va-t-elle entendre ces critiques ? Ou va-t-elle, comme le craint David Lemos, continuer à acheter le silence des fédérations ?

Le Conseil de l'Europe a déjà posé un ultimatum. Les réseaux sociaux s'enflamment. Les supporters sont en colère. Le coup de gueule de David Lemos pourrait bien être le début d'une prise de conscience collective.

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