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CAMEROUN :: Yaoundé : une route bitumée en 48h révèle ce que nos dirigeants peuvent vraiment faire :: CAMEROON

Une route, 48 heures, et une question qui dérange

En moins de deux jours, Arab Contractors Cameroon a bitumé la route Madagascar-Cité Verte à Yaoundé. Ce délai, exceptionnel pour le contexte camerounais, soulève une vérité que beaucoup préfèrent taire : les infrastructures urbaines peuvent avancer vite quand le pouvoir le décide vraiment.

L'instruction est venue de Madame le Ministre Célestine Ketcha Courtès, du Ministère de l'Habitat et du Développement Urbain. La réalisation a suivi. Sans délai administratif visible. Sans justification d'un calendrier de travaux planifié depuis des mois.

Ce qui s'est passé route Madagascar

Arab Contractors Cameroon, entreprise de travaux publics opérant sur plusieurs chantiers au Cameroun, a exécuté le bitumage de la voirie urbaine entre le quartier Madagascar et Cité Verte à Yaoundé. Les travaux ont été achevés en quarante-huit heures.

L'ordre venait du sommet. La ministre en charge de l'habitat a instruit directement l'entreprise. Le chantier a démarré. Le chantier s'est terminé.

Cette séquence, simple en apparence, est en réalité un révélateur puissant du fonctionnement des projets d'infrastructure au Cameroun.

Pourquoi ça ne se passe pas ainsi tous les jours

La question centrale n'est pas technique. Arab Contractors Cameroon dispose manifestement des équipements, des équipes et des matériaux pour intervenir en urgence. La capacité existe. Elle n'est pas mobilisée en continu.

Le développement urbain à Yaoundé souffre d'un problème de priorité politique, pas de compétence entrepreneuriale. Les routes dégradées persistent non pas parce qu'on ne sait pas les réparer, mais parce qu'aucune autorité n'a formellement, clairement et publiquement décidé que c'était urgent.

Les procédures d'appel d'offres, les budgets programmatiques, les validations en chaîne : tout cela est réel. Mais quand une ministre instruit directement, ces filtres disparaissent ou s'accélèrent. Ce n'est pas la bureaucratie qui bloque. C'est l'absence d'injonction claire.

Le mécanisme révélé

Ce bitumage express illustre un mécanisme bien documenté dans les économies à forte centralisation décisionnelle : la volonté politique concentrée produit des résultats que les systèmes diffus n'atteignent pas.

Ce n'est pas spécifique au Cameroun. C'est un schéma observable dans de nombreux pays africains où l'exécution dépend davantage d'un commandement vertical que d'une planification administrative horizontale.

Le problème n'est donc pas Arab Contractors. Ce n'est pas non plus la ministre, dont l'instruction a produit un résultat concret. Le problème est structurel : pourquoi faut-il une instruction ministérielle directe pour qu'une route dégradée soit réparée dans les délais ?

Ce que cela change, et ce que cela ne change pas

À court terme, les habitants du quartier Madagascar bénéficient d'une voirie praticable. C'est un gain réel, mesurable, immédiat.

Mais si l'instruction n'est pas institutionnalisée, si elle n'est pas transformée en programme systématique de maintenance des voiries à Yaoundé, le bitumage de 48 heures restera une anecdote. Dans six mois, d'autres tronçons seront dégradés. Dans un an, Madagascar elle-même pourrait l'être à nouveau sans suivi.

À long terme, la question est celle de la gouvernance urbaine. Les villes camerounaises ont besoin de systèmes de maintenance préventive, pas de réponses ponctuelles à des visites officielles ou à des arbitrages politiques. L'urbanisation de Yaoundé s'accélère. Les besoins en infrastructure routière au Cameroun augmentent plus vite que les capacités planifiées.

Ce que ce chantier dit vraiment

Une route bitumée en 48 heures, c'est la preuve que le possible existe. C'est aussi la preuve que le possible est sélectif.

La vraie question que pose la route Madagascar-Cité Verte n'est pas technique ni budgétaire. Elle est politique : faut-il attendre une visite officielle pour que les quartiers de Yaoundé soient correctement entretenus, ou la réforme de la gestion urbaine peut-elle produire cette réactivité en dehors de toute conjoncture protocolaire ?

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