Actualités

Allo Docteur Diaspora économie françaiscamer françafrique Géopolitique insolite LE SAVIEZ-VOUS Panafricanisme Politique Sérail

Culture

Art cinéma livre musique

Expression libre

débat droit point de vue

Cameroun: Deux ans après,A quoi sert le Sénat ?

Mise sur pied en 2013, cette institution connaît de réelles difficultés fonctionnelles.Fin avril 2015. A la surprise générale, les sénateurs constatent que leurs émoluments ont connu une coupe drastique. Les plus pudiques se taisent. Les autres grognent, mais en sourdine. La session parlementaire commence le 10 juin. 

Mais entre-temps, les salaires du mois de mai sont payés. La baisse est maintenue. Au lieu de percevoir les 1 300. 000 FCfa, ils reçoivent 800. 000 Fcfa chacun. La colère monte. Curieusement, c’est le Rdpc qui porte la bataille. Des pétitions seraient mêmes signées selon certaines sources.

Les sénateurs ont voulu rencontrer le président Marcel Niat Njifenji pour qu’il leur dise pourquoi on en est arrivé là. Le président a simplement décliné cette possibilité. Il est donc boudé. Ses discours ne sont plus applaudis. « A la sortie d’une plénière, il s’est arrêté pour saluer tout le monde. Nous sommes restés dans la salle.

Fatigué, il est parti », explique un sénateur. Mieux, les buffets sont aussi boudés. Selon plusieurs sources, cette décision de couper les « salaires » des sénateurs est prise à la présidence de la République. « La présidence de la République a demandé que les sénateurs s’alignent aux émoluments des députés », glisse un sénateur bien introduit au secrétariat général du Sénat. Et tous les frondeurs ont une cible commune : le secrétaire général du Sénat,Michel Meva’a M’Eboutou.

D’autres s’indignent de l’incohérence de la démarche. « Comment se fait-il qu’on demande à couper les émoluments alors que le budget du Sénat reste le même, soit 15 milliards 200 millions ? », s’interroge un sénateur SDF.

D’autres sources accusent l’Assemblée nationale d’avoir fourni au Sénat une vieille grille salariale. En rappel, lorsqu’on parle des émoluments, l’on fait référence au carburant, aux frais de communication etc. C’est cet ensemble qui est reversé sous forme de salaire à ces sénateurs et c’est cette rubrique qui fait problème. Les autres rubriques telles que les indemnités législatives de base, les allocations familiales, les frais de mandat ne sont pas concernées. 

Selon les sénateurs, ils ne doivent normalement pas avoir les mêmes droits que les députés parce qu’ils sont moins nombreux : 100 contre 180 députés. Mais les problèmes entre le Sénat et l’Assemblée nationale sont en fait profonds. Ils datent de novembre 2013 lors du vote du budget. Les députés avaient alors exigé que les sénateurs viennent défendre eux-mêmes leur enveloppe. Chose qu’ils ont refusé.

Au-delà de l’argent, pomme de discorde au sein de cette institution, le Senat n’a pas encore un siège fixe et squatte le Palais des congrès. Ses premières plénières avaient été organisées à l’Assemblée nationale.

Puis, il s’est déporté au Palais des congrès avec son administration. Une administration qui ne fonctionne que lors des sessions. Les bureaux sont fermés pendant les intercessions. Une partie de ce personnel se plaint de l’absence d’un contrat qui les lie avec l’institution. En ce moment, le Sénat a pris ses quartiers dans l’immeuble qui abritaient les services de ’Armp. Ils ont déménagé à la suite d’une sommation de la direction générale du Palais des congrès. 

L’on saura plus tard que la raison officielle, c’est la réfection du local. Reste à savoir si après les travaux, Niat et ses collègues pourront revenir. Mais la session en cours se déroule justement au Palais des congrès.

Avec ces multiples problèmes, certaines voix commencent à se lever pour demander à quoi sert véritablement le Sénat. Il est vrai qu’il complète une disposition constitutionnelle qui date de 1996. Au de la de la forme, cette chambre paraît quasi-inutile. A savoir que le Sénat coûte au contribuable camerounais, plus de 15 milliards de Fcfa chaque année.

Dans tous les cas, l’une des missions du Sénat, c’est de jouer le rôle de « sage » au sein du parlement de telle sorte que si une loi est votée à l’Assemblée nationale, la chambre haute peut demander aux députés de procéder à un nouvel examen. Or, depuis trois ans, les projets de loi passent comme une lettre à la poste.

Les sénateurs censés représenter les collectivités territoriales décentralisées le font-ils ?

Difficile de répondre par l’affirmative sauf à croire qu’ils le font en cachette.

© Le Jour : Younoussa Ben Moussa

Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp 

partenaire

Vidéo de la semaine

Flore de Lille prépare son 06 Novembre 2026 à Sarcelles près de Paris

TEETY TEZANO à STRASBOURG Juillet 2026

AZIZ MOUNDE: HOMMAGE A ALAIN LE MIGNON

GASTON KELMAN décrypte NDAP BIKOKOO à Paris

HERVE MATHOUX SON REGARD SUR LE FOOT AFRICAIN SES 10 DERNIRERE ANNEES

Vidéo

Jeunesse engagée : retour sur la finale du Challenge PDF à Bruxelles

WILFRIED EKANGA À BRUXELLES : Il explique les objectifs du PDF, du MRC et les défis à venir

Charlotte Dipanda en concert à Bruxelles : une soirée qui restera dans les mémoires

Charlotte Dipanda au Cirque Royal : une première historique pour la musique camerounaise

Assassinat d'Anicet Ekanè : les révélations de sa sœur

il y a une semaine

il y a un mois

il y a un an