Yaoundé, 9 octobre 2026. Coup de frein pour le projet TAXIGO. Le Directeur Général d'Aéroports Du Cameroun (ADC S.A.), Thomas OWONA ASSOUMOU, vient d'ordonner la suspension, jusqu'à nouvel avis, de la mise en œuvre du projet TAXIGO dans les aéroports internationaux de Douala et Yaoundé-Nsimalen
L'information est contenue dans une correspondance urgente N° 2633-26/ADC/DG/DG.SR du 9 octobre 2026, adressée à la Dynamique Unitaire des Syndicats des Transports du Cameroun.
Une décision prise à l'issue d'une réunion au Ministère des Transports
Selon le document, cette suspension fait suite aux conclusions de la réunion tenue ce vendredi 9 octobre 2026 au Ministère des Transports, relativement au préavis de grève déposé par les syndicats des transporteurs contre ce projet.
Dans sa lettre, le Directeur Général écrit :
"Faisant suite aux conclusions de la réunion tenue ce vendredi 09 octobre 2026 au Ministère des Transports, relativement à votre préavis de grève, j'ai l'honneur de vous informer de la suspension, jusqu'à nouvel avis, de la mise en œuvre du projet TAXIGO dans les aéroports internationaux de Douala et Yaoundé-Nsimalen."
Une séance de travail convoquée ce samedi
Pour désamorcer la crise, Thomas OWONA ASSOUMOU convie les syndicats à une séance de travail qu'il présidera personnellement le samedi 10 octobre 2026 à 10 heures, dans la salle de réunion de la Direction Générale d'ADC S.A., sise à l'Aéroport International de Yaoundé-Nsimalen.
"Cette rencontre permettra de poursuivre les échanges engagés et d'examiner les préoccupations soulevées en vue de parvenir à des solutions concertées", précise la correspondance.
Copies de cette décision ont été adressées au Ministre des Transports (MINT) et au Président du Conseil d'Administration d'ADC S.A.
Le projet TAXIGO, qui vise à réorganiser la prise en charge des passagers par taxis à la sortie des aéroports, était au cœur des revendications des syndicats qui dénonçaient une exclusion de leurs membres.
En attendant les conclusions de la concertation de samedi, le système actuel reste en vigueur.