Cameroun: Assassinat de Ernest Ouandié 48 ans déjà:Une minute de silence ce jour à 15h en sa mémoire
© Correspondance : Mouvement de Février 2008 au Cameroun | 15 janv. 2019 12:01:00 | 482715 janvier 1971- 15 janvier 2019: Il y a exactement 48 ans, jour pour jour, que le plus maoïste des upécistes était fusillé sur la place publique de Bafoussam.
En ce jour, 15 janvier 2019, sa mémoire sera honorée aussi bien au Cameroun qu’au sein de la diaspora progressiste et patriotique sur l’initiative du Mouvement de février 2008 au Cameroun
Tous les Camerounais et amis du Cameroun, patriotes animés par un devoir de mémoire garderont une minute de silence à 15 heures 00 pour entretenir la mémoire de l’un des historiques du nationalisme camerounais assassiné le 15 janvier 1971.
Le 15 janvier 1971, à 47 ans, Ernest Ouandié, vice-président de l’Union des populations du Cameroun (Upc) est tué à coups de feu sur la place publique à Bafoussam par un peloton de tireurs. Il avait au préalable fait l’objet d’un “ procès ” pour rébellion et trahison, à l’issue duquel il fut condamné à mort.
Président du comité révolutionnaire et chef d’état-major de l’aile combattante du parti, il était l’une des dernières figures de ce parti pourchassée par le pouvoir d’Ahmadou Ahidjo qui avait déclaré l’Upc illégale depuis 1955.
Il avait été arrêté le 19 août 1970 à Mbanga, et soumis à un interrogatoire musclé mené de main de maître par Jean Fochivé, alors tout puissant patron de la police. Il fut présenté par la radio d’Etat comme un traître de la République, et sa sentence était prononcée avant le procès.
Avant lui, les autres leaders étaient déjà passés par la trappe du pouvoir d’Ahidjo, soutenu par la puissance coloniale. Um Nyobé le 3 septembre 1958, Félix Roland Moumié le 03 novembre 1960, Ossendé Afana le 10 mars 1966.
Selon les témoignages, le jour de son exécution, Ouandié refusa le bandage des yeux comme de coutume, préférant affronter la mort en face. Son exécution consacrait ainsi, selon le pouvoir, la fin de la résistance. Mais Ahidjo et ses soutiens français s’étaient trompés, la graine révolutionnaire était plus enfoncée dans le peuple qu’ils ne l’imaginaient.
Et la journée du 15 janvier 2019?
En ce jour, le Mouvement de Février 2008 quant à lui compte faire de cette commémoration, une journée spéciale consacrée à la mémoire de nos martyrs à travers une minute de silence à 15 heures précises au sein de la diaspora progressiste et patriotique..
A Bafoussam, un rassemblement d’honneur aura lieu au « Carrefour dit des Martyrs », anciennement appelé « Carrefour des Maquisards » en raison de ce que les gardes civiles et l’armée française y exposaient les têtes des personnes égorgées et décapitées parce que soupçonnées d’appartenir à la rébellion armée par l’Upc.
Un cortège devra également se diriger vers le “ Rond point Biao, sur le cercle formé par des couches de béton tenant lieu de “ Place Ernest Ouandié le lieu où fut inhumé le dernier chef historique du parti nationaliste camerounais. Là-bas, témoignages, chants et discours vont ponctuer les interventions animés par les organisateurs.
Cellule de la Communication du Mouvement de février 2008
Contact Presse: fev2008cameroun@gmail.com
http://fev2008cameroun.canalblog.com
NB: Illustration, (Bafoussam 15 janvier 1971. Le public à l'exécution de Ernest Ouandie.)
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