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CAMEROUN :: Promote 2026: La Caisse Autonome d’Amortissement instaure un dialogue de transparence avec la Nation :: CAMEROON

Yaoundé, Palais des Congrès – Stand de la Caisse Autonome d'Amortissement (CAA).  Depuis l’ouverture du Salon de l’Entreprise et du Partenariat (PROMOTE), la Caisse Autonome d’Amortissement a opéré une rupture stratégique : sortir de la réserve institutionnelle pour établir un dialogue direct avec les populations. L’objectif, clairement assumé, est triple : démystifier ses missions, vulgariser la gestion de la dette publique, et réaffirmer son rôle de conseiller technique de l’État.

Une institution technique au service de l’intérêt général

« Nous ne sommes pas une banque commerciale. La CAA est un bras technique de l’État, au service de tous », précise un cadre de la Cellule de Communication et des Relations Publiques. Présente au pavillon  Finances ( banques et assurances),la 
CAA  reçoit entre 50 et 100 visiteurs par jour. Quatre interrogations structurent l’essentiel des échanges : les causes de l’endettement, les modalités de gestion, les conditions de recrutement, et la possibilité de financement des particuliers. Sur ce dernier point, la réponse est univoque : la CAA n’intervient ni auprès des personnes physiques, ni dans la collecte de l’épargne. Sa mission exclusive consiste à conseiller l’État en matière d’emprunt et à assurer le service de la dette, afin que les financements publics profitent aux infrastructures structurantes : routes, hôpitaux, écoles.

 Trois étapes pour une dette soutenable et utile

Sollicitée pour éclairer le débat public, la CAA détaille une méthodologie rigoureuse en trois phases :

Avant l’emprunt : l’exigence du filtre technique.  

Avant tout engagement, la CAA procède à l’analyse comparative des offres de financement. L’exemple de la route Kumba-Ekondo Titi ( Région du Sud-Ouest Cameroun) illustre cette démarche : face à un prêt commercial à 10 %, l’institution recommande à l’État un financement concessionnel de la Banque Mondiale à 1 %, dès lors que la nature du projet le justifie. Ce rôle de filtre vise à optimiser le coût de la dette et à préserver les ressources budgétaires futures.

Pendant le projet : la discipline de l’exécution.  

Les décaissements ne sont jamais globaux. La CAA procède par appels de fonds progressifs, conditionnés à la justification de chaque dépense par l’entreprise adjudicataire. Cette comptabilité de suivi garantit que les avances servent effectivement à l’indemnisation et aux travaux, avant le déblocage des tranches suivantes. L’objectif : prévenir tout gaspillage et sécuriser l’usage des fonds publics.

Après le projet : la constance du remboursement  

Une fois l’ouvrage livré, la CAA intègre le « service de la dette » dans la loi de finances. Pour l’exercice 2027, le montant prévisionnel de remboursement s’élève à environ 1 400 milliards de francs CFA. Le respect scrupuleux des échéances est un impératif : un défaut de paiement reclasserait le Cameroun dans la catégorie des mauvais payeurs, renchérissant drastiquement le coût des futurs emprunts, de 7 % à 12 %. À ce jour, la discipline de paiement demeure totale.

 Un endettement maîtrisé, adossé à des actifs productifs 

À 15 000 milliards de francs CFA en 2023 contre 11 000 milliards six ans plus tôt, l’encours de la dette suscite légitimement des interrogations. La CAA rappelle toutefois deux éléments de contexte décisifs. Premièrement, le ratio dette/PIB du Cameroun s’établit à 44 %, largement en dessous du seuil communautaire CEMAC fixé à 75 %. Deuxièmement, cette dette finance des actifs générateurs de richesse : infrastructures routières, établissements sanitaires, unités de production. Dans cette logique, l’endettement n’est pas une fatalité, mais un levier de développement, à condition qu’il soit investi et rigoureusement géré.

 PROMOTE 2026 : Le choix de la pédagogie institutionnelle 

Ce Salon marque un tournant. La CAA abandonne la posture de discrétion pour adopter une posture de pédagogie. « La dette n’est pas un tabou. C’est un outil de développement », martèle l’institution dirigée par Adolphe NOAH NDONGO. En s’exposant au public, en répondant sans détour aux interrogations, la CAA entend contrer la désinformation et les analyses approximatives qui prolifèrent sur les réseaux sociaux. 

Cette démarche de transparence s’inscrit dans une exigence républicaine fondamentale : tout dirigeant d’institution publique, qu’il soit gestionnaire des finances ou administrateur d’un service de l’État, doit accepter la critique, la question, l’évaluation. La reddition des comptes n’est pas une concession ; elle est le principe même du fonctionnement démocratique. Elle distingue la gestion administrative de toute autre forme d’autorité, fondée sur des critères autres que la compétence technique et la responsabilité devant la Nation.

 Une CAA accessible, des jeunes engagés 

Au terme de 10 jours de Promote, le bilan est jugé 
« réussi » par l'équipe de la CAA présente sur les lieux. Le public s’arrête, questionne, comprend. Beaucoup découvrent pour la première fois la vocation du splendide bâtiment du Boulevard du 20 Mai à Yaoundé. 
« Nous jouons notre rôle de conseiller professionnel du gouvernement avec des jeunes compétents et engagés pour le pays », conclut un  expert approché par notte rédaction. 

PROMOTE 2026 restera ainsi comme le moment où la Caisse Autonome d’Amortissement a choisi la lumière, convaincue que la confiance des citoyens se construit par l’explication, la rigueur et la proximité.

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