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CAMEROUN :: Paul Biya acculé par les crises, contraint de rompre le silence :: CAMEROON

Le silence présidentiel a ses limites. Alors que le Cameroun traverse l'une de ses périodes les plus turbulentes, Paul Biya maintient sa posture légendaire de mutisme stratégique. Mais février 2026 pourrait marquer un tournant : plusieurs échéances majeures s'accumulent, menaçant de faire exploser cette bulle de silence qui caractérise sa gouvernance depuis des décennies.

La tempête de Douala que le président ignore

Au port de Douala, l'affrontement entre le directeur de l'enclave portuaire et Louis-Paul Motaze, ministre des Finances, prend des proportions alarmantes. Cette crise, loin d'être anecdotique, touche le poumon économique du pays. Les conteneurs s'accumulent, les investisseurs s'inquiètent, les opérateurs économiques crient au sabotage. Pourtant, d'Etoudi, pas un mot. Le président observe, calcule, temporise. Comme toujours.

Février 2026 : le mois de tous les dangers

L'agenda présidentiel de ce début d'année ressemble à un compte à rebours. Trois échéances cruciales convergent et rendent le silence de plus en plus intenable. D'abord, la fixation imminente de la date des élections locales. Ces scrutins municipaux et législatifs, sans cesse repoussés, cristallisent toutes les tensions politiques. L'opposition exige des garanties, la société civile réclame de la transparence, les partenaires internationaux attendent des signaux démocratiques. Biya peut-il encore esquiver ?

Ensuite, l'adresse traditionnelle à la jeunesse camerounaise, rituel présidentiel du 11 février. Dans un pays où 60% de la population a moins de 25 ans, cette allocution ne peut plus se contenter de formules creuses. Le chômage explose, la précarité s'aggrave, la frustration gronde. Les jeunes attendent des réponses concrètes, pas des promesses recyclées.

Enfin, le remaniement ministériel dont les rumeurs enflent depuis des semaines. Après la crise du port de Douala et les tensions au sein de l'appareil gouvernemental, le statu quo n'est plus viable. Des têtes doivent tomber, des équilibres doivent être redéfinis. La question n'est plus "si" mais "quand" et "qui".

Le silence comme arme politique usée

Pendant 42 ans, Paul Biya a fait du silence une stratégie de pouvoir redoutable. Ne jamais s'expliquer, laisser les adversaires s'épuiser dans le vide, créer le flou pour mieux diviser. Cette méthode a fonctionné dans un Cameroun où l'information circulait peu et où la contestation restait fragmentée. Mais ce temps est révolu.

Aujourd'hui, les réseaux sociaux amplifient chaque rumeur, chaque scandale, chaque cafouillage. L'absence de parole présidentielle n'est plus perçue comme de la sagesse mais comme de l'impuissance, voire de l'indifférence. La crise majeure que traverse le pays exige un capitaine visible, pas un fantôme au palais.

L'étau se resserre autour d'Etoudi

Les pressions s'accumulent de toutes parts. Les partenaires économiques internationaux réclament des clarifications sur la gouvernance portuaire. Les bailleurs de fonds conditionnent leur soutien à des réformes politiques tangibles. L'opposition, malgré sa fragmentation, trouve dans ce chaos une fenêtre d'opportunité pour exiger un dialogue national. Et au sein même du RDPC, le parti au pouvoir, des voix commencent à murmurer qu'un leadership plus affirmé serait bienvenu.

Paul Biya se retrouve ainsi dans une position inédite : coincé entre son instinct du silence et la nécessité impérieuse de parler. Les prochaines semaines diront s'il choisit de clarifier ses intentions ou de persister dans l'opacité, au risque d'aggraver une situation déjà explosive.

Le vieux lion d'Etoudi acceptera-t-il de rugir, ou laissera-t-il le silence achever ce que 42 ans de pouvoir ont construit ?

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