Cameroun - IL VOULAIT JUSTE ETRE UN HOMME D’AFFAIRES… JEAN BLAISE GWET A FINI PAR EMBRASSER LA POLITIQUE
© Correspondance : Zakoua Alhachimi Ibrahim | 10 Jul 2025 12:08:31 | 2948Il voulait simplement bâtir des entreprises, créer des emplois, contribuer à la prospérité du Cameroun par l’économie réelle. Son rêve était celui d’un entrepreneur patriote, d’un bâtisseur silencieux dans l’ombre des projecteurs, convaincu que la transformation d’un pays passe avant tout par l’investissement, l’innovation et la création de valeur.
Mais la réalité sociale, politique et historique du Cameroun l’a rattrapé. L’histoire familiale aussi. Jean Blaise Gwet est né dans une lignée de résistants.
Son père, NSOGA Nicolas, fut un militant de la liberté, proche des mouvements indépendantistes, et victime de la répression brutale de l’époque post-coloniale .
Très tôt, Jean Blaise comprend que dans un pays où l’économie est étroitement contrôlée par un pouvoir vieillissant, il est impossible de transformer durablement sans toucher aux fondements politiques.
Son engagement en politique n’a rien d’un revirement opportuniste. C’est un choix douloureux, mais assumé. Il s’est forgé à travers les épreuves, les injustices vécues, les obstacles administratifs rencontrés par ses entreprises, les barrières à la compétitivité dressées par un État parfois hostile à ses propres fils. Gwet aurait pu, comme tant d’autres, s’exiler. Mais il a choisi de rester, de parler, de lutter.
En 2009 , il crée le Mouvement Patriotique pour le Changement du Cameroun (MPCC) , une formation politique qui porte l’ambition d’un renouveau éthique, démocratique et économique du pays. Le MPCC n’est pas un parti de plus. C’est un appel au réveil citoyen, une passerelle entre les jeunes générations désabusées et une élite consciente. Son logo, une colombe blanche sur fond vert-rouge, incarne ce double idéal de paix et de souveraineté retrouvée.
Jean Blaise Gwet ne se présente pas comme un sauveur. Il refuse le culte de la personnalité. Il croit aux institutions fortes, à la séparation des pouvoirs, à la transparence, et surtout à l’investissement massif dans l’éducation, la santé et l’économie locale.
Candidat à l’élection présidentielle, il ne brigue pas seulement une fonction, mais incarne une rupture symbolique avec un demi-siècle de confiscation du pouvoir . Il se veut la voix des oubliés, des jeunes sans emploi, des femmes exclues de la sphère publique, des régions marginalisées, des diasporas ignorées.
Ceux qui l’écoutent parlent d’un homme sobre, discret, rigoureux, méthodique. Ceux qui l’observent de près voient un stratège, fin connaisseur des rouages économiques africains, doté d’une réelle vision. Ceux qui l’attaquent politiquement ne peuvent lui reprocher ni corruption ni compromission. Sa force réside dans cette rare combinaison entre intégrité personnelle, réussite entrepreneuriale et profondeur historique.
Jean Blaise Gwet n’est pas un homme politique au sens classique. Il est un homme de rupture, de refondation, un porteur de mémoire. Dans un pays fatigué des promesses non tenues, il apporte un discours lucide, mais porteur d’espoir.
Son nom, qui signifie « guerre », est aujourd’hui associé à un combat plus noble : celui de la justice, de la souveraineté populaire et de la dignité retrouvée . C’est peut-être cela, son vrai destin.
Zakoua Alhachimi Ibrahim,
Panafricaniste engagé sans frontière,
Éveilleur de peuples et Observateur indépendant des mutations politiques du monde.
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