SON EXCELLENCE ANDRE MAGNUS EKOUMOU, AMBASSADEUR DU CAMEROUN EN FRANCE RECOIT LES ECRIVAINS
© AFRIKSURSEINE : Ecrivain, Romancier Calvin DJOUARI | 12 Jun 2025 13:42:18 | 10268Accueillis avec chaleur et bienveillance par Son Excellence André Magnus Ekoumou, Ambassadeur du Cameroun en France, les membres de l’AMACAD – l’Amicale des Auteurs Camerounais de la Diaspora -, ont été conviés à une séance de travail marquée par la solennité. À travers cette rencontre, l’Amicale venait porter la voix de ses écrivains, exposer leurs aspirations et soumettre leurs doléances relatives à leurs projets ainsi qu’au soutien attendu pour cette action culturelle.
Sous la houlette de son président, M. Serge Ngounga, l’Amicale a présenté les linéaments d’un projet à la fois ambitieux et salutaire : l’implantation d’une bibliothèque permanente au sein même de l’ambassade, une vitrine vivante dédiée aux œuvres des auteurs camerounais de la diaspora. Un espace conçu pour accueillir les publications successives de nos écrivains et les faire rayonner, tant auprès de la communauté que des amis du Cameroun. Il ne s’agit plus simplement de déposer des livres sur des étagères, mais bien de semer les graines d’un dialogue fécond entre les mots et les peuples.
La vision portée par l’AMACAD ne s’arrête pas là. Elle prévoit également l’organisation régulière de rencontres littéraires ( mensuelles ou trimestrielles) sous l’égide de l’ambassade, ainsi que l’institutionnalisation d’une Journée du Livre des Camerounais de la Diaspora (JLDCF), événement d’envergure appelé à devenir si possible biennal. Une manière nouvelle d’habiter l’ambassade, non plus seulement comme une institution administrative et diplomatique, mais comme un pôle de rayonnement culturel, vivant et ouvert sur le monde. L’émotion était palpable chez l’ambassadeur André Magnus Ekoumou, lorsqu’il a retrouvé ses compatriotes. « Je suis content de vous rencontrer », a-t-il lancé.
Il a salué l’initiative avec un enthousiasme communicatif, évoquant au passage la visite récente des membres du Ngondo, autre symbole, lui aussi, d’une tradition en mouvement. Pour lui, chaque initiative qui magnifie l’image du Cameroun est une flamme à entretenir. « Le Cameroun est notre bien commun. Il est au-dessus de tout. » Telles furent ses premières paroles aux membres de l’AMACAD. Parlant de la littérature, l’ambassadeur la considère comme un « outil de formation et d’information », un pont jeté vers les autres et vers soi-même.
Il a félicité, puis encouragé les écrivains à continuer, quels que soient leurs genres de prédilection (roman, essai, biographie, littérature jeunesse ou documentaire), sans oublier de relire les classiques, ces compagnons intemporels que sont Corneille, Molière, Voltaire, ainsi que les grands écrivains camerounais qui ont posé les jalons de ce que nous poursuivons aujourd’hui, tels qu’Eugène Ebodé, Gaston Effa, Hemley Boum, entre autres. Assisté de deux de ses collaborateurs – Monsieur Onana, chargé de communication, et sa secrétaire -, l’ambassadeur a tenu à rappeler, avec humilité, son rôle de « serviteur de tous », qui restera constamment à l’écoute de tous les Camerounais. D’autres figures diplomatiques sont venues honorer la rencontre, parmi lesquelles le chargé d’affaires (Monsieur le Ministre), le consul général, John Billy Eko, ainsi que le capitaine de faisceau Claude Francis Onguené.
Les auteurs présents formaient un vivier composé de : Serge Ngounga, Jean-Célestin Edjangué, Sandrine Fansi – récemment sacrée meilleure écrivaine de la diaspora 2025 -, l’historien Thierry Essengue, la romancière Jeanne Louise Djanga, l’ingénieure et coach Nelly Billonss – venue de Strasbourg- Nathalie Oyono, et moi-même, Calvin Djouari. Chacun avait apporté un ou deux ouvrages, offerts à l’ambassade comme autant de témoignages de notre engagement et de notre production littéraire. Après la séance de travail dans la salle de conférence, le moment de convivialité prit la forme d’un cocktail aux saveurs du Cameroun, où les échanges se firent plus libres, plus intimes. Entre deux éclats de rire et autant de clins d’œil complices, les idées foisonnaient, tissant peu à peu la trame d’un rêve artistique destiné à faire de la culture une force, un ferment d’unité et un levier de développement.
Dans une atmosphère de reconnaissance et de ferveur, les participants ont immortalisé l’instant par des photographies dans la salle des fêtes, témoignages visuels d’un jour qui, assurément, fera date. L’image que renvoie aujourd’hui l’ambassade est celle d’un Cameroun uni dans sa diversité, mû par une vision claire et résolue : celle d’un pays à la croisée des mondes, fidèle à ses racines mais tendu vers les cimes de l’excellence. En refermant ce chapitre mémorable, nous sommes repartis avec la certitude d’avoir contribué à poser un jalon supplémentaire sur le chemin d’un avenir culturel : celui du rayonnement d’un Cameroun qui se rêve, se raconte et, surtout, se construit dans les mots. À nous désormais de nous lever et de briller.
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