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CAMEROUN :: Elections municipales et législatives : La République en otage. :: CAMEROON

Entre le boycott, la demande de report, la position intangible du gouvernement, le déroulement des élections municipales et législatives du 9 Février 2020 reste incertain.

La préoccupation majeure reste les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest en proie à des velléités sécessionnistes depuis trois ans. Le bilan est lourd : des réfugiés et des déplacés, le tissus économique endommagé, les villages désertés. Et puis il y a cette convocation du corps électoral en vue des municipales et des législatives. Des voix s’élèvent pour dénoncer une mascarade en préparation. Notamment le Mrc qui a déclaré sa non-participation, le sdf qui menace de se retirer si la paix n’est pas revenue dans le NOSO. Et même la communauté internationale, à l’instar de l’OIT, L’UA, et le Commonwealth est préoccupée. Sur le sujet, le gouvernement est sorti de ses gongs et « Les partis politiques interpellés », mentionne Cameroon Tribune. Face à la presse à Yaoundé, les ministres de l’Administration Territoriale, Paul Atanga Nji, et de la Communication René Emmanuel Sadi, ont rassuré que tout est mis en œuvre en vue de la tenue du double scrutin du 9 février 2020 sur toute l’étendue du territoire national. Ils ont appelé les différents acteurs à la responsabilité.

Et pourtant, sur le terrain de l’action, la situation est plutôt explosive en raison de « Ces partis d’opposition qui menacent de boycotter les élections ». Pour le journal Defis Actuels, Plusieurs formations politiques de l’opposition ont posé des préalables pour participer au double scrutin du 20 février prochain. Le vent du boycott souffle au sein de l’opposition camerounaise. Après le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) qui a déjà confirmé qu’il n’ira pas aux élections, deux autres partis politiques de l’opposition viennent d’exprimer leurs intentions de boycott. Le 28 novembre dernier, le Social Democratic Front (SDF) et le Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (Pcrn) ont annoncé qu’ils pourraient eux aussi boycotter les élections si certaines conditions qu’ils ont posées ne sont pas réunies. Plusieurs acteurs de la société civile craignent que ce vent de boycott se propage auprès de toute la classe politique de l’opposition.

Seulement, dans ce jeu de cache-cache auquel se livrent le gouvernement et l’opposition, « La communauté nationale et internationale ignorée ». La Nouvelle Expression écrit que la sortie du porte-parole du gouvernement camerounais le 2 décembre 2019 réitérant l’organisation du double scrutin le 9 février 2020, indique bien que Yaoundé balaie d’un revers de la main toutes les démarches et propositions que les institutions nationales et internationales ont faites, afin que le Cameroun ne fasse pas un saut dans l’inconnu. Au sein de la population prise en otage et qui attend la Publication des listes de candidatures, « La fièvre monte ». Alors qu’au siège d’Elections Cameroon où est réuni le Conseil électoral depuis vendredi dernier, l’on accélère le rythme de travail pour être dans les délais. C’est la grande anxiété du côté des partis politiques déjà impatients de savoir qui seront leurs candidats retenus pour le double scrutin du 9 février prochain.

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